Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
EscapadeS

Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...

1 Juillet 2015, 21:33pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Le traitement individuel des tables fréquentées m'aurait fait tenir jusqu'à décembre 2016 vu mon rythme d'écriture.

Le recours à ce subterfuge me permet de faire "un solde de tout compte" de quelques tables survolées pendant mes longues et méritées salvatrices vacances printanières.

Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...

"L'Ecole de Nice" est un bistrot né de la collaboration entre le chef japonais (et étoilé) Keisuke Matsushima et un DJ franco-japonais Marc Panthe.

Nice est, depuis quelques temps, aussi touché par la mode des cuistots japonais. Les pianos dudit bistrot ont été confiés à Yoshinobu Seki (qui secondait Matsushima dans son resto éponyme).

Un vendredi de "Victoire 1945" au déjeuner, toujours avec ma grande amie, pour découvrir une déco de bistrot mille fois repompées, archétypique d'une table éligible au Fooding (une pièce en cuivre qu'il y sera en novembre prochain !!). On se croirait à Paname aux tableaux près, ornant les murs, rappelant l'origine du nom du lieu.

Formule à 27 balles en 3 plats, 35 € en 4. Nous partons pour le classique entrée-plat-dessert.

Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...

En mai, nous frisons forcément l'overdose d'asperges, mais globalement la séquence se tient !! C'est soigné, "enlevé" diraient les blogueurs qui, comme moi, ne savent pas quoi écrire d'autre !!

Bref ça tient son rang de "bistrot-branché-avé-la-touche-locale-mais-on-sait-faire-comme-à-la-capitale". Service cool-sérieux, petite carte des vins pas trop mal foutue, où l'on pourra aiguiser sa curiosité vinique.

Une bonne alternative aux pièges à gogos du Cour Saleya !!

L'Ecole de Nice

16 rue de la Buffa

06000 Nice

Tél : 04 93 81 39 30

info@lecoledenice.com

www.lecoledenice.com
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...

Direction Cairanne (Vaucluse), au Tourne au Verre, QG local "du bon boire et du bon manger" selon les picolos de la France entière !!

Une adresse un poil à l'ombre des fameux Côteaux et Fourchettes voisins, dont j'avais envie de tâter les assiettes depuis un moment !!

Jolie terrasse, personnel accueillant, pour partir immédiatement sur la formule 3 plats à 16,50 € !!

Conclusion : ça ne souffre pas une seconde d'un quelconque mauvais rapport qualité/prix vu les tarifs pratiqués !!

Nous avons englouti une "cuisine bistrotière" fraîche, de saison, soignée, à un tarif presque "délirant" vu la qualité délivrée.

Sans parler de la carte des vins... et de la majorité des coefficients modèles, dont certains devraient largement s'inspirer !! Le Domaine des Tours 11 (serré dans son slip) a été facturé une vingtaine d'euros sur table !!!!

Une adresse où on peut même croiser des vignerons venus casser la graine le midi (Richaud himself lors de mon passage).

Service plutôt rapide, clientèle mêlant locaux et touristes ricains en plein "wine tour" !!

Le Tourne au Verre

5 route de Carpentras

84290 Cairanne

Tél : 04 90 30 72 18 

www.letourneauverre.com
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...

Et à Bordeaux alors ?! Encore une escale bistrotière estampillée "Le Fooding". Le Bô Bar est planqué au fond de la jolie place St-Pierre !!

Serveur un peu rentre-dedans, qui impose d'emblée la dégust' (des vins) à l'aveugle comme un dogme à prendre ou à laisser se barrer !!

La sélection des liquides est très "nature vins peu protégés", quand la bectance est simple et pas chichiteuse pour un rond !!

Si le bouclard (tenu depuis 10 ans par un certain Benoît Veyret-Logerias) est étroit, la terrasse (un poil en pente mais sympa) multiplie par (au moins) 3 la surface totale disponible !!

Pêle-mêle, quelques (bonnes) huîtres de Bruno Gass (La Cabane Buissonnière), la jacquère de Giachino, un godet de R14 de Lemasson, un axoa juste correct (préparé par une ferme basque, juste réchauffé sur place).... et la possibilité de boire juste un coup avec un grignotage (obligatoire) à 1 €, car pas de statut de bar pour le Bô Bar !!

Restaurant Le Bô Bar

8, place Saint-Pierre

33000 Bordeaux

Tél : 05 56 79 38 20
Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...Tables en vrac à Cairanne, Nice, Bordeaux, Paris...

Fin du vrac, avec le dernier "vrai plaisir primaire d'être à table" vécu à Paris : L'Ordonnance !!

La veille, j'avais mangé à A Noste (version La Table).

Des mois après, je n'ai toujours pas envie d'écrire et décrire cette expérience un peu "neutre émotionnellement parlant", assez semblable à celle (aussi bizarre) vécue chez Youpi & Voilà !!

Revenons à notre bistrot qui ne joue pas à faire semblant !! Paumé au fin fond du 14ème, voilà un vrai bistrot, pas un truc reconstitué genre "néo-bistrot avec du carrelage noir et blanc et des nappes à carreaux"... composant aussi la "déco de cinoche", tant recherchée par les touristes, de L'Ordonnance !!

Un vrai cahier des charges tenu avec une rigueur peu médicale !! Le patron gouailleur, les "grands classiques" gravés dans la carte, l'ardoise, le plat du jour... il ne manque que l'accordéon pour faire bander décoller de bonheur des Ricains et des Japonais !!

Pour le coup, à moi la "salade de pieds de veau à la lyonnaise, remoulade de céleri", le "carré d'agneau des Pyrénées grillé, risotto aux asperges", la "verrine de chocolat Valrhona, chantilly de mascarpone et canelé bordelais" ...

Brut et raffiné, frais et distinct, une cuisine juste, généreuse, servie avec gentillesse et envie !!

Le genre d'Ordonnance nocturne qui vous soigne largement mieux qu'un générique inefficace comme il s'en ouvre tous les mois là-bas !!

Petite carte des vins avec quelques tarifs accessibles !!

L'Ordonnance

51 Rue Hallé,

 75014 Paris

tél : 01 43 27 55 85

Fin des émissions pour "la saison 2014-2015" !! Votre scribe (trop) gourmand va laisser le clavier refroidir et espère vous compter encore parmi ses 12 lecteurs quotidien à la rentrée !!

Bel été, grand(s) appétit(s) et large(s) soif(s) à tous !!!!

Voir les commentaires

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

21 Juin 2015, 21:06pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Notre groupe de soiffards a décidé de consacrer 3 volets aux vins de Loire. Il y a 3 mois, nous explorions les vignobles nantais et angevins.

Au tour de la Touraine de passer sur le grill de nos papilles curieuses et parfois sévères !!

Mon aversion (naturelle) pour le poivron cabernet franc me fait redouter de potentiels mauvais moments. Mais la Touraine, c'est aussi du chenin... soit de bons moments en perspective aussi... normalement !!

Mais voilà, quand ça veut pas, ça veut pas !! Chronique d'une dégustation catastrophe pour l'anti-breton et le pro-chenin que je suis !!

16 joyeux drilles autour d'une tablée ravitaillée par un punk à la crête napalmée, épaulant sa moitié qui, quand elle n'apprend pas à parler à ses légumes les fait chanter dans les poêles, s'est décarcassée comme toujours pour tenter de coller sa (jolie) cuisine aux vins proposés.

