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EscapadeS

Vendredis du Vin #74 - Le vin qui désaltère

27 Mars 2015, 09:58am

Publié par Docadn

Bonjour à tous,

Retour aux devoirs du dernier vendredi du mois, avec Fred Truchon en Zident de la session printanière des Vendredis du Vin.

Le Vortex du Gosier nous propose une thématique presque évidente, jamais abordée à ce jour... et pourtant !!

Vendredis du Vin #74 - Le vin qui désaltère

Nous apprenons, dans l'argumentaire du Zident, qu'un de ses aïeuls serait mort de soif au fond d'un puit, terrorisé à l'idée de boire autre chose que du vin n'ayant pas eu le réflexe de boire de l'eau !!

Mais tout le monde le sait, sans eau, pas de vin, pas de vie synonyme d'une existence bien terne en perspective !! La sempiternelle formule "on a soif, on boit quoi !?" résonne régulièrement dans tous les foyers à l'hygrométrie mal maîtrisée...

"Epaulé jeté de soif" by Tolmer

"Epaulé jeté de soif" by Tolmer

Alors oui, quitte à faire chier l'ANPAA (qui ferait mieux de s'occuper des VRAIS problèmes de terrain, plutôt que faire du lobbying à la Monsanto aux effets nuls sur les comptoirs de pochtrons, mais dangereux pour la filière viticole), quitte à piétiner l'antique et inadaptée loi Evin, il existe des vins qui "désoiffent", qui "désaltèrent"...

Source Twitter

Source Twitter

Je sais pertinemment que "l'alcool déshydrate", mais il y a des vins qui vous font oublier cette vertu négative.

Même les néophytes du microcosme que représente le "monde du vin" (amateurs et vignerons) sont étonnés, à son contact, de la proportion "pas si élevée que cela en terme d'alcoolos purs et durs", en comparaison avec d'autres milieux "moins exposés" mais plus "ravagés"...

Combien de vins dont on vante la "torchabilité", la "gourmandise", le côté "glouglou", l'effet "descente incontrôlée" !!

Qui a honte de se "désaltérer" avec un rosé frais sous la tonnelle (oui, ceux qui n'aiment pas le rosé) ?!

Donc oui, quand j'ai une "certaine" soif, pas celle d'après une rando, un effort sportif ou je ne sais quelle autre activité corporelle soutenue, j'ai mon "petit vin qui désoiffe" !!

Vin de France - Petit Jo - La Roche Bussière - Pierre et Antoine Joly

Vin de France - Petit Jo - La Roche Bussière - Pierre et Antoine Joly

Quoi ?! Encore La Roche Bussière !! Que voulez-vous !! Ce n'est pas une bouteille foirée qui va me faire changer d'avis sur la dimension des vins de ce domaine !!

Petit Jo, c'est "l'entrée de gamme" du domaine. Ni blanc, ni rosé, c'est un "rouge de soif".

Petit Jo (en 2013), c'est 50% de bon grenache, 30% de pas moins bonne syrah, plus 20% de merlot pour faire 100 % !!

Mais c'est aussi seulement 10 mg de soufre à la mise (zéro avant), pour des réveils anti-Very Bad Trip !!

Petit Jo, c'est aussi 13,7 volts d'alcool qu'on n'oublierait presque qui semblent en faire 2 de moins en bouche.

Alors au départ, Petit Jo, c'est un peu bizarre, pas rassurant du moins. Ca part sur des agrumes, un petit côté terreux, presque du fermentaire sur certains coups de narine.

Puis, le gosier gémit, il a soif, t'aimes ça gros cochon il faut répondre à sa "douleur". Petit Jo débarque entre les badigoinces et il fait le job !!

Une entame fraîche, acidulée, très poivrée, puissante. La bestiole est sauvage !! Normal... des mois qu'elle n'a pas vu la lumière, qu'elle n'a pas respiré !!

Quelques minutes passent...

Voilà, Petit Jo est réveillé !! L'ensemble s'affine, l'olive s'affirme, les épices se font plus douces, la fraîcheur est entière, le liquide glisse. De quoi vous faire oublier le cliché des "rouges sudistes lourdauds".

