Publié le 12 Septembre 2014

Bonjour,

Voilà que je fais à nouveau appel à une grossière feinte éditoriale, pour tenter de masquer le retard hallucinant que j'accuse sur la tenue de ce foutoir.

J'avais déjà usé de ce subterfuge l'an dernier, pour livrer des notes bricolées sur les tables fréquentées au cours de l'année écoulée !!

Je passe sous silence pas moins d'une quinzaine d'autres restos dont je n'ai pas retenu (ou noté) grand chose, afin de solder le bilan d'un 1er semestre 2014 caloriquement débordant.

Tables en vrac à Lille, Pont-Aven, Loctudy...

Direction Lille pour commencer cette revue, chez Tata Aubry, avec Mr Jean, annexe chic de la star locale Marc Meurin.

Le chef bi-étoilé de Busnes propose, à 2 crachats de la Grand Place, une jolie salle à l'esprit bourgeois, où se pavanent des Le Quesnoy qui n'ont sûrement pas la thunes pas eu de place dans la maison mère...

Gaëtan Citerne et Franck Defermez aux pianos, quand un certain Sami Sfaxi officie en tant que directeur de salle.

Accueil "courtois-grande-maison-maniéré", table au pied d'un escalier, pas idéal mais correctement "isolée" pour ne pas avoir les pompes des serveurs qui passent à 05 cm de votre nuque...

Ce soir-là, un menu à 39 €, pas super excitant sur le papier, me fait partir sur une séquence plat-dessert à la carte (Entre 28 et 32 € le plat, ça ne se mouche pas du coude non plus !!).

Poulette de la cour d'Armoise/asperges vertes/ravioles pistachées - Rhubarbe pochée/Pana cotta vanille/Tuiles amande/Sorbet rhubarbe - Saumur 10 - GuiberteauPoulette de la cour d'Armoise/asperges vertes/ravioles pistachées - Rhubarbe pochée/Pana cotta vanille/Tuiles amande/Sorbet rhubarbe - Saumur 10 - GuiberteauPoulette de la cour d'Armoise/asperges vertes/ravioles pistachées - Rhubarbe pochée/Pana cotta vanille/Tuiles amande/Sorbet rhubarbe - Saumur 10 - Guiberteau

Poulette de la cour d'Armoise/asperges vertes/ravioles pistachées - Rhubarbe pochée/Pana cotta vanille/Tuiles amande/Sorbet rhubarbe - Saumur 10 - Guiberteau

Présentations simples, goûts et cuissons maîtrisés, asperges sauvages magiques, viande moelleuse, juste gâchée par ce "goût de salamandre" (je soupçonne un séjour un peu longuet sous cette dernière !!).

Dessert frais, à l'acidité domptée.

Service discret. Petite carte des vins aux tarifs humains (le Guiberteau est à 29 €, soit un petit coefficient 2 tarif caviste).

Après, ça ronronne comme un commissaire-priseur et son marteau à la 50ème enchère de la matinée !!

Une cuisine bourgeoise bien faite (je cherche encore la "re-création culinaire" vantée par le site), où rien ne dépasse, faite de consensualité savamment étudiée, comme pour ne pas réveiller les sens assoupis d'une clientèle peu curieuse...

Monsieur Jean

12 rue de Paris

59000 Lille

03 28 07 70 02

fermé le dimanche soir

www.restaurant-jeanjean.fr

Salade de sardines poireaux confits coulis de poivrons rouges - Croustillant de Julienne Légumes confits Beurre de Gingembre Salade de sardines poireaux confits coulis de poivrons rouges - Croustillant de Julienne Légumes confits Beurre de Gingembre

Salade de sardines poireaux confits coulis de poivrons rouges - Croustillant de Julienne Légumes confits Beurre de Gingembre

Back to ze "roots", à Pont-Aven en Bretonnie occidentale !!

Sur le Pont est, là encore, une annexe tenue par la référence gastronomique locale.

La "version bistrot" du Moulin de Rosmadec (qui fut ma 1ère "grande table" il y a une quinzaine d'années, depuis régulièrement inondée par les humeurs de l'Aven), siège (comme son nom l'indique) sur le pont enjambant l'Aven.

Source Ouest-France

Source Ouest-France

Formule entrée/plat ou plat/dessert à 21€ (25 pour la totale) honnête, dans une déco "damideauesque" ratée.

Service pro mais moyennement attentif. Il faut que ça tourne... et ça tourne pas mal !! Pensez à arriver tôt si vous n'avez pas de résa !!

NB : faites un tour jusque dans la cour du Moulin, situé à l'arrière du bistrot, vous y trouverez aussi une discrète et jolie épicerie fine sur la gauche (hélas fermée à l'heure du déjeuner).

Sur le Pont

11 place Paul Gauguin

29930 Pont-Aven

Tél : 02 98 06 16 16

fermé mardi soir et mercredi

www.surlepont-pontaven.fr

La Suroît

La Suroît

Mon légendaire penchant pour les "adresses de l'improbable" ne peut passer sous silence cette découverte au pays de la langoustine demoiselle.

Le Suroît affiche une banale ardoise proposant les traditionnels fruits de mer et crustacés.

Déco de pizzeria des années 90, nappes comprises, accueil un peu distant (qui se détend après les félicitations).

Une carte un peu à rallonge (pas super bon signe). Et pourtant, tout semble arriver directement du port (situé à 200 m).

Les plateaux copieux adossés à des portions roboratives peuvent faire craindre le pire aux anorexiques.

Aussi, voyant que le service à emporter des pizzas marche aussi bien qu'un bouquin d'une cocue de la République, vous tentez "la Suroit", la "spécialité du chef".

Et là, au-delà de la pizza "je-mets-tout-ce-qui-peut-tenir-dessus", vous avez des langoustines cuites à la perfection, des pétoncles délicieuses, des moules plus qu'honnêtes... le tout sur une pâte extra !!

Ne cherchez pas, la meilleure "pizza marine de l'ouest" est ici !!

Le Suroît

2 Rue Port

29750 Loctudy

Tél : 02 98 66 57 52

​NB : la pâtisserie d'Yveline et Patrick Briec, juste à côté, propose "un biscuit dacquoise, mousse au chocolat, mousse passion, coeur de passion" dénommé "Saveur des îles" fort recommandable !!

A suivre... un spécial "Tables en vrac à Paris" !!!