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Tradition oblige, nous commençons par une bulle (merci Gilles) aux effluves étonnamment forestiers, profond, à la bulle nerveuse. La vivacité se confirme en bouche, un jus immédiatement salivant, crayeux au possible, à la longueur remarquée. Au fil des gorgées, le vin se révèle assez compact, puissant, aux amers nobles, sur une finale de pamplemousse. J'aime beaucoup ce Vouvray - Brut 2008 - Clos Naudin - Philippe Foreau ***(*)

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Un premier apport, gentiment offert par un collègue de boulot. Un rosé au nez de berlingot, très "levuré", quand la matière s'avère pommadée, sudiste molle au possible et simpliste. L'assemblée grogne déjà devant ce Touraine Noble-Joué - Rosé 2014 - Domaine B. Blondeau 0

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Le premier rouge débarque. Un boisé appuyé envahit mes narines, puis les "capteurs archétypiques" du cab' franc se rangent à la queue leu leu au-dessus du verre. L'attaque est douce, quasi sucrée, puis... pas grand chose derrière !! C'est clairement "maigre" et sans caractère pour un Bourgueil - Tempérance 2012 - Bertrand Galbrun *

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Second rouge, avec un nez de "peu protégé" qui fait craindre le pire. La bouche est presque miraculeusement "neutre", si ce n'est des amers finaux assez toniques, limites désagréables. Pourtant cette trilogie de pinot noir, gamay et pineau d'Aunis du Domaine Augé, vin de France 2010 le Herdeleau là avait tout pour plaire... sur le papier *(*)

3ème rouge s'ouvrant sur un sympathique pif de "fourrure typé macération carbo du Beaujolais", à l'attaque d'abord douce, puis très épicée, aux amers justes... qui part en vrille en moins de 5 minutes, laissant place à un végétal rédhibitoire !! Comment ça c'est un 09 ?! Eh oui, Bourgueil - Les Galichets 2009 - Catherine et Pierre Breton *(*)/**

Le concours de grimaces bat son plein !! Pat le Moineau (dit La Mouthe) jette ses verres avec le même enthousiasme qu'un magasinier détruisant des yaourts périmés.

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Enfin un joli nez original de "raisins mûrs" virant presque sur les agrumes !! C'est bien un rouge, un cab' franc, à l'expression étonnante d'orange amère un poil anachronique, plein de fraîcheur, pas mal en fait ce Bourgueil - La Petite Cave 2007 - Yannick Amirault **(*)

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Nez très métallique, fines notes de fourrure, puis une attaque bien mûre, épicée, hélas demi-corps avec une finale en couille de loup qui trempe négligemment dans une piperade à l'amertume monstrueuse. Chinon - Clos Guillot 2010 - Bernard Baudry */*(*)

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

J'ai déjà envie de jeter l'éponge pour les rouges, attendre les blancs, quand survient ce 6ème rouge au nez de Bernardo muet comme un Chaplin des années 20 !!

La bouche se fait heureusement plus bavarde, délivrant une matière juste mûre, relativement fine, très gourmande, fraîche, pas du tout du cab' franc en fait !! Eh si !! Merci donc à ce Touraine - Ante Phylloxera - Franc de pied 2009 - Clos de Maulévrier - Marc Plouzeau de faire une trêve dans cette boucherie de rouges pas mûrs, amers, simplistes pas du tout à mon goût !! ***/***(*)

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Un nez "local", virant café et menthol par moments !! Attaque immédiatement gênante de traviole, épicée, aux amers monstrueux et vulgaires.

J'avais un différent historique eu une détestation quasi psychanalytique avec un Busardières 2005 du domaine... dire que même à l'aveugle, je trouve détestable ce Bourgueil - Grand-Mont 2011 - Domaine de la Chevalerie - Stéphanie, Emmanuel et Pierre Caslot 0

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Le calvaire se poursuit avec ce 8ème rouge au nez très épicé, plutôt avenant, qui se fait balayer par un jus "décalé", aux amers saillants, pour ne pas dire grossiers, encore un cab' franc identifié comme un Touraine - 2006 - Patrick Corbineau vraiment pas bon !! 0

Dernier rouge annoncé !! Les larmes de joie coulent à travers mes yeux rougis par les poivrons verts et le Tabasco recrachés !!

Nez sanguin, à l'acidité jaillissante, qui annonce tonicité et vie !! La matière confirme le caractère nasal, par une expression dynamique, équilibrée, aux amers parfaitement intégrés... bordel, vous voyez, c'est pas compliqué !!

Il faut faire quoi pour avoir ça ?! Signer un pacte avec La Diablesse 2001 - Château de Coulaine - Chinon ***/***(*) ?!

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Les blancs arrivent, j'aspire à enfin prendre du plaisir... mais non, à ce moment là, je ne sais pas encore que je vais me farcir une dégustation aussi énervante qu'un album de Michel Sardou !!

Le premier vin est tellement "rosé-sudiste-berlingot-attaque-molle-mais-c'est-quoi-ce-vin-invertébré" que je me dis... non c'est pas du chenin ?!!

Très jolie blagounette de Ben53 (qui rappelons-le est diacre itinérant, responsable-adjoint de la promotion du vin de messe mayennais pour le diocèse de son district occidental).

Et c'est effectivement un chenin estampillé Vin de France - 2014 - Domaine de la Morinière - JM Leroy (avec une étiquette conçue par un atelier encadré, composé d'anciens touristes ayant burn-outé après des vacances en Mayenne) vendu 9€... ce qui est 9€ de trop en passant !! 0

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Second blanc, qui démarre avec une acidité haute... puis qui se vautre en largeur puis en mollesse, malgré un caractère citrique net. Nouveau coup de sang pour La Mouthe et son Jasnières - Cuvée des Perrés 2013 - Domaine J. Martellière, qui risque de laisser encore un caviste rennais sous la menace d'une colère rousse rouge !! *(*)

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Mon apport s'ouvre sur un "citrique" évident, avec un soupçon de poire !! J'avais laissé ce vin comme "too much" par son côté "Hulk véner", je retrouve une matière à l'acidité toujours haute (comme j'aime), à la tension attendue, mais sur un profil bien moins large !! C'est plus posé, mais moins puissant... presque trop "étroit" pour le coup !!

Ca me fait un peu chier, et pour le vin et pour Julien, de le boire ainsi, mais on ne ment pas aux potes !! Vouvray - Le Compte Marc 2012 - Julien Vedel **(*)

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Le nez le plus expressif des blancs, avec son cortège de poire, sa pincée de pomme blette, quand la bouche se fait finement oxydative, avec ses notes pharma ... et sa finale pas nette du tout pour moi (sans parler de la grosse impression de sr), dommage pour ce Coteaux du Loir - Vieille Vignes Eparses 2005 - Domaine de Bellivière - Eric Nicolas *(*)

Un pif un poil soufré, mais une promesse en bouche qui se dénude élégamment !! Matière équilibrée, amers modèles, fraîcheur de bon aloi, enfin un chenin qui se tient (très) bien que ce Vouvray - Le Mont - Sec 2010 - Domaine Huet !! ***/***(*)

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Etonnant "demi-sec", à l'acidité haute bienvenue, qui "safrane" sympathiquement, mais manquant quasiment de "douceur" dans son registre, alors que le domaine aime laisser "traîner du sucre même dans ses secs" la rondeur !! Je reste circonspect devant ce Montlouis/Loire - Les Tuffeaux 2009 - françois Chidaine *(*)/**

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

Fin du (laborieux) marathon, avec un ultime blanc au nez marqué de champignon, à l'acidité de diable, mais pour cause de fatigue, de désarroi, ou je ne sais quoi encore, je n'apprécie pas pleinement cette ultime salve, alors que nous sommes devant un jus historique : Vouvray - Les Morandières 2004 - Lemaire-Fournier **

LPV BzH XV, la remontée de la Loire se poursuit...

