EscapadeS

Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

21 Novembre 2014, 18:35pm

Publié par Docadn

Suite et fin de la balade ligérienne.

Après Richard Leroy à Rablay sur Layon, nous remontons le cours de la rivière pour une "révision" au Domaine Mélaric sis à Les Verchers sur Layon.

J'avais rendu visite à Aymeric Hillaire et Mélanie Cunin l'année précédente, pour une jolie séance "terrain-cave" brillamment animée par Aymeric.

A la fin, ce dernier nous avait invité à revenir dans son "futur chai", histoire de "décrypter les jus fermentés en gestation dans la typicité des parcelles exploitées", soit grosso-vino "une dégustation sur fûts et goûtage des parcellaires" !!

Toujours privés de notre "Jamel limousin" (qui avait rencontré l'amour au détour d'une galerie marchande, lors de notre périple précédent chez les Mélaric, ndlr), nous retrouvons avec un peu de mal notre petite barrique de Rochecorbon, paumée avec sa roumaine de charrette dans la campagne angevino-saumuroise...

Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Nous avons déjà démarré les hostilités, quand notre hipster à gilet albanais arrive enfin...

Nous démarrons par les blancs, tous encore en fûts.

Fontenelles 13 : représentant 90 ares, cette parcelle voit son jus élevé en barriques. Une puissante acidité jaillit d'emblée, adossée à un jus pas moins tonitruant. Très fruité, aux accents "Granny Smith" marqués. A ne pas mettre dans toutes les cavités buccales. ***

Le Fossé 2013 (surnommé localement "le Poyeux D'Argentré", d'une surface de 1,4 ha) offre un jus exotique, immédiatement gourmand, aux amers puissants, à la longueur splendide, extatique. ***(*)

Saumur - Billes de Roche 13 (fond de quille tirée du fût, sol limon-argile) : nez de compote de poire, bouche hyper fruitée, un poil serrée, s'ouvrant à l'aération (étonnant pour un fond de quille diront les trolls plus suspicieux), prenant une rondeur (non Jull, pas toi, le vin) moins excitante. **/**(*)

Saumur - Clos de la Cerisaie 13 (issu de la parcelle dite "les fruitiers", composée de vignes de 45 ans) : jus "souple", à la matière très mûre, à l'acidité quasi mordante, rééquilibrant justement l'ensemble. **(*)/***

Saumur - Clos de la Cerisaie 13 (parcelle dite des "13 rangs") : un jus marqué par un sucré et des amers soutenus. Pas trop ma came en l'état. **

Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Et vlà ti pas que notre Vedel nous dégaine son Compte Marc 13 - Vouvray (mise du 21/06/14, soit quelques heures auparavant, si mon stylo n'a pas fourché !!) : nez un poil fermé, dont la matière, aux allures glycérinées, se fait gifler en chemin par une salvatrice acidité aux aguets... **(*)/***

Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Aymeric poursuit le pipetage au gré des barriques et des cuvées...

Saumur - Billes de Roche 12 : bouche compacte, nerveuse, pour ce lot suspecté de flaveurs de "goût de souris" dont les vignerons traquent les origines et redoutent la présence plus ou moins temporaire (plutôt moins que plus !!). Seuls les palais (très) habitués semblent déceler rapidement ce défaut... NN

Saumur - Clos de la Cerisaie 12 (en 3 services barriques) : nez droit, net, frais, un poil rondouillard, mais fort bon. ***

Saumur - Clos de la Cerisaie 12 (barrique Taransaud) : boisé marqué, matière d'abord caressante, puis rapidement vive, très salivante, aux amers précis. ***/***(*)

Saumur - Clos de la Cerisaie 11 : nez de terre humide, matière complète, un poil rondouillarde, surtout derrière le dernier Cerisaie 12 étonnamment tendu. **(*)

Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Au tour des rouges !!

Saumur Puy-Notre-Dame - Billes de Roche 13 (parcelle de 40 ares, malo non faite) : un jus frais, à la framboise extravagante, asséchant en finale, mais qui "gloute" déjà fort bien. ***

Saumur Puy-Notre-Dame - Clos de la Cerisaie 13 : matière joliment poivrée, qui "gamayte" par moments. Là encore, ça "gloute" bon, ça glisse terriblement. ***/***(*)

Aymeric commente chaque lot par le travail effectué à la vigne. Il a coeur de projeter au mieux, en cave, tout le travail et toutes les observations faites sur le terrain.

Il avoue avoir vraiment "senti" le changement dû au "travail des sols" depuis 2012...

Saumur Puy-Notre-Dame - Billes de Roche 12 (parcelle dite de "La Goutte") : nez et bouche archétypiques du cab' franc. Déjà pas mal en place, même si je ne cours pas après cette typicité. **/**(*)

Saumur Puy-Notre-Dame - Clos de la Cerisaie 12 : matière très fruitée, mais déjà plus austère, au potentiel tout de même assez prometteur. **(*)/***

Saumur Puy-Notre-Dame - Billes de Roche 11 : un poil "tendre-molasson", crayeux, qui gloute encore aisément. ***

Saumur Puy-Notre-Dame - Clos de la Cerisaie 11 (2 ans et demi de barrique) : attaque plus élégante que BDR 11, crayeux encore plus appuyé, au poivre noir final puissant, équilibré, très beau. ***/***(*)

Nous quittons les fûts pour les bouteilles.

Saumur Puy-Notre-Dame - Billes de Roche 11 (presse - barrique du Clos Rougeard) : net, serré, très salivant. ***

Saumur Puy-Notre-Dame - Clos de la Cerisaie 10 : d'une finesse immédiate, à la généreuse gourmandise. ***/***(*)

Saumur Puy-Notre-Dame - Cerisaie 09 : matière très mûre, à l'amertume pointue. Pas super sexy en l'état. **

Pour finir, Aymeric nous propose son premier et dernier "non sec".

Coteaux de Saumur - liquoreux de la Cerisaie 13 : fine acidité, à la fluidité modèle. ***

Coteaux de Saumur - liquoreux de la Cerisaie 11 : nez flétri, au rancio prononcé, un délice sans limites, à la finale de figue et de café interminable. ***(*)/****

Saison après saison, vendanges et millésimes se succédant, Mélaric assimile la richesse et la diversité de ses terroirs et les vins qui y naissent, avant de s'épanouir.

Le travail des sols, l'observation des "résurrections végétales" qui en découlent, le tout drivé avec un pragmatisme d'une intelligence rare, dénué de dogmes et autres dérives gustatives, que l'on observe hélas parfois, issus d'un "non-interventionnisme appliqué", même quand "la nature" est malveillante avec la vigne.

C'est les lèvres bien hydratées que nous quittons les lieux, non sans avoir fait quelques courses pour soi et un caviste lui aussi "accroc" du domaine...

PS : il est toujours amusant de lire les impressions comparées, avec certaines cuvées déjà goûtées l'an dernier, lisibles ICI.
Balade ligérienne acte II : Domaine Mélaric, Les Verchers sur Layon

Domaine Mélaric

25 rue du Château

49 700 Les Verchers sur Layon

Tél : 02 41 50 70 96 - 06 64 81 23 27

www.vins-melaric.com

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Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon

9 Novembre 2014, 17:19pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Il est des rencontres, des moments, qui même 5 mois après, restent "vivaces comme si c'était hier"...