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Publié le 6 Septembre 2014

Bonjour,

La synchronisation des agendas entre goinfres reste un sport de haut niveau, à Paris, pour se retrouver à la même table !!

Une fenêtre vasistas de tir nous permet d'engager un triolisme Chez Michel, avec Mix en G.O, un Chrisos en transit, complété de votre serviteur (arrivé avec 4 minutes de retard, shame on me !!).

Chez Michel, Paris 10ème

Chez Michel est le "vaisseau amiral" du petit empire de Thierry Breton, situé rue de Belzunce, à 15 jets de cailloux de la Gare du Nord.

J'avais déjeuné il y a déjà 3 ans Chez Casimir, situé à 11,67 mètres (Mix avait déjà envie d'aller voir du côté de la maison mère !!), avec grand plaisir !!

La Pointe du Grouin est venu, depuis, se loger entre les 2 bistrots.

Chez Michel, la déco verse dans le "bistrot parigot dans son jus", qui doit faire kiffer tous les touristes ricains qui ont vu "Amélie" en VO !!

Ils semblent d'ailleurs très majoritaires ce soir-là (nous avons même avancé être les seuls locaux présents), dans une salle peu fréquentée.

Menu à 35 € pour la séquence entrée-plat-fromage ou dessert.

3 € de plus que la formule "dîner week-end, avec fromages" chez Casimir, "justifié" selon NDP (Aaron Ayscough).

Ceviche de St-Pierre & daurade, avocat & fruits de la passion -  J'ai raté la photo de l'entrée de Mix

Ceviche de St-Pierre & daurade, avocat & fruits de la passion - J'ai raté la photo de l'entrée de Mix

Pièce de St-Pierre rôtie & caviar d'aubergines - Kaotriade (homard-rascasse-palourdes) - Faux filet de blonde de Galice, embeurrée de chouPièce de St-Pierre rôtie & caviar d'aubergines - Kaotriade (homard-rascasse-palourdes) - Faux filet de blonde de Galice, embeurrée de chouPièce de St-Pierre rôtie & caviar d'aubergines - Kaotriade (homard-rascasse-palourdes) - Faux filet de blonde de Galice, embeurrée de chou

Pièce de St-Pierre rôtie & caviar d'aubergines - Kaotriade (homard-rascasse-palourdes) - Faux filet de blonde de Galice, embeurrée de chou

Riz au lait façon Grand-Mère & compote d'abricot - Paris-Brest-Paris "53 heures"Riz au lait façon Grand-Mère & compote d'abricot - Paris-Brest-Paris "53 heures"

Riz au lait façon Grand-Mère & compote d'abricot - Paris-Brest-Paris "53 heures"

L'infatigable "ceviche" est (enfin) original, par rapport à la dizaine déjà engloutis à Paris.

De fines lamelles de galette de sarrasin (ne m'emmerdez pas avec vos "chez nous on dit crêpe, même si c'est du sarrasin...", c'est de la galette point !!) craquantes... la passion fait office de "vinaigrette", grâce à son acidité, pour relever le tout !!

Après, c'est sans hésitation que j'ai pris du poisson !!

Il est, comme dans mon souvenir Chez Casimir, très bien cuit !!

La viande (Chrisos en mode carnassier), toute ibérique soit-elle, était gustativement bonne !!

Chez Michel, Paris 10ème

Un Paris-Brest-Paris roboratif (53h00 étant le temps de référence du patron pour la navette cycliste Paris-Brest-Paris), quand le riz au lait (que je déteste) de notre collègue carnivore était excellent... à vous faire regretter cette éternelle aversion enfantine !!

Une dernière place pour un kouign-amman maison nul très décevant, même avec les explications appuyées du serveur sur "l'originalité de ce dernier", versus "ceux qu'on croise habituellement"...

Chez Michel, Paris 10ème

Une des forces des restaurants de Thierry Breton, réside dans ses cartes des vins !!

On y retrouve quasiment toutes les "stars"de la mouvance "bio-nature-je-fais-du-pif-en-roulant-mes-clopes-avec-mes-orteils-qui-ont-mariné-dans-des-tongues-indonésiennes-mais-pas-que".

Ce soir-là, après un oubliable ligérien en ouverture du dîner, j'ai juste immortalisé l'Aide-mémoire 06 de chez Bornard... aux accents à ne pas mettre dans toutes les tronches très particuliers, qui n'a pas convaincu l'assemblée...

En conclusion, on a une séquence d'un bistrot sérieux, qui ne joue pas "le buzz du produit branché du moment"... même si on peut s'agacer des suppléments sur la moitié des plats proposés !!

Service dans le ton, cool et pas chiant !!

Pour autant, je préfère encore Chez Casimir !!

Les vilaines langues diront "comment puis-je comparer 3 ans après ?!"... ben tout simplement en y retournant (2 semaines avant la parution de ce billet)... pour constater que la séquence week-end à 32 € m'a enchanté (plateau de fromages très très convenable), jusqu'à la délicate cuisson de la lotte, parfaitement maîtrisée !!

Chez Michel

10 rue de Belzunce

75010 Paris

tél : 01 44 53 06 20

restaurant-chez-michel.com

Fermé samedi, dimanche et lundi midi

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Publié le 29 Août 2014

Vendredistes, vendredistes, jeunes, vieux, abstinents et picolos bonjour !!

Nous revoilà (enfin) pour le 68 ème numéro des VdV, présidé ce mois-ci par Nathalie Merceron, scribe en chef du blog Saveur Passion.

En cette fin d'été, la toute prochaine rentrée fait de nouveau frémir tous les adultes coupables d'avoir copulé puis enfanté !!

Ces fossoyeurs du trou de la sécu, pourvoyeurs d'enseignants, adeptes des pédiatres, maudissant les programmateurs de tv matinale, ont l'obligation de mener leurs progénitures jusqu'à un âge dépassant allègrement la maturité sexuelle, armés de connaissances basiques ou approfondies sur "les choses de la vie".

Nathalie a décidé de nous faire bosser sur l'une d'entre-elles : l'initiation au vin !!

Quel vin faire déguster, dans quelle circonstances, quelle appellation "facile" ou chouchou, quel type de vin, quelle couleur, chez quel vigneron, et comment... ? Quel vin pour un jeune ? Ou quel "vin de jeune" ? 20 d'jeun en 2.0.

Vendredis du Vin #68 : quel vin "de jeune" ?