En conclusion, une dégustation calamiteuse pour mes sens... et pas mal de mes collègues de goulot aussi !!

Le genre de séance qui vous conforte dans la culture d'une aversion (disproportionnée) pour le cab' franc, mais vous rappelle aussi que le chenin ne supporte pas non plus la médiocrité !!

Vivement la fin de la trilogie avec le Centre-Loire qu'on souhaite forcément moins funeste !!

Merci à tous les participants pour leur dévouement à la science et leur abnégation totale durant ce très long après-midi de souffrance !!

Voir les commentaires

Alain Llorca à la Colle-sur-Loup

17 Juin 2015, 10:15am

Publié par Docadn

Bonjour,

Le long résumé gastro printanier se poursuit, avec une "figure" incontournable du paysage culinaire sudiste !!

Alain Llorca fut la star de Mougins et de la PACA entre 2004 et 2009 ("Le Moulin de Mougins" 2 macarons au Gros Rouge), avant de tenter l'aventure de la "bistronomie" sous un concept nommé "Café Llorca" (Vallauris, Monaco).

Un parcours bizarre, atypique, qui l'a mené jusqu'à reprendre, le temps d'une saison, les fourneaux de l’hôtel Belles Rives à Juan-les-Pins.

A la tête d'un "piano à son nom" depuis 2009 à la Colle-sur-Loup, il est titulaire d'une étoile Michelin depuis 2012.

Il gère aussi en parallèle un "Carré Llorca" à Nice, au succès notable selon les locaux et les fans.

Alain Llorca à la Colle-sur-Loup

Un dimanche midi de mai, j'emmène ma grande amie déjeuner dans le "vaisseau amiral" de la flottille Llorca.

Service de voiturier, accueil grande maison, pour nous retrouver rapidement sur la charmante (et immense) terrasse, avec une vue splendide sur la campagne et le trop fameux village de boulistes bling-bling St-Paul-de-Vence.

Alain Llorca à la Colle-sur-Loup

Une formule déjeuner à 58 € "sponsorisée" par le Gros Rouge (en fait on vous offre une coupe de champagne en sus de la formule "boissons comprises").

Raviolis de poitrine de veau confite à la ricotta et marjolaine/ jus de tomate et parmesanRaviolis de poitrine de veau confite à la ricotta et marjolaine/ jus de tomate et parmesan

Raviolis de poitrine de veau confite à la ricotta et marjolaine/ jus de tomate et parmesan

Paella cuisinée aux artichauts / filet de rouget et calamars du Pays / aïoli

Paella cuisinée aux artichauts / filet de rouget et calamars du Pays / aïoli

Pâtisserie

Pâtisserie

Si on s'attend, à quasi coup sûr, à de la "cuisine pour notaires" (poke Mix) sur le papier, vu la clientèle visée, la réalité est heureusement un poil divergente.

Llorca offre une cuisine plutôt classique mais pas emmerdante pour un sou !!

Ses "raviolis de poitrine de veau" sont le bon résumé d'un numéro d'équilibriste nécessaire pour attirer les touristes anglais en mode "Peter Mayle Tour", mais aussi garder les boulistes en plastique vacanciers/autochtones friqués financièrement à l'aise du village voisin...

La présentation "sommaire" de la paella est due au service directement à table, pour le coup très 70's !!

Service précis, attentif, presque précieux par moment.

Une fois de plus, je déplore une "partie sommellerie" assez déconnectée du niveau attendu (en plus d'être old school).

Les vins servis sont très moyens, qualitativement parlant, respirant plus l'optimisation financière qu'une réelle réflexion "accord mets et vins".

Les desserts sont, comme chez Pic, la bonne surprise de cette séquence !! Des classiques de très bonne tenue, généreux, quasi éligibles aux Relais Desserts.

En conclusion, Alain Llorca semble avoir retrouvé une vraie place dans la sphère gastro sudiste. Sa cuisine mérite le macaron, mais on ne peut s'empêcher d'y renifler des "non mises en danger" "filets de sécurité" prompts à rassurer les Anglais et les notaires (voire le cuisinier lui-même), tout heureux de flirter avec une certaine originalité des plats, le tout porté par un service rigoureux orné d'un snobisme étudié.

Restaurant Alain Llorca

350 Route de Saint-Paul, 

06480 La Colle-sur-Loup

Tél : 04 93 32 02 93

www.alainllorca.com

Voir les commentaires

Anne-Sophie Pic à Valence

4 Juin 2015, 12:28pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Parfois, vous lancez des défis en l'air... et ils finissent par vous retomber sur le coin de la gueule !!

En 2014, un de mes neveux passe son bac. Aussi, en "tonton blagueur", je lui lance un défi du type "prime de résultats" :

  • Mention "assez bien", je lui offrais le buffet à volonté de la caféteria voisine.
  • Mention "bien", c'est l'étoilé local qui était honoré de sa présence.
  • Mention "très bien", les portes du paradis valentinois au déjeuner pour son palais.

Le morveux bosseur a raté les "félicitations du jury" de 0,1 point !!

Aussi, avec son 17,9 de moyenne et ladite mention "très bien" en poche, je retrouve Quentin un an plus tard, dans le jardin du 285 avenue Victor Hugo à Valence, pour savourer enfin sa victoire.

Anne-Sophie Pic à ValenceAnne-Sophie Pic à Valence

Petit apéro dans l'agréable jardin du restaurant (jus de fraise pour notre désormais lyonnais, un verre de châteauneuf-du-pape blanc pour ma pomme), avec déjà des grignotages de haut niveau !!

Moment consacré au choix du menu de ce déjeuner de l'Ascension, que j'oriente insidieusement vers la version "Découverte" !!

Anne-Sophie Pic à ValenceAnne-Sophie Pic à Valence

Accueil "grande maison", staff conséquent papillonnant en silence dans l'immense bâtiment à la déco et au mobilier très soignés.

Anne-Sophie Pic passe en salle, dit bonjour à tous, sait qui fête quoi, se prête avec grâce aux photos.

L'apprenti gourmand est impressionné. C'est la première fois qu'il met les pieds dans un grand restaurant gastronomique.

Je lui conte rapidement la saga de la famille Pic* et le fait que seuls 26 établissements en France sont couronnés de 3 étoiles au Gros Rouge Michelin... une mise en bouche arrive.

* j'avais déjeuné il y a 2 ans dans la brasserie "Le 7", article visible -> ICI
Crème brûlée au foie grasCrème brûlée au foie gras

Crème brûlée au foie gras

A partir de là, nous voilà embarqués pour 02h30 de voyage.