Petit Jo c'est ça !! Un coefficient "d'hydratation des sens et du reste" des plus efficaces !! Combien ?! Moins de 10 € chez tous les bons dealers de raisins fermentés.

C'était le VdV #74, à vous les gosiers !!

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LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

22 Mars 2015, 22:02pm

Publié par Docadn

Bonjour,

14 ème rendez-vous des amateurs de la dive bouteille, dans notre QG rennais Un Midi Dans les Vignes.

Notre petit cercle de picolos, toujours assoiffé, s'attaque à la "plus longue aire de jeu du vignoble hexagonal", j'ai nommé La Loire !!

Une exploration que nous ferons par étapes, en remontant le fleuve, même si des satellites un peu excentrés risquent d'être oubliés dans nos scans dégustatifs.

Honneur donc à la Loire Méridionale, pas la plus sexy pour les buveurs d'étiquettes snobs du vin, (dont je me défends d'être, en vouant une SINCERE adoration pour le muscadet), qui va nous réserver des surprises de taille au fil de ces 15 16 candidats.

Tous les vins sont bus à l'aveugle.

Maïté Ligeron nous a concocté un déjeuner qui essaie de coller au plus près aux apports (communiqués un poil tardivement pour imaginer Ze menu raccord).

C'est sur sa demande que nous démarrons par les rouges.

LPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Bretesche 1387 - Brut Nature - Jérémie Huchet :

Un "pétillant" en guise de warm up, à la bulle quasi invisible, exhalant fruits jaunes et fin sucre. La bulle est extrêmement fine, nerveuse, à l'amertume un poil marquée, quand la matière donne une sensation de sucrosité semble bien mûre. C'est globalement pas mal fait. **(*)

L'Aunis Etoilé 2013 - Deboubertin (Stéphanie Debout et Vincent Bertin) - Vin de France :

Le nez m'évoque un pinot noir dans un premier temps, avant de rebondir sur une macération carbonique évidente. La matière est fraîche, sur les fruits rouges, un poil crayeuse, avec une finale "pas très droite". Dommage pour cette dernière, car l'ensemble aurait fait un joli pineau d'Aunis très gourmand. Mais comme aurait sûrement dit Pierrot Deboubertin, qui a failli remettre au goût du jour les JO de la picole en 1253 : "l'important, c'est de participer d'en boire"... **(*)

253 Cuvée Surclassée 2011 - Philippe & Françoise Gourdon - Vin de France :

Un très joli nez de fruits rouges, alors que la matière est d'emblée austère. Un fruité dense (fraise) s'extirpe d'un jus définitivement rigide. La gourmandise finit par s'imposer difficilement sur une matière à la souplesse d'un mormon qui enterre sa vie de garçon à Las Vegas. **(*)

LPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

La Grange aux Belles - La Nina 2010 - Vin de France :

Nez hyper fruité, annonçant une gourmandise à tous les étages. L'ensemble est juteux, très mûr, équilibré, charnu et d'une intense buvabilité. Les pisse-froid analystes trouveront ça "un poil mûr", mais non, c'est juste très bon, sur un domaine qui avait perdu un peu de mon estime sur les derniers millésimes. ***(*)

Château Perray Jouannet - Vignobles Laffourcade 2011 - Anjou :

Nez typé de "cab' franc à l'ancienne", à l'astringence et au végétal de "déchausse-gencive" (si un dentiste peut me donner le nom exact de cet instrument de torture). Un apport de "La Mouthe", seconde caution féminine de notre assemblée et première participation remarquée avec cette daube cet achat à l'aveugle. 0

Domaine Langlois Château - Vieilles Vignes 2003 - Saumur :

Là encore, un nez typé de cab' franc, à l'attaque massive, boisée, "serrée-fermée", qui finit par imposer une consensualité gustative convenue et plutôt flatteuse. L'acidité est plutôt élevée pour un 03, mais vu que c'est Maël qui ne l'a pas amené, mais qu'il me faut un coupable pour reprendre le flambeau de "la bouteille pourrie que tout le monde insulte et qui te vaut une lapidation à la figue molle". *

LPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Domaine St-Nicolas - Le Poiré 2008 - Fiefs Vendéens :

Nez très expressif, complexe, métallique. Un jus à l'acidité haute, trèèèèès gourmand, au coefficient de torchabilité trèèès élevé. Tout le monde rame pour placer une négrette sur ce joli vin très joueur. ***(*)

Marc Pesnot - Chapeau Melon 2013 - Nature - Vin de France :

Une des 2 bouteilles du Boss, endossant avec joie le rôle du "punk à crête" par ses apports souvent "grunge métalcore d'obédience hair metal". Un pif de champignon (non hallucinogène), qui tourne pleine poire. On sent le "peu protégé", caractère "Crocs en bois de cagette Max Havelaar et sarouel en chanvre traité en préparation 501". Quasi bourguignon en bouche, hyper "rock décadent". Contrat rempli pour cette bouteille. Merci Christophe !! *(*)

Domaine Michel Brégéon - Muscadet 2004 :

Changement de registre avec ce muscadet assez réduit à l'entame, qui poire aussi intensément. L'attaque est délicate, fraîche, à l'acidité modèle, d'une rondeur très élastique. Un mayennais (en mode rougeaud qui a chaud depuis le début des hostilités) est surpris, à la découverte de l'étiquette, qu'un Muscadet puisse lui donner une demi-molle être aussi avenant. ***

LPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Pithon-Paillet - Clos Pirou 2013 - Savennières :

Joli nez complexe, anisé, qui hurle "melon de Bourgogne", alors que c'est un chenin !! Attaque fraîche, nette, aux amers saillants, simple, bien foutu, mais pas de quoi se relever la nuit... surtout en découvrant son pédigrée !! Forcément trop jeune, mais prometteur. **/**(*)

Domaine Jo Pithon - Les Bonnes Blanches 2004 :

"Le keupon sans moumoute" revient avec un second blanc au caractère olfactif "oxydatif" qui nous emmène presque en Jura !! Un autre mayennais (moins rougeaud que son cousin) y trouve même de la crème brûlée, pas déconnante pour le coup.

La matière est nette, sans caractère déviant, puissante, en mode "oxydatif ménagé" modèle. Pour moi, le "meilleur blanc sec" de la série. ***(*)

Domaine du Closel - Clos du Papillon 2003 - Savennières :

Un nez de Lactalis yaourt, au bouchon évident... mais nous ne sommes que 2 à le ressentir. Ensemble rond, assez tendre, pas mal, mais bouchonné pour ma pomme. NN

LPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Collection Privée des Frères Couillaud - PM 2004 - Vin de France :

Le traumatisme de "la bouteille foirée" est encore vivace !! Je "joue ma vie" en servant avec une certaine appréhension mon apport.

Pas de bouchon, pas de vin barré, ouf !! Ca pète d'ananas (petit manseng, eh oui, y'en a là-bas aussi) au-dessus du verre, quand la bouche reste "propre" devant l'aérien et le fruit délicat du jus en question. J'y décèle quand même un côté demi-corps qui n'en fait pas le délice absolu attendu. ***/***(*)

Domaine de Montgilet - Les Trois Schistes 2009 - Coteaux de l'Aubance :

Un coing puissant, une figue, une datte, mais un ensemble court et un peu pataud qui déçoit l'assemblée et son donateur. *(*)/**

Domaine de Montgilet - Le Tertereaux 2009 - Coteaux de l'Aubance :

Un liquoreux pour finir, sur le même millésime que son prédécesseur !! L'acidité est plus tranchante, équilibrant bien mieux l'ensemble **(*)... mais mon crayon se fait vagabond, je décroche, avant de plonger une petite cuillère dans un verre contenant un nectar de Didier Chaffardon "titrant" 700g de sr (1° d'alcool de mauvaise mémoire) tout simplement phénoménal ****

LPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Ainsi s'achève ce 14ème opus breton qui, derrière des préjugés bien ancrés, doit son succès à l'impeccable logistique assurée par Bernard et Annick, sans parler de l'accueil et la générosité des Ligeron.