Un week-end entre Rablay-sur-Layon et Les Verchers sur la même rivière, pour voir ou revoir 2 vignerons ligériens passionnés et passionnants.

Nous sommes en juin dernier.

Le vieux nous fait une crise de goutte routard des chais est resté cloué en Limousin à cause d'une jamelisation d'une immobilisation spontanée de son bras, nous laissant le motard dégarni et aveugle Ifif et moi seuls rescapés pour rendre visite à Richard Leroy.

Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-LayonBalade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon

Ce dernier est encore sur "Les Noëls de Montbenault" quand nous arrivons.

Nous y retournons, pour "essayer de comprendre" les caractéristiques et la force de ce "mamelon" dominant Rablay/Layon, considéré historiquement comme la meilleure "parcelle" locale.

C'est d'ailleurs sur les conseils des "anciens" que Richard Leroy avait acquis cette dernière, lors de son installation en 1996.

Il est devenu, depuis, une des références absolues des chenins angevins, en plus d'avoir été "croqué" par Davodeau et filmé par Bodin !!

Mais foin de digressions, Richard nous explique brillamment pourquoi il travaille en biodynamie, vulgarisant pour les ignorants que nous sommes, ce que cette dernière a apporté à ses vignes et ses raisins.

Sans le couper, nous serions encore aujourd'hui à décrypter la 11 657 ème feuille de vigne (morte depuis), le 114 879 ème morceau de rhyolite, ou la 134 683 ème motte de terre de la parcelle.

Richard Leroy exploite près de 3 ha sur Les Noëls de Montbenault (2 ha) et Les Rouliers (1 ha) en bas du coteau.

Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon

Nous retournons au "chai-garage" pour les travaux pratiques.

Tous les vins de Richard Leroy sont élevés en barriques.

L'ayant rencontré en 2005 (dernière année où il produisit des liquoreux), il se posait beaucoup (trop ?!) de questions sur ces dernières.

Il en a testé une palanquée, avant de s'arrêter sur certains modèles dont la chauffe et la structure lui convenaient enfin !!

Et comme il n'y a pas de hasard, son fils vient de démarrer une formation de tonnelier.

Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon

Tous les vins de Richard Leroy sont produits en "vin de France" depuis 2008.

Quelques notes prises à la volée, dont la précision reste proportionnelle à mon stylo parkinsonien et à ma mémoire très souvent défaillante.

Les Rouliers 2013 (Barrique Damy) : net, droit, à la poire extravagante, aux amers splendides. Ca démarre fort. ***/***(*)

Les Rouliers 2013 (Barrique Chassin) : plus souple que son prédécesseur, à l'acidité plus marquée, à la malo "en cours" très marquée, à la réduction peu flatteuse. **/**(*)

Les Noëls de Montbenault 2013 (Barrique 1) : volumineux, au peps puissant, long, large, non dénué d'une étonnante souplesse au vu de sa puissance. **(*)

Les Noëls de Montbenault 2013 (Barrique 2) : attaque et amers puissants, finale très salivante. ***

Les Noëls de Montbenault 2013 (Barrique 3) : réduction notable, ensemble fruité, délicat, salivant, à l'acidité tonique, aux amers sans fin. ***

Les Noëls de Montbenault 2013 (Barrique neuve) : plus fermé, moins volumineux que les 3 cousins précédents. **

Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon

Richard Leroy commente non pas son vin, mais le monde du vin et ses paradoxes.

Il pose quelques bonnes questions. Notamment sur le nombre de vignerons qui "aiment" le vin.

Il ne parle pas de ceux qui "aiment faire du vin"... et qui ne boivent jamais celui des autres. Un peu comme un horloger qui fabrique ou répare des montres mais n'en porte jamais, ou qui ne s'intéresse pas au travail des autres (interprétation personnelle)...

Combien de vignerons fréquentent les cavistes ?!!

Peu, trop peu, selon ses "sondages" auprès des dealers fréquentés !!

Aussi, il échange plus volontiers avec des vignerons "amateurs de vin" au sens noble du terme !!

Voilà effectivement un détail qui ne m'a jamais effleuré le cortex !!

Nous poursuivons les TP.

Les Rouliers 2012 (mise en bouteille le 23/04/13- noeud lunaire) : d'une "tendreté" immédiate, un poil dissocié, à l'acidité tranchante au départ, pour retomber dans un "train de sénateur" subitement assoupi... **/**(*)

Les Noëls de Montbenault 2012 : monolithique, un poil fermé, aux amers marqués, sur le fil. **

Les Noëls de Montbenault 2011 : nez classique, bouche immédiatement suave, salivante, assez rondouillard... qui s'élance tout à coup, gagnant au fil des gorgées une certaine élégance (pas assez "ouvert"?!).**(*)

Les Noëls de Montbenault 2010 : nez de vernis, acétate, presque "jurassique" par moments. Attaque "mûre" mais tendue, puissante, aux amers nobles et vibrants. ***

Les Noëls de Montbenault 2005 : nez "local", bouche souple, ample, fluide, sans aspérités, finement poivrée, aux arômes tertiaires délicats, toujours debout (youpi, il m'en reste). ***/***(*)

Balade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-LayonBalade ligérienne, acte I : Richard Leroy à Rablay-sur-Layon

Mais notre vigneron est un insatiable "goûteur'.

Un vigneron qui aime le vin, les vins, tous les vins...

Si un certain Thomas Foubert (de passage au caveau ce jour) nous a offert un très joli Clos de la Carizière 12 (melon de Bourgogne) droit, net, fruité, pétri d'une élégance folle ***, Richard Leroy nous a aussi offert :

Saumur 2010 - Domaine du Collier : nez d'une finesse immédiate, miellé, délicat, matière à l'acidité poussée, équilibrée, tranchante, terriblement bien foutue. ***(*)

Nous concluons ce "marathon des caves" en 03H00 et des brouettes, écourtant, à regrets, cette passionnante séance pour cause d'un autre rendez-vous.

Oui, sachez-le, une rencontre avec Richard Leroy démarre à l'heure... mais se termine selon ses envies... rarement ténues !!

Si j'avais déjà passé une soirée (à table) avec le bonhomme, j'ai découvert, ce jour-là, un vigneron encore plus passionnant que ses vins.

C'est l'approche "vinosophique" et les réflexions permanentes animant notre barbu (à mi-temps) qui m'ont enchanté.

Des strates d'idées, d'expérimentations, d'observations dont on retrouve quelques fulgurances au détour d'une gorgée, d'une bouteille ou d'une discussion...

Encore merci MONSIEUR Leroy !!

Richard Leroy

52 Grande Rue, 

49750 Rablay-sur-Layon

02 41 78 51 84

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Restaurant AG à Paris 6ème

1 Novembre 2014, 14:06pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Une boulimie toujours très active en cette fin de séjour parisien.

Votre scribe maladroit se la joue Pudlo, avec cette toute nouvelle table face au marché St-Germain, en compagnie de la trop rare Louise, de nos expats Chrisos et Oanèse, notre maestro de la fourchette Alain, sans oublier mon alter et (pas trop) gros explorateur des curiosités pas forcément branchées : Mix !!