La carotte et la fleur de jasmin

La carotte et la fleur de jasmin

Les berlingots, coulant au crémeux de chèvre de Banon légèrement fumé, consommé au cresson infusé au gimgembre et à la bergamote

Les berlingots, coulant au crémeux de chèvre de Banon légèrement fumé, consommé au cresson infusé au gimgembre et à la bergamote

Le pigeonneau de la Drôme mariné au saké et au géranium Rosat, grué de cacao, petits navets et radis primeurs

Le pigeonneau de la Drôme mariné au saké et au géranium Rosat, grué de cacao, petits navets et radis primeurs

Le Brie de Meaux à la vanille Bourbon

Le Brie de Meaux à la vanille Bourbon

Interlude (pré-dessert dont j'ai franchement oublié l'intitulé mais qui reste un souvenir "frais et fleuri" dans mon esprit)

Interlude (pré-dessert dont j'ai franchement oublié l'intitulé mais qui reste un souvenir "frais et fleuri" dans mon esprit)

Le citron Meyer comme une évocation de la garrigue

Le citron Meyer comme une évocation de la garrigue

Le thé Sencha et le géranium Rosat (dessert de Quentin) : dans l'esprit d'un vacherin, crème légère au géranium Rosat odorant, glace gingembre et thé Sencha, coeur coulant passion-mangue

Le thé Sencha et le géranium Rosat (dessert de Quentin) : dans l'esprit d'un vacherin, crème légère au géranium Rosat odorant, glace gingembre et thé Sencha, coeur coulant passion-mangue

Fin du voyage et très jolie séquence gastronomique.

Avec mon neveu, nous refaisons le match. Gros coup(s) de cœur pour la crème brûlée au foie gras et les berlingots de chèvre pour lui.

Il est vrai que le Banon, très puissant, ne fait pas dans la dentelle et se place aussi dans mon trio de tête. Le pigeonneau, tout classique soit-il, est terrible de justesse.

Ma grosse claque reste tout de même pour le dessert (le moment que je redoute le plus) !! Ce citron Meyer restera, je pense, longtemps comme le meilleur dessert aux "agrumes-herbes" jamais savouré englouti.

Le "syndrome Ratatouille" (ou "Les Gouttes de Dieux" au choix), quand la première bouchée vous emmène quasi instantanément dans la "vraie garrigue", puis que le citron vous téléporte en Loire avec un chenin crayeux qui vous fait saliver...

Et pour finir...

Et pour finir...

J'ai entendu, ça et là, des réserves sur le travail d'Anne-Sophie Pic. "Cuisine de fille", "pas une grande cuisinière", des avis aussi durs que ce microcosme gastronomique !!

J'admets juste que les "touches japonaises, ou d'inspirations japonaises" quasi systématiques sont un poil "fatigantes" sur les plats dégustés.

Elles ne flinguent pas les assiettes, mais le fait de "name-dropper" chaque plat avec son herbe, sa racine, son fruit ou son whisky japonais me gonfle un peu parait superfétatoire vu le haut niveau culinaire délivré !!

Le gros reproche de la maison, guère différent dans d'autres grandes maisons, reste forcément la question du vin.

Dès l'apéritif, on vous vante les vins de la maison Pic, propriétaire de vignes, dont les vins sont élaborés par la maison Chapoutier.

Les tarifs de la (très grosse) carte sont forcément indignes (les coefs 4-5 et plus sont légions). Mon neveu ne buvant pas, j'ai juste tenté un verre de vin rouge, sur le pigeon, à la guise du sommelier.

Ce dernier, tout droit sorti des années 82-84 en terme de style, m'a servi un Hermitage 11 de la maison Pic.

Un jus de raisin d'ébéniste, à l'amertume prompte à faire fuir le pigeon... servi plutôt chichement et facturé plus de 20 € !!

Il est toujours triste, dans ce genre d'établissement, de ne pouvoir s'extasier aussi sur le vin.

Si le déjeuner est solidement facturé (160 € par personne, 90 € en semaine hors jours fériés), j'admets presque sans broncher que les frais induits (produits, salaires) soient en (grosse) partie justifiés.

Pour le vin, s'il sert toujours de "vache à lait" pour gonfler la marge par couvert, rien ne justifie de tels coefficients !!

Des détails qui n'ont guère ému mon neveu, soufflé et heureux d'avoir enfin pu caresser le monde merveilleux du luxe et de la haute gastronomie !!

Cette immense joie spontanée a suffi à rendre ce moment unique, à tout jamais gravé dans sa mémoire... et dans la mienne aussi !!

Anne-Sophie Pic

285 Avenue Victor Hugo

26000 Valence
04 75 44 15 32

www.anne-sophie-pic.com

Voir les commentaires

Le Pavillon des Boulevards à Bordeaux

30 Mai 2015, 10:20am

Publié par Docadn

Bonjour,

Après une longue pause, votre scribe reprend enfin la plume le clavier pour vous conter, en mode quasi SMS, ses nombreuses pérégrinations liquides et (surtout) solides vécues.

Une bonne quinzaine de tables ont essaimé ma grande tournée printanière. Honneur à la dernière fréquentée, chronologiquement parlant, puisqu'elle fut visitée lors de la célébration de ma lointaine naissance mon anniversaire !!

Le Pavillon des Boulevards à Bordeaux

Surprise totale pour cette table, dont j'ignorais tout avant de m'y asseoir.

Nelly et Denis Franc opèrent depuis une trentaine d'années sur la place de Bordeaux. Le Pavillon des Boulevards est une véritable institution de la bourgeoisie locale, affublée de son macaron Michelin prompt à rassurer le snobisme naturel d'une clientèle visiblement aussi souple que les bottes d'Alain Juppé en 1995.

L'élégante devanture laisse place à une déco résolument "chic-moderne" à l'intérieur. C'est lumineux, sobre et d'assez bon goût, loin des clichés des maisons bourgeoises où le portrait de l'arrière grand-mère veille sur des meubles de musée en acajou massif.

Le Pavillon des Boulevards à BordeauxLe Pavillon des Boulevards à BordeauxLe Pavillon des Boulevards à Bordeaux

Accueil très souriant de la maîtresse de maison, personnel affable, au rang attendu pour ce type de table.

Amuse-bouches soignés, sur un verre de châteauneuf-du-pape blanc (Beaurenard 11) au tarif fiévreux de 18 € !!

Nous optons pour le "Menu découverte"... soit un dîner à l'aveugle !!

Oeuf brouillé, haddock fumé - Bouchée de thon rouge, gelée de navet, noix de coco, épicée au vadouvanOeuf brouillé, haddock fumé - Bouchée de thon rouge, gelée de navet, noix de coco, épicée au vadouvan

Oeuf brouillé, haddock fumé - Bouchée de thon rouge, gelée de navet, noix de coco, épicée au vadouvan

Place aux "vrais plats" !!

Tous les intitulés sont le résultat des retranscriptions (approximatives) après l'énoncé oral.

Asperges de Blaye sauce yaourt-olives, oeuf de caille - Foie gras fumé minute au bois de hêtre, cédrat et caviar de citron, espuma au sauternes, piment d'EspeletteAsperges de Blaye sauce yaourt-olives, oeuf de caille - Foie gras fumé minute au bois de hêtre, cédrat et caviar de citron, espuma au sauternes, piment d'Espelette

Asperges de Blaye sauce yaourt-olives, oeuf de caille - Foie gras fumé minute au bois de hêtre, cédrat et caviar de citron, espuma au sauternes, piment d'Espelette

Tartare huître-daurade, perle d'huître feuille "iodée" (mertensie maritime) - Le couteau et la langoustine, sauce wazabiTartare huître-daurade, perle d'huître feuille "iodée" (mertensie maritime) - Le couteau et la langoustine, sauce wazabi

Tartare huître-daurade, perle d'huître feuille "iodée" (mertensie maritime) - Le couteau et la langoustine, sauce wazabi

Merlu, feuille de nori, sésame noir, sauce miso, petits pois, carottes, girolles - Pigeon : le filet, le cromesquis, le civet, tuile amande, boulghour à l'orientale Merlu, feuille de nori, sésame noir, sauce miso, petits pois, carottes, girolles - Pigeon : le filet, le cromesquis, le civet, tuile amande, boulghour à l'orientale

Merlu, feuille de nori, sésame noir, sauce miso, petits pois, carottes, girolles - Pigeon : le filet, le cromesquis, le civet, tuile amande, boulghour à l'orientale

Caillé de brebis, gâteau basque - Meringue, blancs en neige givrés-coco, coulis de fruits exotiques - Sabayon au chocolatCaillé de brebis, gâteau basque - Meringue, blancs en neige givrés-coco, coulis de fruits exotiques - Sabayon au chocolatCaillé de brebis, gâteau basque - Meringue, blancs en neige givrés-coco, coulis de fruits exotiques - Sabayon au chocolat

Caillé de brebis, gâteau basque - Meringue, blancs en neige givrés-coco, coulis de fruits exotiques - Sabayon au chocolat

Remarquable séquence, qui a frisé le sans faute, si le "caillé de brebis, gâteau basque" n'avait pas dénoté aussi vivement du haut niveau général.