Un sujet forcément assez épineux me concernant sur un point : je n'ai pas d'espèce assimilée au jeune vivant sous mon toit !!

Zéro, nada, pas un exemplaire à dresser élever avec l'instinct de transmission qui anime tous les parents consciencieux !!

J'ai bien quelques neveux et nièces dont j'ai eu le bon goût d'ignorer les provocations physiques éloignés géographiquement, affectivement aussi, mais rien qui puisse me mener à être déterré pour reconnaitre une paternité lâchement ignorée !!

Pour autant, au vu de ma passion pour la dive bouteille, je me devrais de transmettre un bout de cette activité à un jeune (à défaut d'une cave de buveur d'étiquettes), comme un Jedi à son Padawan Maître-Picolo à son apprenti-buveur ...

source leon.centerblog.net/

source leon.centerblog.net/

Tout d'abord, bien choisir sa victime !!

Bon, reconnaissons que pour trouver un jeune à la pilosité post-pucelage n'est pas chose aisée dans mon cas !!

Aussi, pour corser la difficulté :

  • Ne pas hésiter à choisir un jeune qui s'en fout... mais alors qui s'en tape comme de sa première couche propre !!
  • Lui faire renifler TOUS les verres qui passent dans votre main !! Il va vous faire des tronches dégoûtées qu'il sera incapable de reproduire même avec Photoshop !!
  • Lui demander d'ouvrir toutes vos bouteilles, jusqu'à ce que la tendinite le guette !! S'il va faire ça en s'amusant les 2-3 premières bouteilles, il va fuir la corvée plus rapidement que "mettre la table" !!
Source : aglaerhimbo.eklablog.com/

Source : aglaerhimbo.eklablog.com/

Si le jeune a des cheveux longs, la voix stridente et parle très vite en tripotant son smartphone : il s'agit d'un modèle sans bite d'une fille !!

Là aussi, peu de règles différentes à appliquer par rapport au modèle à bite qui se branle tout le temps à l'acné difficile et à la moustache de puceau !!

  • Lui apprendre rapidement à ouvrir des bouteilles de champagne, pour lui préciser qu'on ne s'arrose pas avec en ondulant du bassin devant une piscine et un rappeur à fourrure... et que si elle en met une goutte à côté... ben elle boit pas !!
  • Décorer sa chambre avec des posters d'éphèbes humant avec passion le nectar (en précisant qu'on ne tient pas son verre comme la lopette ci-dessus !!)
  • Ne pas l'empêcher de prendre sa première biture au Malibu pur... qu'elle se dégoûte seule de la noix de coco.... et plus tard des vins archi-boisés qui reniflent parfois la même chose !!
Source : legeekcestchic.eu

Source : legeekcestchic.eu

Si le vieux picolo (ça marche aussi pour la vieille Simone Signoret qui s'ignore !!) peste souvent contre "les errances du jeune", il ne doit pas oublier qu'il a sûrement été "le jeune sympa qui boit n'importe quoi" avant de devenir "le vieux con qui a la prétention de ne boire que le meilleur" !!

Laissons les jeunes se perdre... comme nous !!

Je suis issu d'une famille qui a dû arrêter de boire vers 622 après JC !!

Aussi, étant le premier "repenti" de cette longue lignée d'abstinence depuis Omar Khayyam, il me semble naturel de proposer plutôt que d'imposer...

Alors j'ai choisi mon filleul !! Il est très jeune (13 ans), se fout royalement du vin, me sait passionné et ne veut pas me "décevoir"...

J'ai commencé, comme beaucoup, à lui "faire sa cave" !!

A coup de "12 bouteilles par an", il devrait, une fois toutes les bitures "Red Bull accolé à tout ce qui fait plus de 40 volts", s'y intéresser un jour...

Il n'est pas dit qu'il aime ça... mais il aura la possibilité de le dire, de se mesurer à des "petits vins" comme à quelques "grands vins"!!

Il fera des erreurs de jugement, mais il trouvera, peut-être, au détour d'une bouteille "la révélation"... celle qui lui fera comprendre pourquoi j'ai gribouillé la toile, rempli ma cave et la sienne sur le sujet... et que sa première bouteille aura sûrement son âge !!!

A la tienne Mathieu !!

Vendredis du Vin #68 : quel vin "de jeune" ?

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Publié le 16 Août 2014

Bonjour,

Retour à Vannes, quelques 29 mois après ma première visite.

J'avais, à l'époque, découvert La Gourmandière, nouvelle adresse ouverte par Olivier Samson.

Une très belle découverte qui, depuis, a trouvé une place de choix (méritée) dans le paysage gastronomique morbihannais

Cette fois-ci, nous venons "taster" la version "bistrot" (uniquement au déjeuner) de l'établissement désormais étoilé (pour sa version gastro).

Comme d'habitude, pas de résa en poche, en ce beau vendredi de juin.

La déco intérieure a été totalement revue. Adieu le carrelage de crêperie, bonjour la déco tendance...

Il fait chaud en ce 20 juin. Nous optons pour la "terrasse-tonnelle", calée dans la cour du restaurant.

Le menu "Retour du marché d'Olivier de bouche à oreille (ou Sonotone)"* est annoncé à 22 € pour une séquence entrée-plat ou plat-dessert, 26€ avec le dessert en sus.

Je pars forcément pour "la totale".

Sardine - Espuma de betterave - Crème de chèvre

Sardine - Espuma de betterave - Crème de chèvre

Merlu des petits bâteaux - Bouillon de homard

Merlu des petits bâteaux - Bouillon de homard

Clafoutis aux fruits rouges

Clafoutis aux fruits rouges

Ce déjeuner m'a rappelé au bon souvenir de celui effectué chez Marriottat à Agen, tant le plaisir fut grand !!

Pour le même tarif, vous avez, ici aussi, un déjeuner d'un niveau remarquable !!

  • Une entrée (avec la détestable betterave) qui passe sans forcer, tant le travail sur le maudit légume est soigné !! Une sardine de compet' !!
  • Sur le merlu, je retrouve l'intransigeance naturelle d'Olivier Samson sur les cuissons et les textures. Un splendide pavé (pas chiche, je précise), au délicieux bouillon (juste un poil trop salé pour mon palais).
  • Dessert simple, efficace au joli coulis.

Un service aux antipodes de celui observé il y a 2 ans !!