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L'Arbalaise à Saint-Brieuc

15 Mars 2015, 16:15pm

Publié par Docadn

Bonjour,

La déclinaison en version bistrot d'une "table réputée" n'est point le monopole des restaurateurs parisiens ou lyonnais. Le phénomène existe même en Bretagne... jusque dans les Côtes d'Amor.

Après 3 semaines de silence, le foutoir se réveille enfin, car il a faim.

Retour sur une table dont je n'ai pas encore totalement chié le contenu est à peine digéré à l'heure où je dactylographie, avec mes deux index de gendarme raté, ces lignes.

L'Arbalaise à Saint-BrieucL'Arbalaise à Saint-Brieuc

L'Arbalaise est l'émanation "bistrot" de la "grande table locale" Aux Pesked (poissons en breizhou), drivée par Mathieu Aumont (1 macaron au Gros Rouge).

C'est une certaine Aurore Gosselin (selon la "vieille référence" trouvée sur le net) qui dirige les pianos.

Pâtissière de formation, elle a oeuvré en tant que telle Aux Pesked, avant que Mathieu Aumont ne lui confie les clés du bistrot, il y a 4 ans, pour y proposer une "cuisine de marché".

C'est Marina Blévin (désormais associée à Mathieu Aumont) qui veille au grain en salle.

Nous nous pointons à midi pétantes, sans résa, pour découvrir un grand comptoir à l'entrée, fort bien garni en pochtrons locaux à casquettes de marin d'habitués venus boire le coup des coups après le marché.

Une grande salle avec carrelage à l'ancienne, tables raccords dans la première salle. Banquettes et déco moins "défraîchie" occupent le long corridor prolongeant la salle (80 couverts au total). Une vraie carte postale pour le Fooding !!

Accueil poli par un clone troublant de Bettane (avec 30 kg de moins), qui nous installe immédiatement au plus près des chiottes (évitez pour le coup les tables 28 et 29), comme si on pouvait lire dans mon regard que je souffrais de troubles prostatiques graves, alors que la salle est quasi vide (et pas totalement réservée) !!

Si vous voyez parfaitement cette illustration depuis votre table, vous pourrez vous soulager en moins de 4 secondes !!

Si vous voyez parfaitement cette illustration depuis votre table, vous pourrez vous soulager en moins de 4 secondes !!

L'ardoise annonce une première séquence entrée-plat-dessert à 17 €... un samedi midi !!

Je pars donc pour la totale, quand La Miss opte pour un moyen métrage entrée-plat à 14 balles, en compagnie d'un chardo pas gégé, mais pas cher (2,90€) !!

Beignets d'encornets, sauce tartare -  Brandade de morue Beignets d'encornets, sauce tartare -  Brandade de morue

Beignets d'encornets, sauce tartare - Brandade de morue

Des beignets d'encornets TOP pour démarrer ce déjeuner !! Parfaitement saisis, tendres, un pur délice.

La blanquette fait dans le "tradi-maison qui rassure sans surprendre", quand la brandade déçoit La Miss. Il est vrai que les morceaux de poissons se font aussi rares qu'une fève dans une galette, dommage...

Le seul name-dropping de la séquence, avec cet honorable fromage blanc de "La Ferme des Grands Prés", nappé d'un coulis de framboise au juste sucre.

Une séquence plus qu'honorable sur mes choix, un poil décevante pour La Miss !!

Blanquette de veau - Fromage blanc, coulis de framboiseBlanquette de veau - Fromage blanc, coulis de framboise

Blanquette de veau - Fromage blanc, coulis de framboise

Mais remettons les choses à leur place : où manger aussi correctement pour 17 balles à St-Brieuc ?! A l'Air du Temps me diront sûrement d'autres locaux !!

Peut-être... et sans aucun doute pour mieux y boire, quand j'y lis la carte des vins, écrasant sans mal la très laborieuse sélection de L'Arbalaise (ce dernier n'hésitant pas à souligner qu'elle est faite par la maison-mère... !!).