Si en entrant, je m'attendais à une cuisine très sage et soignée, Denis Franc "ose" bousculer sa clientèle avec des associations "peu académiques" et franchement réussies.

Long métrage servi en 02h30, à un bon rythme, aux proportions justes, à la variété qui met en fuite toute pointe d'ennui !! Un macaron largement mérité et très bien tenu !!

Service allant du "gauche volontaire je démarre faut pas m'en vouloir" à l'impeccable "j'ai 9227 services au compteur", toujours aimable et attentif.

Carte des vins classique aux coefficients (outrageants) en phase avec le quotient familial de la clientèle, allant des touristes anglais en "romance bordelaise", jusqu'aux tribus de notables avec le casse-couille de service méprisant (vous savez le lourdaud qui a tout vu, tout fait, tout mangé, tout bu et qui chuchote à 34 000 décibels).

Un grand merci La Miss pour ce joli cadeau !!

Le Pavillon des Boulevards

120 rue de la Croix de Siguey

33 000 Bordeaux

Tél : 05 56 81 51 02

pavillon.des.boulevards@orange.fr

www.lepavillondesboulevards.fr

Voir les commentaires

Les Carmes à Rennes

16 Avril 2015, 04:55am

Publié par Docadn

Bonjour,

En marge du festival Vini Circus, nous nous sommes sustentés au restaurant Les Carmes, situé... 2 rue des Carmes justement !!

C'est le serveur (très rougeaud au visage carmin) qui nous a indiqué que cette discrète institution rennaise assurait le service depuis près de 80 ans !!

Cette dernière a été reprise récemment par Etienne Mangerel (et Iwona).

Etienne Mangerel semble avoir officié quelques années en Irlande, avant un "retour aux sources" couronné d'un encourageant petit buzz local.

2 toques G&M, 2 fourchettes et des "piécettes" (menu à moins de 20 balles) au Gros Rouge au compteur. A nous de voir si les distinctions sont méritées.

Source "juste à côté"

Source "juste à côté"

Accueil (un poil distant) d'un serveur... qui s'avérera souvent tout seul !! Intérieur aux tons clairs, typé vitrine de Noël sobre de "Maison du Monde".

Il est à peine 20h00, la salle ne déborde pas de monde.

Carte en main, nous optons rapidement pour le menu "Introduction" (pardonnez mon esprit mal tourné, dont l'intitulé me fait plus penser à un séjour à la Fistinière qu'à de la gastronomie) à 33 €.

Rafraîchi(e) chou-fleur saumon mariné - Velouté de potimarron et châtaigne, cuisse de canard confite, vieille mimolette, café - Dos de merlan, crème de quinoa, pickles de citron, moules fumées et pommes de terre confites Rafraîchi(e) chou-fleur saumon mariné - Velouté de potimarron et châtaigne, cuisse de canard confite, vieille mimolette, café - Dos de merlan, crème de quinoa, pickles de citron, moules fumées et pommes de terre confites Rafraîchi(e) chou-fleur saumon mariné - Velouté de potimarron et châtaigne, cuisse de canard confite, vieille mimolette, café - Dos de merlan, crème de quinoa, pickles de citron, moules fumées et pommes de terre confites

Rafraîchi(e) chou-fleur saumon mariné - Velouté de potimarron et châtaigne, cuisse de canard confite, vieille mimolette, café - Dos de merlan, crème de quinoa, pickles de citron, moules fumées et pommes de terre confites

Un(e) agréable rafraîchi(e) arrive rapidement. Service toujours un poil distant froid à mon humble goût.

L'entrée (la mienne) est très chaude, bien exécutée, au canard généreux, juste crémeuse, encore dans l'esprit automne-hiver.

Mon enrobé de collègue de tablée ne semble pas moins enchanté par son entrée maritime.

Quasi de veau rôti, écrasé de topinambour rôti, oignons confits - Blanc de cabillaud, raviole de langoustines, pomme, céleri rave façon risotto Quasi de veau rôti, écrasé de topinambour rôti, oignons confits - Blanc de cabillaud, raviole de langoustines, pomme, céleri rave façon risotto

Quasi de veau rôti, écrasé de topinambour rôti, oignons confits - Blanc de cabillaud, raviole de langoustines, pomme, céleri rave façon risotto

Une viande à la cuisson soignée (riez bande de moqueurs... et ouais, j'ai pas pris de poiscaille) des légumes maîtrisés, un confit d'oignons surpuissant.

Rien à redire, c'est techniquement irréprochable, toujours généreux, sans faute d'assaisonnement excessif !!

Crème brulée au chocolat et gingembre, mousse de banane et glace au pop corn

Crème brulée au chocolat et gingembre, mousse de banane et glace au pop corn

Cohérence qui tient jusqu'au dessert (souvent juge de paix, pour moi, d'une séquence réussie ou non) d'une rare justesse là encore.

Pas d'excès de sucre, un gingembre discret, une mousse banane modèle... et une glace au pop-corn qui aurait dû me faire fuir... mais non !! Excellente crème brûlée alternative !!

Les Carmes à Rennes

Carte des vins courte, trop courte, qui laissera sur sa faim certains amateurs.

C'est donc un Vouvray 13 de chez Vincent Carême qui nous accompagna tout au long du repas.

Un chenin qui, comme l'a précisé le Maître Cappello limougeaud, joua plus sur la finesse que sur la puissance... un peu comme ce dîner au classicisme de bon aloi, techniquement très cohérent, qui rassurera les esprits peu aventuriers, à défaut de surprendre...

Restaurant Les Carmes

2 Rue des Carmes, 

35000 Rennes

02 99 79 28 95

www.lescarmes-rennes.com

Voir les commentaires

Vini Circus 2015... le débrief express !!

12 Avril 2015, 21:34pm

Publié par Docadn

Bonjour,

4 ans que j'avais pas remis les orteils dans ce "grand pardon breton des vins natures".

J'avais laissé la manifestation à Hédé, sous un chapiteau, je la retrouve à Guipel dans une structure en dur.

Vini Circus 2015... le débrief express !!

Si j'ai tancé le public parigot urbain des Greniers à Angers pour son clonage vestimentaire, la faune vinicirquienne n'est pas en reste non plus en terme d'uniformisation dans ce domaine.

La panoplie "sweat à capuche - barbe de 8 mois /anneau nasal - dreadslocks/touffe Capitaine Caverne - Crocs chaussettes" se croisait à la fréquence d'1 visiteur sur 1 2 !!

Bon, ce n'est pas non plus la "fashion week", petite tournée sélective des 105 vins goûtés-crachés avec Papylimougeaud !!

Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!