L'AG (pour Atelier Gastronomique, ou Alan Geaam du nom du proprio-restaurateur, déjà aux commandes de L'Auberge Nicolas Flamel et L'Autobus Impérial, à Paris aussi) a ouvert le 13 octobre dernier, en lieu et place du Bistrot de l'Alycastre.

C'est un certain Medi Ben (passé par Le Meurice, Les Crayères et le Pré Catelan) qui officie au piano.

Jolie salle à la déco très classique, discrète, aux hauts plafonds bordés de plâtres sculptés, mais catastrophique en terme d'acoustique quand des bourrins gueulent comme au PMU quand le canasson et le jockey ont perdu "clients à la voix qui porte" dînent ensemble.

Restaurant AG à Paris 6èmeRestaurant AG à Paris 6ème

Une formule tarifée à 40 € pour la séquence entrée-plat-dessert, adossée à une carte aux tarifs bistrotiers pas trop délirants vu le quartier et le standing visé.

Un verre de Drappier (champagne, offert par la maison), avant une mise en bouche de saison.

Espuma de châtaignes, cromesquis au foie gras - Raviole de veau/Butternut/PicklesEspuma de châtaignes, cromesquis au foie gras - Raviole de veau/Butternut/Pickles

Espuma de châtaignes, cromesquis au foie gras - Raviole de veau/Butternut/Pickles

Volaille/Comté/Champignons - Chocolat/PralinéVolaille/Comté/Champignons - Chocolat/Praliné

Volaille/Comté/Champignons - Chocolat/Praliné

Une entrée "comme chez les autres" (j'ai pensé à Richer pour le coup, ne cherchez pas, moi-même je ne sais pas), une volaille superbe de moelleux et d'équilibre (même si je cherchais un peu la place des champis dans le lot), quand le dessert était plus qu'honorable très correct.

J'ai goûté d'autres desserts dans les assiettes de mes voisins (sablé/Yuzu/meringue, mais aussi un pavlova sans fruits rouges assez pertinent, obtenu grâce à la perspicacité de notre barbu gourmand). Un niveau sucré costaud pour un bistrot.

Si je me plains souvent du moment casse-gueule du "dessert au restaurant", force est de constater qu'il y a un pâtissier derrière ces jolies réalisations.

Alan Geaam nous confirmera avoir effectivement "investi" sur un vrai pâtissier (qui ne "touche pas le salé") en la personne de Marius Dufay (passé par Ledoyen et Mandarin Oriental).

Service courtois (un poil longuet au départ), carte des vins courte, pas super sexy, avec un honorable Crozes-hermitage blanc 11 de chez Mucyn (37 €), quand le prix du verre de chablis générique de Fèvre (bu en guise d'apéritif), m'a carrément fait sursauter (10 €) !!

A noter, l'eau "maison" à 4€, gazéifiée sur place, servie à volonté...

En conclusion, une nouvelle adresse qui reprend tous les codes tendances en vigueur (légumes de saison, dénomination télégraphique des plats, présentations), avec quelques fulgurances notables, le tout en assurant une réelle cohérence gustative jusqu'aux desserts.

Restaurant AG

2 rue Clément

75006 Paris

Tél : 01 43 25 77 66

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La Table d'Aki à Paris

25 Octobre 2014, 11:04am

Publié par Docadn

Bonjour,

Mes (rares) lecteurs le savent : j'adore le poisson !!

J'en prends 7 fois sur 10 au restaurant quand ce dernier s'avère "assez sexy sur le papier"... puis, dans la même proportion, je critique vertement sa cuisson trop souvent ratée !!

Paris ne fait pas exception à cette règle !! Autant chercher une vraie facture dans la dernière campagne présidentielle de Sarkosy !!

J'ai fait l'apologie de Chez Casimir et de Chez Michel dans ce domaine... tout en cherchant d'autres tables capables de me faire décoller avec des "bestioles à nageoires mortes mais fraîches" !!

Notre capitale ne manque pas de ressources pour continuer à me faire espérer, voire bander de m'esbaudir sur des trésors "gastro-maritimes" cachés !!

La Table d'Aki à Paris

Le magazine Wasabi (qui traîne parfois dans certains restos abonnés) avait publié une enquête sur la cuisine dite "hybride".

Cette "investigation" était assortie d'une liste de cuisiniers japonais exerçant à Paris (ces derniers sont très recherchés tendances dans le petit monde du bistrot-branchouille-lutétien) et pratiquant une cuisine autre que celle en vigueur dans l'archipel nippon.

La Table d'Aki avait retenu mon attention, par son fonctionnement atypique et le joli buzz suscité il y a presque 3 ans, lors de son ouverture...

Depuis, un silence guère étonnant, dans une sphère où chaque nouveauté chasse la précédente...

Aussi, je tente ma chance 48h00 avant, pour décrocher 2 des 16 couverts disponibles dans cette dînette avec cuisine ouverte et murs sobres, n'ouvrant qu'à 20h00 pétantes (j'ai essayé 5 minutes avant, c'est fermé !!).... et ça marche !!

Le chef Akihiro Horikoshi a aligné 80 trimestres à l'Ambroisie (Bernard Pacaud), avant de reprendre ce qui fut un salon de thé.

Ici, depuis 3 ans, il oeuvre seul en cuisine, assurant même le service quand la serveuse est occupée.

Un menu unique qui pique au tarif plutôt élitiste le soir, en 5 plats... c'est parti !!

St-Pierre-salsifis-ail-romarin / St-Jacques-mousseline de potimarrons / Minute de cabillaud cèpes et huile parfuméeSt-Pierre-salsifis-ail-romarin / St-Jacques-mousseline de potimarrons / Minute de cabillaud cèpes et huile parfuméeSt-Pierre-salsifis-ail-romarin / St-Jacques-mousseline de potimarrons / Minute de cabillaud cèpes et huile parfumée

St-Pierre-salsifis-ail-romarin / St-Jacques-mousseline de potimarrons / Minute de cabillaud cèpes et huile parfumée

Puis vint...

Bar rôti-coeur de laitue caramélisée-jus de viande-légumes / Dacquoise mousseline-figue poêlée-caramélisée Bar rôti-coeur de laitue caramélisée-jus de viande-légumes / Dacquoise mousseline-figue poêlée-caramélisée

Bar rôti-coeur de laitue caramélisée-jus de viande-légumes / Dacquoise mousseline-figue poêlée-caramélisée

  • Si le St-Pierre fait quasiment office de "mise en bouche", vu sa taille, son extraordinaire expression gifle déjà mes sens blasés par le poisson maltraité !!
  • Les St-Jacques nous font décoller à une altitude vertigineuse !! La juste fermeté, l'incroyable maîtrise des textures et la cuisson millimétrée nanométrée font de chaque bouchée un quasi orgasme bucal, adossé à une touche épicée d'orfèvre !! Un plat monstrueux, inhumain de perfection, capable de décrocher 3 macarons sans trembler !!
  • Les 2 poissons suivants ne souffrent d'aucune tare !! Le bar a une peau grillée qu'on ne peut décemment abandonner sur le bord de l'assiette !! J'en aurais dévoré des autoroutes !!
  • Même cette "dacquoise à la con" m'a renversé par sa simplicité et son aérien transfigurés !!