Une Aurélia Samson très à l'aise, souriante, épaulée par un personnel (plus nombreux) au diapason.

La carte des vins, animée par une certaine Julie (passée notamment par La Rochevilaine et Thorel à La Roche Bernard), compte désormais près de 30 pages !!

En conclusion, un rapport qualité/prix/plaisir/quantité absolument recommandable pour ce bistrot-gastro le midi, gastro uniquement le soir, bien planqué dans les faubourgs de Vannes.

* d'autres plats à la carte, ainsi qu'un menu "Plaisir de saison" à 38 € sont aussi disponibles au déjeuner. 

Le Bistr'Aurélia
(La Gourmandière)
Lieu-dit Poignant (près de l'Echonova)
56000 Vannes
Tél : 02 97 47 16 13
www.la-gourmandiere.fr

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Publié le 11 Août 2014

Bonjour,

Suivre les tendances, est un sport olympique dans le microcosme gastronomique parisien.

Gare au client qui "ne renifle pas" à temps la "mode dans l'assiette", synonyme d'un lapidaire "j'affiche complet pour les 2 mois à venir, tentez votre chance vers Noël" (ça, c'est quand ils daignent répondre) !!

Je ne vous refais pas la retape sur les burgers, les food trucks, les bars à viandes, les légumes-racines cultivés sur les toits des ZEP, les chefs japonais qui "revisitent le terroir parisien", qui font loi sur toutes les cartes des brasseries et bistrots à la crédibilité culinaire de lucioles porteuses d'Ebola...

Je peux dorénavant vous annoncer, sans trop prendre de risques, que la prochaine tendance (valable 1 mois, 09 jours et 03h00) sera de mettre un chef japonais dans un camion en pierres apparentes (aménagé par Peter Zumthor) et de lui faire faire des sushis-burgers façon andouille de Guémené au tandoor...

Cette vague se terminant lorsque le cuisinier aura servi au dernier péquin qui fait la queue (depuis 1 mois, 9 jours et 03h00), des tofus de vessies de dogue allemand snackés sur plancha...

Le BAT à Paris

Ces derniers mois (oui, parfois cela dure plus longtemps qu'un salon de l'agriculture), tartares et tapas (même si le ceviche fait encore de la résistance) semblent être "Ze tendance" dans quelques bistrots plus soucieux d'être "in" que de vous servir une "vraie cuisine".

Le BAT (joint-venture drivée par Joyce Levi et Emmanuel Cotsoyannis, auteurs-traiteurs des "dîners d'Eloïse"), sous la houlette de Yariv Berreby (ex-KGB), a lancé (en octobre 2013) le défi de vous proposer ces "entrées-grignotages" sous forme de vrais plats.

Le BAT à Paris

Pour commencer, pas la peine de vous acharner au téléphone pour une quelconque réservation, ce dernier reste immanquablement muet (pour une fois que je veux réserver).

Autant arriver assez tôt pour être sûr de trouver place... et de constater que de la place, il n'en manque pas au BAT.

Situé sur les "Grands Boulevards" (désert gastro selon les spécialistes, dont je ne suis pas), le BAT affiche une grande terrasse (pas très plane), plus une grande salle à la déco "actuelle-dépouillée".

Au centre de la salle, commis et cuisiniers s'activent, à la plancha, pour débiter les commandes.

Accueil sympa, pas puant du tout, à la cool.

Je m'installe à l'intérieur (même si la température donnait plutôt envie de dîner en terrasse, la perspective de manger sur une table inclinée de 15°23', adossée aux 400 décibels de la circulation sur le boulevard, ne s'y prêtait pas du tout).

Carte rapidement en main, je démarre en commandant 2 "tapas".

Croquettes de veau, condiment, piment doux

Croquettes de veau, condiment, piment doux

Salade de poulpe et chorizo persillade et piments

Salade de poulpe et chorizo persillade et piments

Croquettes correctes, poulpes honnêtes... mais c'est petit !!

Je recommande une fournée... plus par faim que par addiction !!

Ravioles de fevettes, feta, bouillon tomate combawa

Ravioles de fevettes, feta, bouillon tomate combawa

Ravioles justes, bouillon bien "combawawé", mais ça reste petit, trop petit... dans l'esprit du grignotage que je ne cherchais pas en rentrant !!

J'ai même repris 2 fois la "Tartine de ventrèche de thon, mayonnaise sésame noir" !!

A 7 € "le plat", ça a tendance à m'énerver !!

Je ne "décolle" sur rien, ayant juste l'impression de faire un apéro-dînatoire un peu soigné !!

Après 6 tapas... je décide de passer au "tapas à 10 boules €", histoire de voir s'il sera 30% plus gros que les précédents... et parce que j'ai encore super faim !!!!

Encornets grillés, condiments agrumes

Encornets grillés, condiments agrumes

Ce dernier plat est une cata !! La cuisson est totalement ratée (sans parler du déséquilibre sucre-acidité des condiments) !!

Un stage chez des galiciens (ou autres italiens des côtes) serait le bienvenu face "aux morceaux de caoutchouc aux agrumes" devant lesquels mes dernières dents s'acharnent !!

Et pas 30% de plus, en quantité, dans l'assiette...

Je finis même par un médiocre "cheese cake framboise" (7€ again), tant la colère creuse mon appétit (a man angry is a man hungry)!!

Le service, gauche mais gentil, s'est bien déroulé.

La carte des vins n'est pas si mal (La Janasse, Riffault, Bret Brothers, Stéphane Ogier, Fosse-Sèche...) un peu internationale, aux coefficients qui piquent un peu locaux (autour de 3,3-3,5 prix caviste). Vin au verre entre 6 et 7€ le godet.

La douloureuse (avec erreur en ma défaveur, corrigée sans ergoter) à près de 70 boules, fait de ce BAT (pour Bar A Tartares ou à Tapas) un réel BAR (Bar A Réductions ou A Rupins) !!

Je passe sous silence l'acoustique horrible de la pièce, une fois remplie, qui vous fait presque regretter de n'avoir pas choisi le guéridon version "piste rouge de ski" et sa douce ambiance typique de Times Square à 20h30...

Notons aussi que la cuisine ouverte profite à tous... et surtout aux vêtements !!

En résumé, ce BAT ne m'a pas convaincu une seconde, en plus de ne pas remplir mon bide (standard à l'époque), pour un tarif pas tendre.