Je démarre par l'Ardèche et Le Mazel (Gérald et Jocelyne Oustric), avec en point d'orgue un(e) "Larmande 11" (syrah) à la très belle expressivité.

Passage à Vide chez Tuiles Bleues, avant de plonger en Muscadet avec Marion Pescheux et Manuel Landron (nouveaux venus dans le PV* sur 7,5 ha), dont un "68 ares" composé d'une folle-blanche aux flaveurs étonnantes de crème brûlée.

Détour par le Beaujolais et Champier, avec un "Brulius 14" agréablement complet face aux autres cuvées.

Chez Greg' Leclerc, les nez déboitent sont souvent "chafouins", la finesse la plus notable arrivant sur "Coup de Canon 12".

Chez sa moitié (Anne Paillet Leclerc), son cinsault (Pot D'anne 13) se glougloute sans raisons ni excuses...

* Paysage Viticole
Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!

La pause chez Foillard est largement plus agréable qu'il y a 4 ans sur la même manifestation. Si le 13 est en mode "glou", la "Côte du Py 13" est "charnue, pleine et racée". Fleurie 11 est, pour finir, tout en délicatesse.

Premier coup de coeur de la journée chez Julien Guillot (Clos des Vignes du Mayne - Bourgogne), avec un trio 910 (Mâcon-Cruzilles 13) - Bourgogne 13 - Aragonite 12 (Mâcon-Cruzille) d'un niveau splendide !!

Chez Maisons Rouges, "L'Eclos" et "Sur le Nez" 13 se défient entre finesse et complexité. Notons la petite volatile sur "Garance 13".

Encore un nouveau venu dans le PV* : Quentin Bourse qui fait son "Sot de l'Ange", signant un premier millésime (14) aussi remarquable que sa capacité à parler sans reprendre sa respiration.

Des vins déjà spectaculaires dans leurs expressions (vivacité et amertume maîtrisées), doublés d'une com' et de tarifs déjà matures.

Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!

C'est la sémillante Emeline Calvez (Domaine Sébastien Bobinet) qui offre à nos badigoinces assoiffées le quatuor Hanami 14 - Ruben 12 - Amateus Bobi 13 - Du Rififi (chardo/chenin).

Nous louons surtout la buvabilité extrême des 2 premiers jus (et les accents rigolos de pesto de Ruben).

Chez Marc Houtin (La Grange aux Belles), c'est "La Chaussée Rouge" qui "carbogloute" à donf, même si "Nina 10" n'a pas des accents aussi charmeurs que lors de notre dernière rencontre.

Back to Bourgogne, chez Ballorin au Marsannay "Les Echezots 13" quasi addictif.

Bouju est toujours en train de faire (lentement pour le commun des mortels, mais sûrement en mode "speed" pour lui) un carton à chacun de nos passages... tant pis !!

Les Roches Sèches (Jean-Marie Brousset, Thibaut Ducleux et Julien Delrieu) proposent un Essart 13 (grolleau) glou + très digeste, ainsi que des Varennes 13 au rapport qualité/prix remarquable !!

Pas de blanc tranquille en 14 chez Benoit Courault, mais Tabeneaux 11 et des Rouliers 13 qui sortent très bien du lot.

Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!

Des sensations décalées chez Matin Calme et Maupertuis, avant de croiser (enfin) les Chinon de Jérôme Lenoir, ou la baston entre 07 et 08 donne le 07 gagnant, pour un charme atypique très supérieur.

Grosse série chez Amiel (avé l'assent), avec "Dans la peau" 14 (rolle) salivant et puissant, puis "A Jean" (50/50 syrah/grenache) élégant (mais cher).

Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!

Immense coup de coeur chez Mylène Bru. S'il y avait un titre de championne du monde de galoche avec du vin, Mylène Bru écraserait (comme un Usain Bolt) la concurrence avec son trio "2013 - Rita 13 - Bordigue 13" !!

Il y a une délicatesse rare, une suavité modèle, un toucher de bouche de dingo avec ces nectars extras !! Chapeau Madame Mylène Bru !!

Sympathique étape chez Gulihem Barré (Aude), avec un "Sous le Bois 13" "riche et souple" (80/20 merlot/syrah), qui précède une "Fantaisie Singulière 13" "complexe et juteuse".

Fin de salon avec Pur (Looze/Alonso) et des jus très dangereux en cas de soif urgente (Ying-Yang cinsault/syrah très dangereux, Côte du Py 12 à l'acidité de diable).

105 vins plus tard, nous quittons donc Guipel, sa voyante, ses babos et ses vignerons pour nous attabler à une table rennaise...

Voir les commentaires

Café de la mairie à Saint-Avé... et Téo !!

1 Avril 2015, 12:09pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Une toute nouvelle adresse en BzH, dans le Morbihan, en "banlieue vannetaise".

Nicolas Séjourné a tenu le restaurant- bar à vin "Les Remparts", avec succès, à Vannes entre 2009 et 2014.

Presque 1 an après avoir cédé son adresse vannetaise, le voilà à nouveau "dans la place", cette fois-ci à St-Avé.

Le "Café de la mairie" a ouvert ses portes le 24/03 dernier.

Trois jours plus tard, je débarque au déjeuner, alors que les réglages battent leur plein !!

Café de la mairie à Saint-Avé... et Téo !!

Niché au pied d'un petit immeuble jouxtant la mairie de la bourgade, le "Café de la mairie" impressionne dès l'entrée par son aménagement flambant neuf.

Totalement repensé par Studio 02 (il y avait un fast-food resto tradi "anonyme" auparavant), la déco est "sobre et lumineuse", typée "nordique", loin des horreurs damidoesques trop souvent repompées sur le TF1 discount du PAF M6.

On a fait dans le "chêne blond", jolies chaises design, quelques tables en alcôve (la table 1 est propice à une certaine intimité-tranquillité)... et une très jolie cave à vins (10m2) de type "aquarium à persiennes" au centre de la pièce.

Le Boss est tendu. Normal, c'est un démarrage. Je le laisse bosser, visitant les lieux, bien plus vastes qu'aux Remparts.

Il y a même un coin "dégustation", avec table haute et présentoir de cave. Un petit tour justement dans la cave climatisée, pour un rapide scan des références proposées.

Les bonnes habitudes (et références) sont restées côté liquides, avec une excellente surprise en prime... mais voyons d'abord ce que ça vaut côté miam.

Café de la mairie à Saint-Avé... et Téo !!Café de la mairie à Saint-Avé... et Téo !!

Une formule "entrée-plat-café gourmand" à 16,50 € (10,50 € pour entrée-plat), une alternative avec le "menu du printemps" à 18 € (entrée-plat, 24 € avec le dessert). Des plats à la carte entre 8 et 23,50 €... plus quelques en-cas sur le pouce !!

Nous partons pour la formule printanière en 2 plats.

Terrine de lapin aux noisettes/salade bio - Tartare de lieu jaune aux herbes fraîches - Merlu au naturel, légumes de printemps, vinaigrette d'herbesTerrine de lapin aux noisettes/salade bio - Tartare de lieu jaune aux herbes fraîches - Merlu au naturel, légumes de printemps, vinaigrette d'herbesTerrine de lapin aux noisettes/salade bio - Tartare de lieu jaune aux herbes fraîches - Merlu au naturel, légumes de printemps, vinaigrette d'herbes

Terrine de lapin aux noisettes/salade bio - Tartare de lieu jaune aux herbes fraîches - Merlu au naturel, légumes de printemps, vinaigrette d'herbes

Si la terrine est un poil froide et un peu sèche, le "tartare de lieu" ne souffre pas la moindre critique. Un joli merlu à la cuisson sur le fil (comprendre "impeccablement cuit" pour les gens normaux, "pile au max" pour les psychopathes comme moi), aux généreux et délicieux légumes croquants !!