En 01h45, Akihiro Horikoshi a dégainé 80 assiettes (64 en vrai, vu que la dacquoise est déjà prête), d'un sobre esthétisme (les spots éclairant très bien le centre de la table mettent peu en valeur l'assiette sur les bords tout ça pour justifier mes photos pourries), d'une netteté confondante, où chaque poisson garde son identité gustative !!

Je parviens à échanger quelques mots avec l'auteur. Je balbutie mes émotions répétées face à ces salves gastronomiques d'un très haut niveau (ça ne vaut pas moins d'un mac et 3 toques).

Il marmonne ne cuisiner que des poissons sauvages (tous étaient bretons ce soir-là !!), n'avoir servi du saumon que 3 fois (il se pince le nez pour signifier que la majorité d'entre eux puent... sauf celui de l'Adour, seul digne de toucher ses poêles !!).

Dans d'autres circonstances, je me serais plaint d'une "satiété optimisée" de ce dîner (on explique, à qui veut l'entendre, que les japonais mangent à 80% du seuil de satiété, pour rester "éveillés et efficaces").

Hormis le 1er plat, les autres furent de vrais plats "quantitativement parlant".

Mais l'immense bonheur gastronomique vécu remplit aimablement les espaces laissés vacants.

Certains esprits analytiques n'y verront qu'un laboratoire expérimental de la cuisson fondamentale du poisson... faisant abstraction des subtiles combinaisons tissées autour de ce dernier.

Si vous cherchez un VRAI et BON TRES BON EXCELLENT restaurant de poissons à Paris, au service pro, efficace, dans une ambiance "comme à la maison",on ne se risquera pas au "rôt chanté" sans que les 14 autres convives ne tournent la tête vers le ou la coupable dans une ambiance sereine où tout le monde chuchote par respect pour autrui, c'est ici !!

Le prix : pas donné, cette séquence était facturée 70 €... 80 en remplaçant un poisson par un demi homard !!

Les vins : carte courte, pas excitante, 9 rouges, 7 blancs, 2 champagnes, de 30 à 106 €.

La Table d'Aki
49, rue Vaneau
75007 Paris
Métro : Vaneau
Tél. 01 45 44 43 48

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Restaurant Rossi & Co à Paris

10 Octobre 2014, 22:28pm

Publié par Docadn

Bonjour,

A peine digéré, déjà en ligne !!

J'accuse un retard éditorial conséquent sur mes dégustations de vin. Par chance, les impressions de ces dernières sont figées sur le papier, quand celles d'un restaurant s'évaporent souvent à la vitesse d'un rot d'une digestion.

Il m'arrive parfois de griffonner, à la va-vite, des notes très synthétiques, pour les reprendre des mois après.

Mais là, pas question de cramer quelques milliards de synapses supplémentaires pour conter ce dîner.

Restaurant Rossi & Co à Paris

Je me retrouve dans la peu rieuse rue Mandar (du nom de l'architecte qui a vécu dans cette rue, puis dessiné les immeubles s'y trouvant... pour les bizarres comme moi qui veulent toujours connaitre la genèse des noms des rues), au 10, une nouvelle fois invité pour découvrir une table "digne d'intérêt" (ce qui est quand même plus fastoche que de mentir d'écrire sur un bouge infâme pour compenser les avis pourris de TripMachinChose).

Rossi & Co est tenu depuis 5 ans par Marco Rossi (j'ai découvert qu'il avait un homonyme footballeur).

Ce napolitain qui pourrait provoquer une émeute entre cougars et gays au physique très intelligent avait d'abord tenu la "Salumeria Rossi", avant de se lancer dans cette aventure gastronomique.

Restaurant Rossi & Co à Paris

La salle est petite, un poil froide, mal éclairée pour y faire des photos pas trop pourries l'éclairage tamisé, la déco dépouillée... mais l'accueil chaleureux !! Nous sommes venus pour manger... à table !!

Poulpe, capres, concassée de tomates, mousse à l'orange - Truite de Banka, encre de seiche, aubergine brûlée, sésame noir - Soufflé de mozzarella de Buffala fumée, girolles, truffe blanche (tuber magnatum Pico) Poulpe, capres, concassée de tomates, mousse à l'orange - Truite de Banka, encre de seiche, aubergine brûlée, sésame noir - Soufflé de mozzarella de Buffala fumée, girolles, truffe blanche (tuber magnatum Pico) Poulpe, capres, concassée de tomates, mousse à l'orange - Truite de Banka, encre de seiche, aubergine brûlée, sésame noir - Soufflé de mozzarella de Buffala fumée, girolles, truffe blanche (tuber magnatum Pico)

Poulpe, capres, concassée de tomates, mousse à l'orange - Truite de Banka, encre de seiche, aubergine brûlée, sésame noir - Soufflé de mozzarella de Buffala fumée, girolles, truffe blanche (tuber magnatum Pico)

Puis vinrent...

Merlu de St-Jean de Luz, carottes Joël Thiebault, bouillon de verveine - Linguine, bouillon de betteraves jaunes, truffe blanche, consommé de champignons - Agneau des Prés-salés, roquette pourpre, carottes, jus de veau - Panna cotta, cardamome, poire Williams, glace poire, framboiseMerlu de St-Jean de Luz, carottes Joël Thiebault, bouillon de verveine - Linguine, bouillon de betteraves jaunes, truffe blanche, consommé de champignons - Agneau des Prés-salés, roquette pourpre, carottes, jus de veau - Panna cotta, cardamome, poire Williams, glace poire, framboiseMerlu de St-Jean de Luz, carottes Joël Thiebault, bouillon de verveine - Linguine, bouillon de betteraves jaunes, truffe blanche, consommé de champignons - Agneau des Prés-salés, roquette pourpre, carottes, jus de veau - Panna cotta, cardamome, poire Williams, glace poire, framboiseMerlu de St-Jean de Luz, carottes Joël Thiebault, bouillon de verveine - Linguine, bouillon de betteraves jaunes, truffe blanche, consommé de champignons - Agneau des Prés-salés, roquette pourpre, carottes, jus de veau - Panna cotta, cardamome, poire Williams, glace poire, framboise

Merlu de St-Jean de Luz, carottes Joël Thiebault, bouillon de verveine - Linguine, bouillon de betteraves jaunes, truffe blanche, consommé de champignons - Agneau des Prés-salés, roquette pourpre, carottes, jus de veau - Panna cotta, cardamome, poire Williams, glace poire, framboise

Le tout arrosé de...

Restaurant Rossi & Co à ParisRestaurant Rossi & Co à ParisRestaurant Rossi & Co à ParisRestaurant Rossi & Co à ParisRestaurant Rossi & Co à ParisRestaurant Rossi & Co à Paris

On pourrait s'agacer du sempiternel name-dropping des légumes et autres "hommage à Soulages" (cauchemar des photographes, surtout les mauvais comme moi !!), mais c'est sans compter sur l'infinie douceur et de la satiété issues des assiettes délivrées.

Le très joli panel des vins proposés, certes trop jeunes pour certains, ne manque pas d'interpeller sur la passion viscérale de notre maître queux pour la dive bouteille... mais comment faire autrement quand on a épousé une bourguignonne ?!