Cela reste du grignotage pour anorexique argenté, aux antipodes d'une VRAIE cuisine inspirée...

PS : je viens de découvrir que c'est au Fooding... forcément !!

Le BAT

6 Boulevard Montmartre,

75009 Paris

01 42 46 14 25

www.le-bat.com

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Publié le 8 Août 2014

Bonjour,

Comme l'an dernier, j'entretiens un retard (très stable) de presque 3 mois dans le "reporting" de mon repas d'anniversaire.

Si le jeu de "la-destination-pour-la-bougie-de-trop-à-souffler" est toujours aussi plaisant, je dois reconnaître que cet outsider était sorti des mes radars !!

Et de me souvenir, avec un certain émoi, que mes pieds n'avaient plus foulé le carrelage de cette maison depuis 9 ans (pour mon anniversaire aussi), fut l'autre jolie sensation du jour !!

La Mare aux Oiseaux, St-Joachim, Eric GuerinLa Mare aux Oiseaux, St-Joachim, Eric Guerin

J'avais laissé une salle "champêtre", agrémentée de canards en bois accrochés sur des meubles et autres vaisseliers.

Le jeune chef Eric Guerin (passé notamment par Taillevent, La Tour d'Argent) faisait des navettes entre son piano et la salle.

Il se mettait dans un coin de la pièce, l'air inquiet, scrutant fébrilement les réactions de ses clients.

Ce fut un admirable dîner !!

Ceux dont on ne peut oublier quelques plats des plus percutants, presque une décennie après, comme cette "anguille rôtie", ou encore ce "filet de boeuf-cuisses de grenouilles" !!

Eric Guérin promenait déjà une cuisine teintée de poésie (la grenouille et le boeuf était un clin d'oeil à la fable de La Fontaine), déjà marquée du sceau de la sensibilité.

La Mare aux Oiseaux, St-Joachim, Eric Guerin

En ce dimanche de Fête des mères, à quelques heures de ma (re)naissance, je retrouve un établissement totalement "revampé".

La modeste auberge d'antan abrite désormais chambres et spa, jardins, basse-cour et volières.

C'est largement moins "mémère" qu'en 2003. Le mélange des styles fonctionne bien (la mère du cuisinier doit sûrement y être pour quelque chose).

Nous profitons du salon, picorant les grignotages servis en compagnie d'un cocktail maison.

La Mare aux Oiseaux, St-Joachim, Eric GuerinLa Mare aux Oiseaux, St-Joachim, Eric Guerin

Le menu s'appelle justement "picorons ensemble", en 5, 7 ou 9 plats (65, 78, 98 €) au choix.

Le consensus sur 7 plats s'impose rapidement...

Foie gras grillé, riz soufflé, petits pois et gingembre frais

Foie gras grillé, riz soufflé, petits pois et gingembre frais

Jeunes carottes en gaspacho, caramel à la fleur de Guérande

Jeunes carottes en gaspacho, caramel à la fleur de Guérande

Pomme de terre nouvelle de Noirmoutier à la coque, tartare de bulots, petits gris et herbes fraîches

Pomme de terre nouvelle de Noirmoutier à la coque, tartare de bulots, petits gris et herbes fraîches

Vernis breton, pain au blé noir, pousses de junsaï et caviar végétal

Vernis breton, pain au blé noir, pousses de junsaï et caviar végétal

Aiguillette de flet "aïe, aïe, aïe", asperges, sauces BBQ

Aiguillette de flet "aïe, aïe, aïe", asperges, sauces BBQ

Filet de boeuf de Brière lardé d'anguille fumée, buratta crémeuse

Filet de boeuf de Brière lardé d'anguille fumée, buratta crémeuse

Chocotruffe

Chocotruffe

Chèvre fermier céviche de fruit avocat et pousses d'oseille

Chèvre fermier céviche de fruit avocat et pousses d'oseille

"L'autre Dauvissat"

"L'autre Dauvissat"

Le Paris-Brest

Le Paris-Brest

Soufflé so chocolat et caramel

Soufflé so chocolat et caramel

Mignardises

Mignardises

Un déjeuner parfaitement orchestré, au service délicat, très souriant, apaisant même ... à une seule exception*.

Plusieurs fulgurances ont ponctué ce riche déjeuner.

Si je ne devais en citer que 2, je retiendrais le sensationnel filet de boeuf de Brière lardé d'anguille fumée, buratta crémeuse, aux cuissons fantastiques (l'un a demandé bleu pour le filet, l'autre saignant), sans oublier le chocotruffe bluffant d'équilibre et d'imagination !!

Mais je ne peux passer sous silence le niveau des desserts, souvent points faibles de ces repas d'exception, tout simplement remarquable !!

Oui, il y a une stupéfiante sensibilité dans cette cuisine.

Pas seulement de "bonnes trouvailles" !!

Eric Guérin arrive à transmettre des morceaux de "littérature du terroir" avec une grâce bondissante, couronnée d'une insolente générosité !!

Ce gars-là doit arroser de larmes ses croquis de plats en matant "Champion" (ne cherchez pas, il n'y a que moi qui puisse comprendre) !!

On regrettera seulement les coefficients, majoritairement trop élevés, de la carte des vins, brillamment animée par 2 jeunes sommeliers.

Au-delà de ce détail (on y va pour manger, ne l'oublions pas), La Mare aux Oiseaux est une belle adresse, à la cuisine imaginative, jouissive par moments, imprégnée d'une certaine poésie des lieux, de son auteur et des produits ainsi magnifiés !!

* des présentations un peu sèches et sans attention, délivrées par une serveuse, qui dénotaient face à la douceur générale du service

La Mare aux Oiseaux

223 rue du Chef de l'Île Fédrun

44720 Saint-Joachim

Tél : 02 40 88 53 01

www.mareauxoiseaux.fr

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Publié le 15 Juillet 2014

Bonjour,

Votre serviteur poursuit son "enquête de profilage du bistrot parisien huppé type, labellisé par Fooding".

Si le guide a imposé un glossaire endémique (les fameux "Feeling", "Trop bon", et autres "Voir et se faire voir"), il peut aisément l'enrichir par des indications géographiques du genre "Loin de la rue Richer" ou "Si c'est fermé, y'a la rue du Nil à 5 minutes en taxi".

Dans cet esprit, le Cotte Rôti pourrait se voir décerner le badge "Bastille ou Gare de Lyon-t'as les crocs-marche-demande ton chemin aux 2 passants que tu vas croiser sur Daumesnil-une chance d'arriver avant la fin du service".