Mais comme indiqué au début de l'article, 72 heures après son ouverture, le rodage est toujours en cours.

Nicolas est tendu comme un string par ces ajustements. Laissons les choses se mettre en place. Tout ceci pour signaler qu'à 18 balles €, la formule est déjà fort honorable !!

L'excellente surprise, susurrée au début de ma bafouille, concerne justement la carte des vins... qui est déjà au point côté tarifs !!

Le Café de la mairie, au-delà de sa fonction de bar (vous pouvez toujours y boire un café le matin), est aussi une cave à vin !! Vous pouvez donc acheter les vins à prix caviste !!

"And Ze cherie on ze cakeu"... pour les boire à table, un droit de bouchon unique à 7,50 € !! Eh oui, enfin du "vin sur table" à prix raisonnable !!

Un petit tour sur les références aperçues : Gramenon, Mélaric, Fosse-Sèche, Overnoy, Laherte, Foillard, Tripot, La Grange Tiphaine... et plein d'autres qui arrivent !!

Une chose est sûre... que ce soit pour y boire ou y manger, on y remettra les pieds !!

Billet écrit il y a quelques jours, qui tombe à point nommé pour mettre en lumière un évènement organisé par Isabelle Perraud : Un mois pour Téo.

Je ne connais pas le petit Téo, mais je suis (à distance) les terribles épreuves que traverse ce gamin au visage souvent inondé de sourires...

Source Côte de la Molière

Source Côte de la Molière

La généreuse mobilisation "affective et morale" ( par des réseaux sociaux soucieux, que l'on juge trop souvent artificiels) dont il bénéficie est exemplaire.

Téo n'a pas la chance de pouvoir manger ce dont il a envie à cause de cette putain de sa race satanée maladie.

Aussi, par procuration, nous autres baffreurs gourmands de la toile, qui avons la chance de pouvoir manger sans restrictions, d'être en bonne santé, nous allons durant tout le mois d'avril lui "dédicacer" nos plats, nos plaisirs de la table (de la chaise, ou debout), qu'il retrouvera très vite je l'espère.

Aussi, Téo, voici pour toi ce sympathique déjeuner d'un tout jeune restaurant qui a l'espoir, comme toi, de nous rendre heureux...

Pour que Téo, même sans apéro, puisse nous faire rire de ses rôts (forcément bios) !!

CAFE DE LA MAIRIE
Bar-Restaurant-Cave
Place de l'Hôtel de Ville
56890 Saint-Avé
Tél: 02 97 60 60 27

Ouvert du mardi au dimanche pour le déjeuner, du jeudi au samedi pour le dîner.
Cave ouverte mardi et mercredi jusqu'à 20h00, du jeudi au samedi jusqu'à minuit.

Voir les commentaires

Vendredis du Vin #74 - Le vin qui désaltère

27 Mars 2015, 09:58am

Publié par Docadn

Bonjour à tous,

Retour aux devoirs du dernier vendredi du mois, avec Fred Truchon en Zident de la session printanière des Vendredis du Vin.

Le Vortex du Gosier nous propose une thématique presque évidente, jamais abordée à ce jour... et pourtant !!

Vendredis du Vin #74 - Le vin qui désaltère

Nous apprenons, dans l'argumentaire du Zident, qu'un de ses aïeuls serait mort de soif au fond d'un puit, terrorisé à l'idée de boire autre chose que du vin n'ayant pas eu le réflexe de boire de l'eau !!

Mais tout le monde le sait, sans eau, pas de vin, pas de vie synonyme d'une existence bien terne en perspective !! La sempiternelle formule "on a soif, on boit quoi !?" résonne régulièrement dans tous les foyers à l'hygrométrie mal maîtrisée...

"Epaulé jeté de soif" by Tolmer

"Epaulé jeté de soif" by Tolmer

Alors oui, quitte à faire chier l'ANPAA (qui ferait mieux de s'occuper des VRAIS problèmes de terrain, plutôt que faire du lobbying à la Monsanto aux effets nuls sur les comptoirs de pochtrons, mais dangereux pour la filière viticole), quitte à piétiner l'antique et inadaptée loi Evin, il existe des vins qui "désoiffent", qui "désaltèrent"...

Source Twitter

Source Twitter

Je sais pertinemment que "l'alcool déshydrate", mais il y a des vins qui vous font oublier cette vertu négative.

Même les néophytes du microcosme que représente le "monde du vin" (amateurs et vignerons) sont étonnés, à son contact, de la proportion "pas si élevée que cela en terme d'alcoolos purs et durs", en comparaison avec d'autres milieux "moins exposés" mais plus "ravagés"...

Combien de vins dont on vante la "torchabilité", la "gourmandise", le côté "glouglou", l'effet "descente incontrôlée" !!

Qui a honte de se "désaltérer" avec un rosé frais sous la tonnelle (à part ceux qui n'aiment pas le rosé) ?!

Donc oui, quand j'ai une "certaine" soif, pas celle d'après une rando, un effort sportif ou je ne sais quelle autre activité corporelle soutenue, j'ai mon "petit vin qui désoiffe" !!

Vin de France - Petit Jo - La Roche Bussière - Pierre et Antoine Joly

Vin de France - Petit Jo - La Roche Bussière - Pierre et Antoine Joly

Quoi ?! Encore La Roche Bussière !! Que voulez-vous !! Ce n'est pas une bouteille foirée qui va me faire changer d'avis sur la dimension des vins de ce domaine !!

Petit Jo, c'est "l'entrée de gamme" du domaine. Ni blanc, ni rosé, c'est un "rouge de soif".

Petit Jo (en 2013), c'est 50% de bon grenache, 30% de pas moins bonne syrah, plus 20% de merlot pour faire 100 % !!

Mais c'est aussi seulement 10 mg de soufre à la mise (zéro avant), pour des réveils anti-Very Bad Trip !!

Petit Jo, c'est aussi 13,7 volts d'alcool qu'on n'oublierait presque qui semblent en faire 2 de moins en bouche.

Alors au départ, Petit Jo, c'est un peu bizarre, pas rassurant du moins. Ca part sur des agrumes, un petit côté terreux, presque du fermentaire sur certains coups de narine.

Puis, le gosier gémit, il a soif, t'aimes ça gros cochon il faut répondre à sa "douleur". Petit Jo débarque entre les badigoinces et il fait le job !!

Une entame fraîche, acidulée, très poivrée, puissante. La bestiole est sauvage !! Normal... des mois qu'elle n'a pas vu la lumière, qu'elle n'a pas respiré !!

Quelques minutes passent...

Voilà, Petit Jo est réveillé !! L'ensemble s'affine, l'olive s'affirme, les épices se font plus douces, la fraîcheur est entière, le liquide glisse. De quoi vous faire oublier le cliché des "rouges sudistes lourdauds".

Petit Jo c'est ça !! Un coefficient "d'hydratation des sens et du reste" des plus efficaces !! Combien ?! Moins de 10 € chez tous les bons dealers de raisins fermentés.

C'était le VdV #74, à vous les gosiers !!

Voir les commentaires

LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

22 Mars 2015, 22:02pm

Publié par Docadn

Bonjour,

14 ème rendez-vous des amateurs de la dive bouteille, dans notre QG rennais Un Midi Dans les Vignes.