Restaurant Rossi & Co à Paris

La carte des vins, mise en scène toute en douceur par un sommelier lui aussi italien, sera justement plus pertinente du côté de la Botte (y compris Sardaigne et Sicile) que sur les vins français, dont les coefficients peuvent faire légitimement sursauter... mais ceux qui cherchent à boire du Rousseau (Armand, bon Eric en fait) en trouveront aussi !!

Mais je martèle depuis des lustres que je vais d'abord au restaurant pour manger... et sur cette thématique, Marco Rossi, cuistot-bambin-barbu aux yeux emplis d'étoiles quand il vous présente ces (énormes) cèpes ou ses légumes, nous a livré une séquence remarquable, aux saveurs justes, aux cuissons respectées, aux expressions très élaborées, explorant au-delà des terroirs napolitains avec une élégance épurée et un talent créatif indéniable, le cuit, le cru, le brûlé, le fumé (je l'ai même traité de "scandinave" pour le coup)... un peu comme un Patrice Gelbard qui aurait réussi à se débarrasser du superflu pour ne garder que l'essentiel !!

Rossi & Co

10 rue Mandar,

75002 Paris

Tél : 09 54 96 00 38

Fermé dimanche et lundi

Formule déjeuner à 24 €, comptez 40-45 € le soir, sans les vins. 

PS : à noter en face, "Rossi le Deli", version foccace-panini-salades

Rossi le Deli
9 rue Mandar 75002 Paris 

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Les Diables au Thym à Paris

5 Octobre 2014, 14:22pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Retour dans un quartier qui a laissé exsangue mon pouvoir d'achat et presque intact mon appétit.

Le BAT est déjà très loin, quand on m'invite* à dîner aux Diables au Thym, adresse hors des radars et guides tendances.

Les Diables au Thym à Paris

Eric Lassauce a repris cette table (à son ancien chef) voilà 7 ans.

Passé par la case Senderens, il rame un peu s'évertue depuis à faire sa cuisine, presque dogmatique, très loin des esbroufes à picorer pour hipsters anorexiques et autres trucks à huile pour foodistas aux jeans trop serrés...

Alors forcément, la presse et le microcosme "branchés" n'ont que faire de cette adresse... normale !!

Je retrouve mon collègue de goulot du soir (responsable de ma "débauche éditoriale") que je n'avais pas revu depuis au moins 3-4 ans... 20 kg de moins pour l'un, 8 de plus pour l'autre...

Les Diables au Thym à Paris

Le sommelier étanche rapidement nos soifs avec un savoyard dynamique, à l'acidité diabolique.

Les Diables au Thym à Paris

Je pioche rapidement dans le menu à 38 €, histoire de pouvoir comparer le comparable** !! Un tarif "dans la cible", le soir à Paris, dans les bistrots estampillés chics "(bistro)nomie" !!

D'ailleurs, la déco sobre et les nappes blanches sont raccords avec le "standing" visé par le cuisinier belfortain.

Salade croquante aux supions, quenelle de ricotta / Dos de cabillaud, tian provençal au romarin / Tourte de blettes à la niçoiseSalade croquante aux supions, quenelle de ricotta / Dos de cabillaud, tian provençal au romarin / Tourte de blettes à la niçoiseSalade croquante aux supions, quenelle de ricotta / Dos de cabillaud, tian provençal au romarin / Tourte de blettes à la niçoise

Salade croquante aux supions, quenelle de ricotta / Dos de cabillaud, tian provençal au romarin / Tourte de blettes à la niçoise

  • Une petite salade, tantôt salée, tantôt sucrée, aux multiples textures et épices agréablement juxtaposées. Une pointe finale de clou de girofle, un poil surdosé, gâchera à peine la fraîcheur anisée et la justesse de l'ensemble.
  • L'inévitable cabillaud (je parle pour moi, vu que je prends du poisson 7 fois sur 10) et sa cuisson sur le fil, à coeur, alors que l'extérieur faisat craindre le pire. Le tian passe plutôt pour une ratatouille, tant les légumes sont confits et bons (mention pour la tomate) !!
  • Une première pour moi que de manger des blettes au dessert... en manger tout court devrais-je écrire (ma dernière expérience c'était en 1994 à Lyon) !! Si je ne suis pas fan de la 1ère heure de la fleur d'oranger, elle est assez discrète pour ne pas flinguer la bonne tourte aux blettes qui doit se faire bastonner tous les niçois dont les mères respectives doivent faire la meilleure du monde, la vraie ou je ne sais quoi d'autre !! Par contre pour la glace, c'est bien de la fleur d'oranger... et je ne suis toujours pas fan !!
Les Diables au Thym à ParisLes Diables au Thym à ParisLes Diables au Thym à Paris

Sympathiques découvertes bacchiques, animées par un sommelier dont la juste humilité fait honneur à la profession (il a vécu et travaillé 5 ans au Japon, avant de revenir en France).

Je retiens notamment ce pinot noir braucol syrah cabernet franc cabernet sauvignon merlot, syrah La Coquille, rouge aveyronnais produit par Patrick Rols, aux accents naturels et à la digestibilité modèle !!

Une carte des vins serrée, sobre, curieuse, aux tarifs humains, joliment illustrée par une rubrique "C'est dix vins pour enchanter vos palais" mettant en avant les coups de coeur de notre échanson.

A noter, une VRAIE carte des eaux (autre passion de notre sommelier) qui nous change des sempiternelles San-Pé et Badoit !!

Les Diables au Thym à Paris

Puis vint l'heure du digestif, moment propice pour échanger assez longuement avec Eric Lassauce.

Un patron un peu ovni dans ce microcosme gastronomique où la course à la tendance est permanente. Il a décidé de ne pas courir avec les marionnettes des assiettes, en payant cher l'anonymat qui en découle.

Il a l'innocence de croire semble encore croire à la "vraie cuisine", celle qui ne brode pas QUE sur la com', celle qui nourrit, qui apaise, qui gifle, refusant de céder aux sirènes des cuisines éphémères et sans relief du "show-boufness" !!

Si je me plains depuis des mois des copiés-collés sans âme d'un dogme imposé par le Fooding d'une certaine "bistronomie parisienne", voilà assurément l'adresse que je conseillerais à des fourchettes fatiguées des poitrines de cochon cuites 12 jours à 27,86°C et autres céviches péruviens.

Les Diables au Thym
35 Rue Bergère 
75009 Paris
Tél : 01 47 70 77 09

www.lesdiablesauthym.com

*Comme je reproche à pas mal de bloggeurs/bloggeuses de ne pas jouer la transparence lorsqu'ils vont au resto sans payer, pour la 1ère fois dans l'histoire de ce blog, j'ai accepté une invitation à la seule condition d'écrire la "vérité vraie"...

** Vu que je ne prends que des formules ailleurs, pourquoi changer sous prétexte que je ne raque pas suis invité ?!

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Tables en vrac à Paris

26 Septembre 2014, 09:42am

Publié par Docadn

Bonjour,

Suite et fin du florilège de quelques tables fréquentées, parce que j'ai la flemme de faire un article par table soldant le compte des mes kilos accumulés ces derniers mois à Paris.

Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)

Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)

Direction le fin fond perdu du 17ème arrondissement, pour L'Entredgeu (un jeu de mots tiré du nom des proprios, les Tredgeu).