Si le guide consacre la moitié de ses pages à Paris, il se doit aussi d'aller explorer les coins les plus reculés de ladite capitale.

Avec le Cotte rôti, on peut considérer que cette "zone blanche du XIIème" est correctement couverte (il y aurait même un viandard, dans la même rue, 14 numéros plus haut).

En même temps, nous ne sommes pas sur le plateau de Langres !!

Voilà que je me mets à pester contre quelques centaines de mètres, comme tout bon parisien qui ne supporte pas de marcher à plus de 5 minutes d'une bouche de métro !!

Le Cotte Rôti, (notez le jeu de mots, bande d'ignares) selon l'hagiographie internautique, est l'oeuvre d'un dénommé Nicolas Michel, passé par Meneau-Pignol-Pacaud, qui a ouvert ce bistrot-bobo vers 2011.

On y retrouve tous les codes chers au guide qui "déniaise la gastronomie" :

  • une déco soignée, avec sa touche de "jus de bistrot reconstitué".
  • la grande table d'auberge (version haute).
  • les 4 ardoises avec les 14 suggestions du jour.
  • des serveurs de moins de 28 ans et demi, à la pilosité mal assurée, pesant 39 kg max...
Le Cotte Rôti à Paris

C'est le boss en personne qui anime l'ardoise... et il y met tout son coeur !!

Si vous aimez les émissions culinaires, alors vous allez vous régalez !!

Nicolas Michel vous détaille toute l'ardoise avec minutie !!

Tout y est : de l'origine des produits, au(x) mode(s) de cuisson, les astuces du chef en sus !!

C'est sympa sur 2-3 trucs, mais au bout de 10, on se sent comme ligoté devant un florilège de "Bon appétit bien sûr !!"

Forcément, quand l'exercice se répète de table en table, on en vient presque à regretter les intitulés du type "le homard, la salicorne, l'(i)ode à la mer"

La séquence entrée-plat-dessert du soir est à 39 €.

C'est parti...

Tartare de mulet côtier au citron noir, riz soufflé, condiment avocat et wasabi

Tartare de mulet côtier au citron noir, riz soufflé, condiment avocat et wasabi

Épaule d'agneau confite doucement autour de la lasagne et du champignon

Épaule d'agneau confite doucement autour de la lasagne et du champignon

Avec une tarte au chocolat (annoncée au dernier moment) pour finir !!

Objectivement, c'est pas mal du tout.

En dehors d'un assaisonnement au godet de pelleteuse sur le plat de viande (son jus), l'ensemble est soigné (mention très bien pour les lasagnes de champignons), bien exploité, au service pro, à la carte des vins assez bien pensée, mais au tarif plancher trop élevé (> 40 €), sans parler de l'eau de ville, passée au Soda Stream, facturée 7 boules !!

L'amie dînant avec moi, s'est enthousiasmée sur les premières bouchées, puis s'est rétrospectivement ravisée sur 2-3 détails, écornant "la magie de l'instant".

Le niveau sonore est notamment très limite au pic du service !!

C'est à la fin du repas que s'est révélé le truc dont je me moquais chez bien d'autres gourmands : je me suis emmerdé !!

Je ne comprenais pas jusqu'à ce jour ce que signifiait "s'emmerder à table", mais là j'ai compris !!

Alors, pas de bol, c'est tombé sur Le Cotte Rôti !!

A une table près, ce serait tombé sur Youpi & Voilà, ou un Entredgeu (résumé dans quelques mois, vu mon retard), mais non, c'est Le Cotte Rôti qui "gagne" sur ce constat.

Ce repas a eu lieu au mois de mai 2014.

Il ne m'aura pas fallu 5 mois (pour à peu près autant d'adresses estampillées Fooding), pour déjà me fatiguer de l'increvable et unique benchmark, sans âme ni imagination, de la "cuisine bistrotière-branchouille-parisienne" !!

Tout le monde fait la même chose !!

D'autres rabâchent depuis 2-3 ans (perso, c'est la 2ème fois) que la cuisine française la bistronomie le "bistrot branché parisien" ne sait pas se renouveler !!

Il est clair qu'avec les "normes en vigueur", maintenues par le guide parigot, pas un rade ne va oser "décaler" les critères d'éligibilité chers aux enquêteurs !!

  • Ne reste-t-il que la déco pour se démarquer (toute pourrie volontairement dans son jus, ça marche aussi)?!
  • Sommes-nous obligés de manger des légumes racines/oubliés TOUS les hivers, les"premières fraises à ma façon" TOUS les printemps, sur des tables taillées pour des fêtes de la bière ?!
  • Le lobby de l'ardoise espagnole a-t-il un intérêt économique vital à ce que TOUS les menus soient présentés sur ces dernières (quand ce ne sont pas directement les plats) ?!
  • Est-ce que certains vignerons ne ratent pas volontairement leurs vins, pour figurer sur certaines cartes des vins, plus aptes à s'afficher sur celle d'une sidrería !?
  • Ne suis-je pas assez parigot urbain pour ne pas m'extasier, à chaque fois, devant le jambon Ospital, le beurre Bordier, le café d'un El Gringo pieds nus servis partout ?!

Une digression née d'un dîner pas désagréable, mais d'une fadeur émotionnelle qui risque de bégayer pour moi, si certains cuisiniers ne retrouvent pas cette forme de "mise en danger culinaire" sur leurs pianos, en lieu et place d'un train de sénateur à l'arrêt, au cul désormais trop large pour entrer dans une gare...

Le Cotte Rôti

1 rue de Cotte

75012 Paris

Tél : 01 43 45 06 37

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Publié le 24 Juin 2014

Bonjour,

Le 10 mars 2013 paraissait le dernier florilège du blog...

Depuis, des tables, des tables, encore des tables, des balades viticoles, des Greniers, un peu de VDV, mais plus de florilège depuis 15 mois (les cérémonies païennes de LPV BzH, ça ne compte pas) !!

Est-ce la grosse flemme d'écrire toujours "nez de carton mouillé, amers soutenus, bouche compacte" symbolique des 33 qui m'a fait reculer ainsi (Jésus, crucifixion tout ça !!)?!

Et pourtant, ce ne sont pas les bouteilles qui ont manqué !!