Notre petit cercle de picolos, toujours assoiffé, s'attaque à la "plus longue aire de jeu du vignoble hexagonal", j'ai nommé La Loire !!

Une exploration que nous ferons par étapes, en remontant le fleuve, même si des satellites un peu excentrés risquent d'être oubliés dans nos scans dégustatifs.

Honneur donc à la Loire Méridionale, pas la plus sexy pour les buveurs d'étiquettes snobs du vin, (dont je me défends d'être, en vouant une SINCERE adoration pour le muscadet), qui va nous réserver des surprises de taille au fil de ces 15 16 candidats.

Tous les vins sont bus à l'aveugle.

Maïté Ligeron nous a concocté un déjeuner qui essaie de coller au plus près aux apports (communiqués un poil tardivement pour imaginer Ze menu raccord).

C'est sur sa demande que nous démarrons par les rouges.

LPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Bretesche 1387 - Brut Nature - Jérémie Huchet :

Un "pétillant" en guise de warm up, à la bulle quasi invisible, exhalant fruits jaunes et fin sucre. La bulle est extrêmement fine, nerveuse, à l'amertume un poil marquée, quand la matière donne une sensation de sucrosité semble bien mûre. C'est globalement pas mal fait. **(*)

L'Aunis Etoilé 2013 - Deboubertin (Stéphanie Debout et Vincent Bertin) - Vin de France :

Le nez m'évoque un pinot noir dans un premier temps, avant de rebondir sur une macération carbonique évidente. La matière est fraîche, sur les fruits rouges, un poil crayeuse, avec une finale "pas très droite". Dommage pour cette dernière, car l'ensemble aurait fait un joli pineau d'Aunis très gourmand. Mais comme aurait sûrement dit Pierrot Deboubertin, qui a failli remettre au goût du jour les JO de la picole en 1253 : "l'important, c'est de participer d'en boire"... **(*)

253 Cuvée Surclassée 2011 - Philippe & Françoise Gourdon - Vin de France :

Un très joli nez de fruits rouges, alors que la matière est d'emblée austère. Un fruité dense (fraise) s'extirpe d'un jus définitivement rigide. La gourmandise finit par s'imposer difficilement sur une matière à la souplesse d'un mormon qui enterre sa vie de garçon à Las Vegas. **(*)

LPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

La Grange aux Belles - La Nina 2010 - Vin de France :

Nez hyper fruité, annonçant une gourmandise à tous les étages. L'ensemble est juteux, très mûr, équilibré, charnu et d'une intense buvabilité. Les pisse-froid analystes trouveront ça "un poil mûr", mais non, c'est juste très bon, sur un domaine qui avait perdu un peu de mon estime sur les derniers millésimes. ***(*)

Château Perray Jouannet - Vignobles Laffourcade 2011 - Anjou :

Nez typé de "cab' franc à l'ancienne", à l'astringence et au végétal de "déchausse-gencive" (si un dentiste peut me donner le nom exact de cet instrument de torture). Un apport de "La Mouthe", seconde caution féminine de notre assemblée et première participation remarquée avec cette daube cet achat à l'aveugle. 0

Domaine Langlois Château - Vieilles Vignes 2003 - Saumur :

Là encore, un nez typé de cab' franc, à l'attaque massive, boisée, "serrée-fermée", qui finit par imposer une consensualité gustative convenue et plutôt flatteuse. L'acidité est plutôt élevée pour un 03, mais vu que c'est Maël qui ne l'a pas amené, mais qu'il me faut un coupable pour reprendre le flambeau de "la bouteille pourrie que tout le monde insulte et qui te vaut une lapidation à la figue molle". *

LPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Domaine St-Nicolas - Le Poiré 2008 - Fiefs Vendéens :

Nez très expressif, complexe, métallique. Un jus à l'acidité haute, trèèèèès gourmand, au coefficient de torchabilité trèèès élevé. Tout le monde rame pour placer une négrette sur ce joli vin très joueur. ***(*)

Marc Pesnot - Chapeau Melon 2013 - Nature - Vin de France :

Une des 2 bouteilles du Boss, endossant avec joie le rôle du "punk à crête" par ses apports souvent "grunge métalcore d'obédience hair metal". Un pif de champignon (non hallucinogène), qui tourne pleine poire. On sent le "peu protégé", caractère "Crocs en bois de cagette Max Havelaar et sarouel en chanvre traité en préparation 501". Quasi bourguignon en bouche, hyper "rock décadent". Contrat rempli pour cette bouteille. Merci Christophe !! *(*)

Domaine Michel Brégéon - Muscadet 2004 :

Changement de registre avec ce muscadet assez réduit à l'entame, qui poire aussi intensément. L'attaque est délicate, fraîche, à l'acidité modèle, d'une rondeur très élastique. Un mayennais (en mode rougeaud qui a chaud depuis le début des hostilités) est surpris, à la découverte de l'étiquette, qu'un Muscadet puisse lui donner une demi-molle être aussi avenant. ***

LPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Pithon-Paillet - Clos Pirou 2013 - Savennières :

Joli nez complexe, anisé, qui hurle "melon de Bourgogne", alors que c'est un chenin !! Attaque fraîche, nette, aux amers saillants, simple, bien foutu, mais pas de quoi se relever la nuit... surtout en découvrant son pédigrée !! Forcément trop jeune, mais prometteur. **/**(*)

Domaine Jo Pithon - Les Bonnes Blanches 2004 :

"Le keupon sans moumoute" revient avec un second blanc au caractère olfactif "oxydatif" qui nous emmène presque en Jura !! Un autre mayennais (moins rougeaud que son cousin) y trouve même de la crème brûlée, pas déconnante pour le coup.

La matière est nette, sans caractère déviant, puissante, en mode "oxydatif ménagé" modèle. Pour moi, le "meilleur blanc sec" de la série. ***(*)

Domaine du Closel - Clos du Papillon 2003 - Savennières :

Un nez de Lactalis yaourt, au bouchon évident... mais nous ne sommes que 2 à le ressentir. Ensemble rond, assez tendre, pas mal, mais bouchonné pour ma pomme. NN

LPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Collection Privée des Frères Couillaud - PM 2004 - Vin de France :

Le traumatisme de "la bouteille foirée" est encore vivace !! Je "joue ma vie" en servant avec une certaine appréhension mon apport.

Pas de bouchon, pas de vin barré, ouf !! Ca pète d'ananas (petit manseng, eh oui, y'en a là-bas aussi) au-dessus du verre, quand la bouche reste "propre" devant l'aérien et le fruit délicat du jus en question. J'y décèle quand même un côté demi-corps qui n'en fait pas le délice absolu attendu. ***/***(*)

Domaine de Montgilet - Les Trois Schistes 2009 - Coteaux de l'Aubance :

Un coing puissant, une figue, une datte, mais un ensemble court et un peu pataud qui déçoit l'assemblée et son donateur. *(*)/**

Domaine de Montgilet - Le Tertereaux 2009 - Coteaux de l'Aubance :

Un liquoreux pour finir, sur le même millésime que son prédécesseur !! L'acidité est plus tranchante, équilibrant bien mieux l'ensemble **(*)... mais mon crayon se fait vagabond, je décroche, avant de plonger une petite cuillère dans un verre contenant un nectar de Didier Chaffardon "titrant" 700g de sr (1° d'alcool de mauvaise mémoire) tout simplement phénoménal ****

LPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Ainsi s'achève ce 14ème opus breton qui, derrière des préjugés bien ancrés, doit son succès à l'impeccable logistique assurée par Bernard et Annick, sans parler de l'accueil et la générosité des Ligeron.

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 > >>