Le seul bémol (de taille, pour moi qui m'agace aussi souvent de la forme que du fond) est cette propension à "glisser des éléments modernes quand on n'assume pas totalement de faire du bistrot à la papa" !!

Je me suis agacé (intérieurement) dès l'entrée, en voyant ces splendides anneaux d'encornets servis sur une gouttière en porcelaine un plat à apéritif d'à peine 8 cm de largeur !!

Je passe sur la cocotte pour la blanquette et la bassine à Rika Zaraï la simili soupière pour la brandade, mais une assiette pratique et jolie ça existe aussi !!

En attendant, on ne peut nier le succès de ce bistrot au rapport qualité/prix indéniable, attirant sa horde locale de bobos rougeauds et ses vieux beaux à pantalons pastel (45 minutes d'attente à notre départ pour les imprudents qui tentent leur chance après 13h00) !!

Une adresse qui, en travaillant sa carte des vins et sa vaisselle tout en préservant son carrelage de grand-mère, ne tardera pas à s'attirer la sympathie du Fooding, pour être rapidement classée "miniprix-bistrot-terroir".

L'Arbalaise

12 Rue Michelet, 22000 Saint-Brieuc

Tél : 02 96 33 02 30

www.larbalaise.fr

larbalaise@orange.fr

Ouvert tous les midis du lundi au samedi. Tous les soirs du jeudi au samedi

NB : préférez dans le mesure du possible "le corridor", la salle étant très bruyante quand le comptoir est gavé des ses piliers affiche complet !!

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Florilège de dégustations XXXV

22 Février 2015, 09:30am

Publié par Docadn

Bonjour,

Petite revue des quilles goûtées/avalées depuis l'opus XXXIV.

Florilège de dégustations XXXVFlorilège de dégustations XXXV

Bien Luné 2011 (Domaine Terre des Chardons en Costières-de-Nîmes) au nez qui "olive" à fond (70% de syrah), à l'hémoglobine entêtante, au métal froid dominant. Une surprenante suavité en bouche, qui contraste avec le nez un poil "sauvage".

L'acidité est haute, la bouche tonique, sans pour autant déséquilibrer l'ensemble, qui restera délicat et finement poivré. à J+2, le vin est éteint. ***

L'Altesse 2012 de la Famille Peillot est la grande découverte de ce début d'année. Cette roussette du Bugey vous emmène immédiatement en Alsace avec ses arômes pétrolés, puis en Loire avec de puissantes notes de miel et de coing.

La bouche nous laisse en Alsace, déroulant un ensemble vif, sec, plein, un poil éthéré, au volume très conséquent, à la finale très finement oxydative.

Il y a de l'élégance teintée d'une juste austérité. Finale très miellée, quand le soir venu, l'austérité résiduelle laisse place à un joli fruit libéré. ***(*)

Florilège de dégustations XXXVFlorilège de dégustations XXXV

Une décennie de repos pour "Les 3 Chênes" 2005 d'Emmanuel Darnaud. Un nez louchant plus sur le Languedoc ou le 'Rhône sud" par ces notes d'herbes sèches et une expression de grenache ensoleillé. Le fin boisé se mue en bois brûlé, déjà ressenti sur le millésime 2009.

Une attaque d'abord discrète, qui se vivifie au fil des gorgées. C'est plein, encore "jeune", plus sudiste que nordiste, à l'acidité haute, à la grande fraîcheur, terreux, à la complexité limitée.

L'alcool finit par dominer les débats. Une certaine délicatesse s'extirpe difficilement de la mêlée, mais me laisse circonspect sur l'impression générale un poil décevante. **/**(*)

Direction la Loire, avec ce crémant "Blanc Secret 2008" du domaine Bois Mozé. Bulles nerveuses, cordon fin, nez de chardonnay très expressif (élevage ?!).

La finesse des bulles se confirme en tronche. Ensemble dense, un poil brouillon, à la bulle "crémeuse" sur une expression finale très citronnée. Pas le grand kif pour autant. **

Florilège de dégustations XXXVFlorilège de dégustations XXXV

Version 2013 de l'Altesse de Peillot, coup de coeur décrit quelques lignes plus haut. Pour le coup, le nez nous emmène plutôt vers des contrées bourguignonnes, avec des notes d'agrumes et de boisé très marqués.