Je note toujours scrupuleusement mes impressions laissées par toute boisson, à base de raisins, passant à proximité de mes badigoinces.

Mais je vomis plus ne rends plus beaucoup compte par le biais de ces florilèges, foutoirs au style télégraphique à la profondeur d'un bonnet de soutifs de Milla Jovovich !!

Trêve de mea culpa en copeaux, place aux vins en tonneaux (parce qu'en cuve ça rime moins !!).

Une (très courte) sélection piochée, au hasard, dans mon carnet gribouillé :

Domaine Charvin - Châteauneuf-du-Pape 2007

Domaine Charvin - Châteauneuf-du-Pape 2007

Nez empli de finesse, relativement discret, épicé, à la joli touche de menthol. Si les 1ères impressions sont moyennement rhodaniennes, la bouche s'ancre lentement sur le terroir concerné (la sentence qui ne veut rien dire, mais ça meuble le compte rendu).

La note de rafle s'évertue à dominer, au milieu d'un bouquet de fraises et autres fruits rouges à l'eau de vie. Une matière très poivrée, compacte, pleine, à la puissance débridée, laissant des notes d'alcool peu flatteuses en finale.

A ce stade, il y a même un côté "clérical-bordelais", finement asséchant, à la rétro de champignons.

Le lendemain, le nez est encore plus fin, peu disert, avec une jolie touche de "fraise écrasée avec une pointe lactée". L'attaque est "acidulée", presque crayeuse, mais à la digestibilité limitée à ce stade. **/(**(*)

BBF - Bénédicte et Stéphane Tissot - Crémant du Jura

BBF - Bénédicte et Stéphane Tissot - Crémant du Jura

Nez boisé, fermentaire, "bourgui-chardonnesque" marqué, au fin sucre palpable, au fruité puissant.

L'attaque est boisée, la bulle vive, la matière dense, mais assez court dans l'ensemble.

Finale marquée par une petite amertume presque intégrée, finement salivante.

Le fond de verre de cette bulle élevée en fût durant un an, qui a passé les 52 mois suivants sur lattes est un petit plaisir à humer.

Un joli pirate, qui flirte avec le chenin par moment. ***

Imalaya 2010 - Domaine Le Roc des Anges - Côtes du Roussillon

Imalaya 2010 - Domaine Le Roc des Anges - Côtes du Roussillon

Nez d'une élégance rare, pas du tout sudiste, évoquant le chenin, alors que nous sommes en présence de carignan gris.

La poire mûre, quelques fruits jaunes se bousculent au-dessus du verre. Puis ce sont des notes d'hydrocarbures qui viennent occuper une espace quasi alsacien pour le coup !!

Une attaque très dynamique, à l'acidité haute, très marquée "blanc du nord", un poil courte, au juste gras, au boisé encore marqué.

Une bouteille forcément trop jeune, mais au potentiel de "grande sudiste du sud qui peut faire la nique à quelques seigneurs des blancs du nord". ***/***(*)

Petit Chablis 2012 - Domaine Droin

Petit Chablis 2012 - Domaine Droin

Nez de carton mouillé puissant, assez monotone-monocorde olfactivement parlant. La bouche s'avère plus variée, dansante, avec son toucher "caillouteux" (oui, j'ai beaucoup sucé de cailloux dans mon enfance, c'est la famine de 1976 qui m'a poussé à en lécher des quantités non négligeables), relativement simple, lisse, bien équilibré, aux fins amers dans le ton, un poil lâche en finale.

Plutôt pas mal pour le coup **(*)/***

 Ciel Liquide - Côtes du Roussillon Villages 2005 - Jean-Philippe Padié

Ciel Liquide - Côtes du Roussillon Villages 2005 - Jean-Philippe Padié

Nez caractéristique de grenache, adossé à des fruits rouges cuits et le pruneau. L'attaque est fraîche, très acidulée, épicée, relativement simple.

La matière "s'ouvre" lentement sur les fruits à noyau, se faisant même "crayeuse" par moments. L'ensemble reste frais, gourmand, sur une jolie cerise en finale. ***

Mélaric - Globules Roses - Vin de France (11)

Mélaric - Globules Roses - Vin de France (11)

Nez fermentaire, à l’effervescence débridée. C'est successivement entre l'Aspro et le microbullage macro-bullage pas ménagé du tout !!

La grenade (le fruit, pas l'explosif) survole ce bouillon à l'acidulé jaillissant.

Une attaque nerveuse, à la bulle inversement proportionnelle au visuel (elle est fine sous la langue quand le visuel est plus proche d'un détendeur de plongée en action !!), à l'acidité relevée, au sucre "intégré", à l’amertume sur le fil. Une vraie bulle de soif !! **(*)

Fin du XXXIII ème florilège. Prochain "revue de cave" dans moins de 15 mois, j'espère.

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Publié le 9 Juin 2014

Bonjour,

Après Playtime, ma série "des restos adoubés par Le Fooding où il fallait tuer le client devant vous il y a 18 mois pour avoir une table" se poursuit...

Youpi et Voilà a ouvert ces portes en mars 2012, dans une rue peu rieuse du Xème, après de longues tergiversations de son patron-cuisinier Patrice Gelbart, selon Sophie-Ptitpois-Brissaud (croisée ce soir-là).

J'avais déjà aperçu "le tarnais" derrière le comptoir du Verre Volé (à qui j'avais octroyé le rôle d'aide-cuistot, alors qu'il était un des "6 Grands de Demain Gault et Millau 2009", shame on me !!).

J'y avais moyennement apprécié cette "cuisine ménagère d'assemblage"...

Mais Le Verre Volé est une vache sacrée qu'on ne peut salir indûment !!

Je pourrais raconter tout ce que je veux, j'aurais forcément tort J'ai forcément un palais en plomb et n'ai su apprécier à sa juste valeur cette "cuisine de Légo, simpliste et réchauffée directe et sans chichis" !!

Restaurant Youpi et Voilà à Paris

Ici, Patrice Gelbart est chez lui, dans une vraie cuisine, la sienne !!

Voyons ce que cet adepte revendiqué de "slow food" (qui name-drop forcément chaque radis et salsifis par son prénom*, son rang dans le potager et sa date de cueillette), revendiquant une "cuisine philanthropique", va nous proposer en ce samedi soir d'avril, à travers une "balade dans la carte" (menu surprise à 43 €, tiré de la carte, concocté par le chef, en soulignant que les "menus transmis de bouche à oreille" commencent à me brouter sévère en passant) !!