Une déco bistrot-je-vais-grave-plaire-aux-touristes-en-goguette pas désagréable, un poil sombre, annonçant le style de la maison.

Le générique de l'ardoise ne cache pas les obédiences culinaires (Sud-Ouest) de la maison.

Le menu du déjeuner s'affiche à un ambitieux 36 € pour la séquence entrée-plat-dessert. Gaspacho pas mal, un agneau copieux mais super salé, dessert relativement neutre.

Une cuisine copieuse, roborative, histoire de marteler que la cuisine du Sud-Ouest n'est pas pour les tapettes de la fourchette, mais ennuyeuse à mourir.

Service sympa, carte des vins moyenne, pour un tarif déjeuner qui tape dans celui d'un dîner dans d'autres bistrots plus excitants.

L'Entredgeu

83 rue Laugier

75017 Paris

Tél : 01 40 54 97 24
Calamars à la ciboulette - Raviolis aux crevettes - Oreilles de porc aux concombresCalamars à la ciboulette - Raviolis aux crevettes - Oreilles de porc aux concombresCalamars à la ciboulette - Raviolis aux crevettes - Oreilles de porc aux concombres

Calamars à la ciboulette - Raviolis aux crevettes - Oreilles de porc aux concombres

Une adresse soufflée par Mix, dans laquelle j'ai envoyé La Miss en éclaireur.

Le Délice Shan Dong avait, entre la réception du message et le passage à l'action, déménagé d'un vingtaine de numéros, pour laisser place à une annexe dédiée aux raviolis.

C'est cette dernière que j'ai finalement testée, pour cause de fermeture le lundi de la maison mère.

Pas fan de la 1ère heure de la cuisine "dite asiatique" (un concept aussi abscons que "cuisine de l'Océanie" ou "gastronomie africaine"), les intitulés proposés sont plus excitants qu'à l'accoutumée.

L'Empire du Ravioli (nom visible de l'extérieur) propose notamment, en dehors d'une batterie de raviolis, calamars à la ciboulette, tripes au piment et autres oreilles de porcs aux concombres plus aptes à assouvir ma curiosité que les increvables grouik-grouik au caramel au beurre salé et autres coin-coin laqués et stratifiés (la maison mère ose des trucs encore plus barrés originaux, typiques de la province du Shandong, grande productrice d'ail... et de la Tsingtao).

Côtés raviolis (cuits minute), ça dégueule de fraîcheur.

Si on peut reprocher un "manque d'égouttage flagrant" de ces derniers, la juste cuisson préserve les herbes garnissant généreusement toutes les spécialités proposées.

Comptez entre 8 et 10 € les 15 pièces.

Un vrai bon plan, pas cher, dans une cantoche au service quasi muet.

La maison mère vaut aussi le détour selon Mix et La Miss.

Délice de Shan Dong (L'Empire du Ravioli)

88 Bd de l'hôpital

75013 Paris

01 45 87 23 27

www.delicesshandong.com
Cabillaud-tomates / millefeuille de gavottes à la vanille Cabillaud-tomates / millefeuille de gavottes à la vanille

Cabillaud-tomates / millefeuille de gavottes à la vanille

Après une belle balade architecturale dans le 16ème, j'erre dans le Triangle d'Or pour trouver une table en ce dimanche midi (14h00 et des brouettes pour être honnête).

Mes recherches se soldent par un échec cuisant (il faut croire que le riche ne mange pas le dimanche midi).

Je poursuis mon errance jusqu'à Lazare. Il est 14h54, j'ai encore droit au "déjeuner Grand-Mère"(39 € pour entrée-plat-2 desserts de mémoire) pour les 6 minutes restantes.

Trop gros pour moi, Latifa (la serveuse) me propose le cabillaud-tomate de la carte en "direct" => Banco !!

Servi en cocotte, le poisson est splendidement cuit !! La crème et la tomate se "punchent" intelligemment.

Très bon plat de bistrot... à 26 boules quand même... sans rancune vu le plaisir pris !!

Le dessert, millefeuille de gavottes à la vanille (10 €), est par contre nul !!

44 € avec un verre du Chignin (8€, transparent), c'est moyennement cheap pour un déjeuner dominical !!

Service plutôt distant, mais ça tient la route côté poisson !!

Lazare (Eric Fréchon)

Parvis de la Gare St-Lazare 

Rue Intérieure

75008 Paris

Tél : 01 44 90 80 80

lazare-paris.fr

J'ai bien 3-4 autres adresses à encenser ou contres lesquelles déblatérer... mais je vais garder ça pour un autre "table en vrac"...

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Tables en vrac à Lille, Pont-Aven, Loctudy...

12 Septembre 2014, 10:32am

Publié par Docadn

Bonjour,

Voilà que je fais à nouveau appel à une grossière feinte éditoriale, pour tenter de masquer le retard hallucinant que j'accuse sur la tenue de ce foutoir.

J'avais déjà usé de ce subterfuge l'an dernier, pour livrer des notes bricolées sur les tables fréquentées au cours de l'année écoulée !!

Je passe sous silence pas moins d'une quinzaine d'autres restos dont je n'ai pas retenu (ou noté) grand chose, afin de solder le bilan d'un 1er semestre 2014 caloriquement débordant.

Tables en vrac à Lille, Pont-Aven, Loctudy...

Direction Lille pour commencer cette revue, chez Tata Aubry, avec Mr Jean, annexe chic de la star locale Marc Meurin.

Le chef bi-étoilé de Busnes propose, à 2 crachats de la Grand Place, une jolie salle à l'esprit bourgeois, où se pavanent des Le Quesnoy qui n'ont sûrement pas la thunes pas eu de place dans la maison mère...

Gaëtan Citerne et Franck Defermez aux pianos, quand un certain Sami Sfaxi officie en tant que directeur de salle.

Accueil "courtois-grande-maison-maniéré", table au pied d'un escalier, pas idéal mais correctement "isolée" pour ne pas avoir les pompes des serveurs qui passent à 05 cm de votre nuque...

Ce soir-là, un menu à 39 €, pas super excitant sur le papier, me fait partir sur une séquence plat-dessert à la carte (Entre 28 et 32 € le plat, ça ne se mouche pas du coude non plus !!).

Poulette de la cour d'Armoise/asperges vertes/ravioles pistachées - Rhubarbe pochée/Pana cotta vanille/Tuiles amande/Sorbet rhubarbe - Saumur 10 - GuiberteauPoulette de la cour d'Armoise/asperges vertes/ravioles pistachées - Rhubarbe pochée/Pana cotta vanille/Tuiles amande/Sorbet rhubarbe - Saumur 10 - GuiberteauPoulette de la cour d'Armoise/asperges vertes/ravioles pistachées - Rhubarbe pochée/Pana cotta vanille/Tuiles amande/Sorbet rhubarbe - Saumur 10 - Guiberteau

Poulette de la cour d'Armoise/asperges vertes/ravioles pistachées - Rhubarbe pochée/Pana cotta vanille/Tuiles amande/Sorbet rhubarbe - Saumur 10 - Guiberteau

Présentations simples, goûts et cuissons maîtrisés, asperges sauvages magiques, viande moelleuse, juste gâchée par ce "goût de salamandre" (je soupçonne un séjour un peu longuet sous cette dernière !!).