L'attaque est mûre, grasse, plus ronde que sur 12, tout en préservant ce côté "sec et vif". C'est plein, mais plus détendu que ce que le 12 m'avait donné à voir. ***

Allons pour le coup réellement en Bourgogne, avec ce Haute-Côtes-de Nuits 2008 de David Duband. C'est la 3 ou 4ème fois que je déguste cette cuvée. J'avais adoré le côté "cinglant-Vifle*-du-millésime-2008-dans-sa-jeunesse". Je voulais voir comment le vin "gérait" sa puissance et son acidité dans le temps.

Un nez de "bonbon au citron chimique", à l'acidulé débridé. Une attaque austère, toujours très "vive-acide", à la finale serrée, comme "verrouillée". L'ensemble est très riche, au fin bois expressif. Le vin ne m'impressionne plus comme avant, mais c'est encore bien bon. ***

*Vifle : gifle avec du vin, tiré de la bifle...
Et tout ça sans parler des quelques vins goûtés à la volée chez les cavistes...

Et tout ça sans parler des quelques vins goûtés à la volée chez les cavistes...

Florilège XXXV terminé, à vous les studios.

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La Table d'Anjou à Tiercé

12 Février 2015, 21:54pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Suite et fin du week-end angevin, avec une nouvelle table au tableau de chasse de votre baffreur serviteur.

Cathy et Thierry Michelet sont les heureux propriétaires de La Table d'Anjou, qui a ouvert ses portes en juin 2012.

Deux ligériens de "souche", aux parcours de globe-trotters de la fourchette et du verre à pied.

Honneur à Cathy, qui après des débuts en Allemagne et en Angleterre, a vu sa carrière "décoller" au Bristol, puis au Camélia à Paris (en tant que sommelière), avant de devenir chef-sommelière à "L'Atelier Joël 50 nuances de Robuchon".

La Table d'Anjou à Tiercé

Pour Thierry Michelet, un parcours pas moins "honteux". Apprenti chez Didier Vidus (Au Val-de-Loire à Les Rosiers/Loire), il enchaîne chez Jean Criton (Fontevrault l'Abbaye), avant de "monter à la capitale".

Taillevent, La Présidence de la République, Le Meurice, Le Georges V, Camélia (Bougival), Le Négresco, chef-adjoint à l'Espadon (Le restaurant de Ritz)... que des petites maisons anonymes en fait !!

Un petit tour à Biarritz (Grand Hôtel Loréamar), un autre "coup de main" à La Ribaudière (Bourg-Charente, étoilé Gros Rouge), avant de poser son sac à Tiercé, comme un retour aux sources nécessaire après des années à "bourlinguer".

La salle est déserte à notre arrivée. Elle est d'une blancheur presque trop clinique à mes yeux !! Cathy Michelet est au service, épaulée d'un serveur un poil timide.

Grignotages

Grignotages

Elle nous propose un "menu composé à partir de son marché", soit une séquence entrée-plat-dessert à 39€ (avec 2 plats et 3 desserts au choix) pour ce samedi soir de janvier.

Foie gras poêlé, velouté de topinambour, noisettes du Piémont, pulpe de kumquat

Foie gras poêlé, velouté de topinambour, noisettes du Piémont, pulpe de kumquat

St Jacques d'Erquy, bouillon mousseux de homard, légumes racines

St Jacques d'Erquy, bouillon mousseux de homard, légumes racines

Terrine de pommes confites 5h, cookie noix au chocolat, dôme châtaigne, sorbet noisette grillée

Terrine de pommes confites 5h, cookie noix au chocolat, dôme châtaigne, sorbet noisette grillée

Une séquence de très bon niveau, avec son foie gras juste rosé, ses St-Jacques sur le fil et son bouillon délicieux.

Une réserve sur le cookie, pas gégé, qui gâche la bonne idée du dessert.