Un fromage frais de chèvre, asperges vertes et amandes en crème froide huile de ciboulette

Un fromage frais de chèvre, asperges vertes et amandes en crème froide huile de ciboulette

Bonite de St-Jean de Luz juste marinée, betterave croquante façon mille feuilles, du soja et des fruits secs

Bonite de St-Jean de Luz juste marinée, betterave croquante façon mille feuilles, du soja et des fruits secs

Poulpe - rhubarbe -sucrine - carotte

Poulpe - rhubarbe -sucrine - carotte

Bavette d'aloyau, des échalotes et des anchois, une purée de patates toute simple

Bavette d'aloyau, des échalotes et des anchois, une purée de patates toute simple

Les premières fraises en gaspacho, une mousse au chocolat blanc et poudre de pain d'épices

Les premières fraises en gaspacho, une mousse au chocolat blanc et poudre de pain d'épices

Le verdict est forcément très contrasté !!

Les plats se succèdent comme des "actes théâtro-culinaires de l'imaginaire débordant du chef".

Comme beaucoup de "chiensfous" (de grands chefs ont reconnu l'être avant de "prendre du recul"), il y a un foisonnement de bonnes et de moins bonnes choses !!

LE PLAT à retenir sera forcément ce tentacule de poulpe, à pleurer, tant par sa cuisson magistrale que par sa superbe mise en scène gustative !!

Pour le reste, il y a des maladresses évitables, tant par la trop grande juxtaposition des saveurs, qui finissent par mortifier le(s) plat(s), que par certains assaisonnements à la précision du dripping d'un Jackson Pollock parkinsonien !!

Bref, ça bouillonne d'énergie, mais on est pas des cobayes non plus !!

Je trouve cela d'autant plus dommage que les produits sont beaux, la technique et les idées sont là, mais l'empressement et le côté parfois brouillon qui en découlent hélas aussi !!

On reste avec des souvenirs de "presque réussites" qui, dans notre raisonnement injustement binaire, vous font pencher la "balance de la satisfaction" du mauvais côté !!

Sans parler de l'acoustique insupportable quand la salle est pleine !!

Restaurant Youpi et Voilà à Paris

Le service fut cohérent jusqu'à l'avant-dernier plat, carrément longuet en attendant le dessert (différent de celui de notre table voisine, sur la même formule !!).

Une tentative de discussion avec le chef, en fin de service, a donné lieu à la même chaleur de retrouvailles entre un ex-choriste et de son maître de chant à soutane aux organes très tactiles s'est soldée par une gêne (réciproque) d'un cuisinier qui n'avait pas envie de parler et d'un client qui s'est trouvé bien con de juste vouloir en savoir un peu plus sur ce dernier !!

Jolie et courte carte des vins "tendance-actuelle" (bio-machin tout ça) gérée par Jean-Philippe Morice (ex-Verre Volé et sommelier discret), à l'honnête coefficient (2,0 prix caviste) pour la victime du jour : Exilé 12 des Jousset...

* Plus sérieusement, une page du menu répertorie tous les producteurs (liquides et solides) sollicités, par leur prénom !!

Youpi & Voilà

8 Rue Vicq d’Azir

75010 Paris

Tél : 01 83 89 12 63

www.youpietvoila.com

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Publié le 30 Mai 2014

Bonjour,

Dans la série "allons voir ce que deviennent les tables 18 mois après un buzz anormalement élevé, que j'étais pas là quand ça s'est passé, mais je ne suis pas mort de honte d'avoir raté Ze scoop hebdomadaire culinaire de la capitale", me voilà rue des Petits-Hôtels.

Je me présente sans résa, à midi pétantes, pour découvrir, avec soulagement, que je vais enfin manger dans un cadre "standard".

J'entends par là que "la déco dans son jus", ou encore le "j'ai chiné des vieux faux objets des années 60 aux puces de St-Ouen" me gave invariablement le steak depuis quelques années à Paris !!

Si certains s'éclatent à déjeuner dans des reconstitutions de squats pour punks à chiens et autres appartements témoins albanais, mon "snobisme de campagnard" ne supporte presque plus cet autre "snobisme d'intérieur"...

Restaurant Playtime à Paris

Ici, je retrouve enfin un certain plaisir visuel à m'asseoir, sans craindre de trouver la mention "propriété de la mairie de Garges-lès-Gonesse" sur le dossier de la chaise.

Un cadre agréable (souvent critiqué dans la foodosphère), très "50's" (je n'y connais rien en "arts-déco", mais ça m'a fait furieusement penser à l'appartement témoin de la Cité Perret au Havre, en version bourgeoise), qui vous plonge effectivement dans l'esprit de certains décors des films de Jacques Tati !!

C'est Viveka Sandklef qui m'accueille. Cette dernière, pâtissière de formation, assure le service, quand Jean-Michel Rassinoux (ex-Ritz et Carlton) sévit en cuisine.

Je pars sur la formule entrée-plat à 22 €, accompagné d'un verre (banal) de Montlouis 10 du Domaine Moyer.

Rouleau de poisson façon ballotine, champignons de Paris, pesto

Rouleau de poisson façon ballotine, champignons de Paris, pesto

Filet de tacaud, brick de blette, vinaigrette de légumes

Filet de tacaud, brick de blette, vinaigrette de légumes

Le rouleau dégueule de fraîcheur. Le pesto est juste, le poisson par moments un poil sec. C'est pas mal foutu, roboratif en terme de quantité, je valide !!

Le filet est forcément sur le fil, en terme de cuisson, l'ensemble joue sur le croquant de la brick et une acidité jubilatoire (pour les fans). Là encore, une assiette généreuse dans les portions servies.

France : two points !!

En conclusion, un déjeuner au bon rapport qualité-prix-quantité-fraîcheur-saveur(s), pour qui veut manger frais, rapidement (32 minutes montre en main), puis ressortir rassasié pour moins de 25 boules € !!

Un service un poil moins "coincé du cou et des zygomatiques" (tardif décoinçage de ces derniers chez Viveka Sandklef) serait aussi le bienvenu, sans pour autant imaginer un chat-bite avec ce dernier !!

PS : ravissantes toilettes au sous-sol !!

Playtime

5 Rue des Petits-Hôtels

75010 Paris

Tél : 01 44 79 03 98

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