Dessert frais, à l'acidité domptée.

Service discret. Petite carte des vins aux tarifs humains (le Guiberteau est à 29 €, soit un petit coefficient 2 tarif caviste).

Après, ça ronronne comme un commissaire-priseur et son marteau à la 50ème enchère de la matinée !!

Une cuisine bourgeoise bien faite (je cherche encore la "re-création culinaire" vantée par le site), où rien ne dépasse, faite de consensualité savamment étudiée, comme pour ne pas réveiller les sens assoupis d'une clientèle peu curieuse...

Monsieur Jean

12 rue de Paris

59000 Lille

03 28 07 70 02

fermé le dimanche soir

www.restaurant-jeanjean.fr

Salade de sardines poireaux confits coulis de poivrons rouges - Croustillant de Julienne Légumes confits Beurre de Gingembre Salade de sardines poireaux confits coulis de poivrons rouges - Croustillant de Julienne Légumes confits Beurre de Gingembre

Salade de sardines poireaux confits coulis de poivrons rouges - Croustillant de Julienne Légumes confits Beurre de Gingembre

Back to ze "roots", à Pont-Aven en Bretonnie occidentale !!

Sur le Pont est, là encore, une annexe tenue par la référence gastronomique locale.

La "version bistrot" du Moulin de Rosmadec (qui fut ma 1ère "grande table" il y a une quinzaine d'années, depuis régulièrement inondée par les humeurs de l'Aven), siège (comme son nom l'indique) sur le pont enjambant l'Aven.

Source Ouest-France

Source Ouest-France

Formule entrée/plat ou plat/dessert à 21€ (25 pour la totale) honnête, dans une déco "damideauesque" ratée.

Service pro mais moyennement attentif. Il faut que ça tourne... et ça tourne pas mal !! Pensez à arriver tôt si vous n'avez pas de résa !!

NB : faites un tour jusque dans la cour du Moulin, situé à l'arrière du bistrot, vous y trouverez aussi une discrète et jolie épicerie fine sur la gauche (hélas fermée à l'heure du déjeuner).

Sur le Pont

11 place Paul Gauguin

29930 Pont-Aven

Tél : 02 98 06 16 16

fermé mardi soir et mercredi

www.surlepont-pontaven.fr

La Suroît

La Suroît

Mon légendaire penchant pour les "adresses de l'improbable" ne peut passer sous silence cette découverte au pays de la langoustine demoiselle.

Le Suroît affiche une banale ardoise proposant les traditionnels fruits de mer et crustacés.

Déco de pizzeria des années 90, nappes comprises, accueil un peu distant (qui se détend après les félicitations).

Une carte un peu à rallonge (pas super bon signe). Et pourtant, tout semble arriver directement du port (situé à 200 m).

Les plateaux copieux adossés à des portions roboratives peuvent faire craindre le pire aux anorexiques.

Aussi, voyant que le service à emporter des pizzas marche aussi bien qu'un bouquin d'une cocue de la République, vous tentez "la Suroit", la "spécialité du chef".

Et là, au-delà de la pizza "je-mets-tout-ce-qui-peut-tenir-dessus", vous avez des langoustines cuites à la perfection, des pétoncles délicieuses, des moules plus qu'honnêtes... le tout sur une pâte extra !!

Ne cherchez pas, la meilleure "pizza marine de l'ouest" est ici !!

Le Suroît

2 Rue Port

29750 Loctudy

Tél : 02 98 66 57 52

​NB : la pâtisserie d'Yveline et Patrick Briec, juste à côté, propose "un biscuit dacquoise, mousse au chocolat, mousse passion, coeur de passion" dénommé "Saveur des îles" fort recommandable !!

A suivre... un spécial "Tables en vrac à Paris" !!!

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Chez Michel, Paris 10ème

6 Septembre 2014, 13:26pm

Publié par Docadn

Bonjour,

La synchronisation des agendas entre goinfres reste un sport de haut niveau, à Paris, pour se retrouver à la même table !!

Une fenêtre vasistas de tir nous permet d'engager un triolisme Chez Michel, avec Mix en G.O, un Chrisos en transit, complété de votre serviteur (arrivé avec 4 minutes de retard, shame on me !!).

Chez Michel, Paris 10ème

Chez Michel est le "vaisseau amiral" du petit empire de Thierry Breton, situé rue de Belzunce, à 15 jets de cailloux de la Gare du Nord.

J'avais déjeuné il y a déjà 3 ans Chez Casimir, situé à 11,67 mètres (Mix avait déjà envie d'aller voir du côté de la maison mère !!), avec grand plaisir !!

La Pointe du Grouin est venu, depuis, se loger entre les 2 bistrots.

Chez Michel, la déco verse dans le "bistrot parigot dans son jus", qui doit faire kiffer tous les touristes ricains qui ont vu "Amélie" en VO !!

Ils semblent d'ailleurs très majoritaires ce soir-là (nous avons même avancé être les seuls locaux présents), dans une salle peu fréquentée.

Menu à 35 € pour la séquence entrée-plat-fromage ou dessert.

3 € de plus que la formule "dîner week-end, avec fromages" chez Casimir, "justifié" selon NDP (Aaron Ayscough).

Ceviche de St-Pierre & daurade, avocat & fruits de la passion -  J'ai raté la photo de l'entrée de Mix

Ceviche de St-Pierre & daurade, avocat & fruits de la passion - J'ai raté la photo de l'entrée de Mix

Pièce de St-Pierre rôtie & caviar d'aubergines - Kaotriade (homard-rascasse-palourdes) - Faux filet de blonde de Galice, embeurrée de chouPièce de St-Pierre rôtie & caviar d'aubergines - Kaotriade (homard-rascasse-palourdes) - Faux filet de blonde de Galice, embeurrée de chouPièce de St-Pierre rôtie & caviar d'aubergines - Kaotriade (homard-rascasse-palourdes) - Faux filet de blonde de Galice, embeurrée de chou

Pièce de St-Pierre rôtie & caviar d'aubergines - Kaotriade (homard-rascasse-palourdes) - Faux filet de blonde de Galice, embeurrée de chou

Riz au lait façon Grand-Mère & compote d'abricot - Paris-Brest-Paris "53 heures"Riz au lait façon Grand-Mère & compote d'abricot - Paris-Brest-Paris "53 heures"

Riz au lait façon Grand-Mère & compote d'abricot - Paris-Brest-Paris "53 heures"

L'infatigable "ceviche" est (enfin) original, par rapport à la dizaine déjà engloutis à Paris.

De fines lamelles de galette de sarrasin (ne m'emmerdez pas avec vos "chez nous on dit crêpe, même si c'est du sarrasin...", c'est de la galette point !!) craquantes... la passion fait office de "vinaigrette", grâce à son acidité, pour relever le tout !!

Après, c'est sans hésitation que j'ai pris du poisson !!

Il est, comme dans mon souvenir Chez Casimir, très bien cuit !!

La viande (Chrisos en mode carnassier), toute ibérique soit-elle, était gustativement bonne !!

Chez Michel, Paris 10ème

Un Paris-Brest-Paris roboratif (53h00 étant le temps de référence du patron pour la navette cycliste Paris-Brest-Paris), quand le riz au lait (que je déteste) de notre collègue carnivore était excellent... à vous faire regretter cette éternelle aversion enfantine !!

Une dernière place pour un kouign-amman maison nul très décevant, même avec les explications appuyées du serveur sur "l'originalité de ce dernier", versus "ceux qu'on croise habituellement"...

Chez Michel, Paris 10ème

Une des forces des restaurants de Thierry Breton, réside dans ses cartes des vins !!

On y retrouve quasiment toutes les "stars"de la mouvance "bio-nature-je-fais-du-pif-en-roulant-mes-clopes-avec-mes-orteils-qui-ont-mariné-dans-des-tongues-indonésiennes-mais-pas-que".

Ce soir-là, après un oubliable ligérien en ouverture du dîner, j'ai juste immortalisé l'Aide-mémoire 06 de chez Bornard... aux accents à ne pas mettre dans toutes les tronches très particuliers, qui n'a pas convaincu l'assemblée...

En conclusion, on a une séquence d'un bistrot sérieux, qui ne joue pas "le buzz du produit branché du moment"... même si on peut s'agacer des suppléments sur la moitié des plats proposés !!

Service dans le ton, cool et pas chiant !!

Pour autant, je préfère encore Chez Casimir !!

Les vilaines langues diront "comment puis-je comparer 3 ans après ?!"... ben tout simplement en y retournant (2 semaines avant la parution de ce billet)... pour constater que la séquence week-end à 32 € m'a enchanté (plateau de fromages très très convenable), jusqu'à la délicate cuisson de la lotte, parfaitement maîtrisée !!

Chez Michel

10 rue de Belzunce

75010 Paris

tél : 01 44 53 06 20

restaurant-chez-michel.com

Fermé samedi, dimanche et lundi midi

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Vendredis du Vin #68 : quel vin "de jeune" ?

29 Août 2014, 14:41pm

Publié par Docadn

Vendredistes, vendredistes, jeunes, vieux, abstinents et picolos bonjour !!

Nous revoilà (enfin) pour le 68 ème numéro des VdV, présidé ce mois-ci par Nathalie Merceron, scribe en chef du blog Saveur Passion.

En cette fin d'été, la toute prochaine rentrée fait de nouveau frémir tous les adultes coupables d'avoir copulé puis enfanté !!

Ces fossoyeurs du trou de la sécu, pourvoyeurs d'enseignants, adeptes des pédiatres, maudissant les programmateurs de tv matinale, ont l'obligation de mener leurs progénitures jusqu'à un âge dépassant allègrement la maturité sexuelle, armés de connaissances basiques ou approfondies sur "les choses de la vie".

Nathalie a décidé de nous faire bosser sur l'une d'entre-elles : l'initiation au vin !!

Quel vin faire déguster, dans quelle circonstances, quelle appellation "facile" ou chouchou, quel type de vin, quelle couleur, chez quel vigneron, et comment... ? Quel vin pour un jeune ? Ou quel "vin de jeune" ? 20 d'jeun en 2.0.

Vendredis du Vin #68 : quel vin "de jeune" ?

Un sujet forcément assez épineux me concernant sur un point : je n'ai pas d'espèce assimilée au jeune vivant sous mon toit !!

Zéro, nada, pas un exemplaire à dresser élever avec l'instinct de transmission qui anime tous les parents consciencieux !!

J'ai bien quelques neveux et nièces dont j'ai eu le bon goût d'ignorer les provocations physiques éloignés géographiquement, affectivement aussi, mais rien qui puisse me mener à être déterré pour reconnaitre une paternité lâchement ignorée !!

Pour autant, au vu de ma passion pour la dive bouteille, je me devrais de transmettre un bout de cette activité à un jeune (à défaut d'une cave de buveur d'étiquettes), comme un Jedi à son Padawan Maître-Picolo à son apprenti-buveur ...

source leon.centerblog.net/

source leon.centerblog.net/

Tout d'abord, bien choisir sa victime !!

Bon, reconnaissons que pour trouver un jeune à la pilosité post-pucelage n'est pas chose aisée dans mon cas !!

Aussi, pour corser la difficulté :

  • Ne pas hésiter à choisir un jeune qui s'en fout... mais alors qui s'en tape comme de sa première couche propre !!
  • Lui faire renifler TOUS les verres qui passent dans votre main !! Il va vous faire des tronches dégoûtées qu'il sera incapable de reproduire même avec Photoshop !!
  • Lui demander d'ouvrir toutes vos bouteilles, jusqu'à ce que la tendinite le guette !! S'il va faire ça en s'amusant les 2-3 premières bouteilles, il va fuir la corvée plus rapidement que "mettre la table" !!
Source : aglaerhimbo.eklablog.com/

Source : aglaerhimbo.eklablog.com/

Si le jeune a des cheveux longs, la voix stridente et parle très vite en tripotant son smartphone : il s'agit d'un modèle sans bite d'une fille !!

Là aussi, peu de règles différentes à appliquer par rapport au modèle à bite qui se branle tout le temps à l'acné difficile et à la moustache de puceau !!

  • Lui apprendre rapidement à ouvrir des bouteilles de champagne, pour lui préciser qu'on ne s'arrose pas avec en ondulant du bassin devant une piscine et un rappeur à fourrure... et que si elle en met une goutte à côté... ben elle boit pas !!
  • Décorer sa chambre avec des posters d'éphèbes humant avec passion le nectar (en précisant qu'on ne tient pas son verre comme la lopette ci-dessus !!)
  • Ne pas l'empêcher de prendre sa première biture au Malibu pur... qu'elle se dégoûte seule de la noix de coco.... et plus tard des vins archi-boisés qui reniflent parfois la même chose !!
Source : legeekcestchic.eu

Source : legeekcestchic.eu

Si le vieux picolo (ça marche aussi pour la vieille Simone Signoret qui s'ignore !!) peste souvent contre "les errances du jeune", il ne doit pas oublier qu'il a sûrement été "le jeune sympa qui boit n'importe quoi" avant de devenir "le vieux con qui a la prétention de ne boire que le meilleur" !!

Laissons les jeunes se perdre... comme nous !!

Je suis issu d'une famille qui a dû arrêter de boire vers 622 après JC !!

Aussi, étant le premier "repenti" de cette longue lignée d'abstinence depuis Omar Khayyam, il me semble naturel de proposer plutôt que d'imposer...

Alors j'ai choisi mon filleul !! Il est très jeune (13 ans), se fout royalement du vin, me sait passionné et ne veut pas me "décevoir"...

J'ai commencé, comme beaucoup, à lui "faire sa cave" !!

A coup de "12 bouteilles par an", il devrait, une fois toutes les bitures "Red Bull accolé à tout ce qui fait plus de 40 volts", s'y intéresser un jour...

Il n'est pas dit qu'il aime ça... mais il aura la possibilité de le dire, de se mesurer à des "petits vins" comme à quelques "grands vins"!!

Il fera des erreurs de jugement, mais il trouvera, peut-être, au détour d'une bouteille "la révélation"... celle qui lui fera comprendre pourquoi j'ai gribouillé la toile, rempli ma cave et la sienne sur le sujet... et que sa première bouteille aura sûrement son âge !!!

A la tienne Mathieu !!

Vendredis du Vin #68 : quel vin "de jeune" ?

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