Une attente un poil longuette entre l'entrée et le plat. service souriant, pro et discret.

La carte des vins montre tout l'intérêt porté aux crus locaux et voisins, avec une préférence pour les "bios"(on a l'impression d'être aux Greniers St-Jean, mais assis), malgré quelques coefficients assez discutables.

La Table d'Anjou à Tiercé

C'est donc un "Entre Deux Voyes" 2011 du P'tit Domaine de Richard Desouche (un peu moins de 40 balles sur table) qui a remporté l'appel d'offres de la soirée.

Si je me suis déjà extasié devant le rouge du domaine, je ne peux que faire l'éloge de ce chenin à la très bonne tenue gastronomique... mais à la distribution hélas trop ténue pour en remplir sa cave !!

En conclusion, une jolie table (que les parigots qualifieront de "cuisine provinciale") excentrée, où un couple aux cv de cadors s'applique à distiller une cuisine inspirée, sans tomber dans les travers d'une branchitude ennuyeuse et pleine de non-sens.

La Table d'Anjou

Cathie et Thierry Michelet

16 rue d'Anjou

49125 Tiercé

Tél : 02 41 87 99 63

www.latabledanjou.com

restaurant@latabledanjou.com

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Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

4 Février 2015, 21:26pm

Publié par Docadn

Bonsoir,

Un excellent dîner à "La Table d'Anjou" à Tiercé (résumé à venir), suivi d'une nuit sur le dos (ou comme notre limousin, à faire la teuf toute la nuit avec des djeunes), avant d'attaquer la suite et fin du grand raout bachique angevin.

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

Première étape chez Sébastien Mann, dont je retiendrais seulement le Riesling Altengarten 12 à la profondeur notable, ainsi que le Riesling Grand Cru Pfersigberg 11 racé et précis.

Toujours en Alsace, chez Zusslin, seul le Riesling Clos Liebenberg 07, par sa singulière beauté, est parvenu à m'émouvoir.

Direction le Burgenland en Autriche, pour le Domaine Gutt Oggau, avec des blancs aux fruités et aux équilibres enthousiasmants, que les rouges ne confirment pas, en dehors de Bertholdi 11 au soyeux imposant, épaulé par un Joschuari 12 au crayeux et à la fraîcheur marqués.

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

Retour dans l'Hexagone, chez la star "franco-nippone" du Château Le Puy, où Emilien 10 (millésime des 400 ans du domaine !!) domine de la tête et des épaules les versions 11 et 12 de cette cuvée. Pour Barthélemy (sans soufre), c'est sur le millésime 11 que je trouve le plus de plaisir !!

Chez Le Soula, grosse claque avec le "blanc" 07, alors que c'est le "rouge" 10 qui m'impressionne par sa finesse, sa puissance et sa cinglante netteté !!

Gros passage à vide chez Gramenon, où presque tout me semble sucré et/ou astringent au possible !! Seule La Papesse 14 tient son rang par sa grande mâche et son élégance.

Chez les soeurs du Clos Fantine, La Lanterne Rouge 14 est déjà une grosse gourmandise, quand Faugères 13 et Courtiol 13 ont une astringence rédhibitoire à ce stade !!

Sympathique "rang à boire" au Mas des Chimères, avec en pointe le "blanc" 13 frais et net. En rouge, l'échantillon tiré sur cuve de Nuit grave 13 semble déjà bien en place.

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

Déjà la fin du salon pour mon palais exténué. Je me "termine" aux sucres, d'abord chez Tessa Laroche, avec une Cuvée de l'Abbesse 13 à l'équilibre épatant.

Puis un dernier "grand" verre que cet Auguste 14 (ex cuvée Vieilles Vignes) du Domaine des Sablonnettes (Christine et Joël Ménard), à l'amplitude, au fruité et à l'équilibre magistraux !!

Il est déjà 13h00, je quitte Les Greniers (bondés) avec une seule certitude : après 400 "grumages*" (et quasiment autant de crachats), j'aime toujours le vin et ses géniteurs !!

* Néologisme personnel tiré du verbe "grumer"

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Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

2 Février 2015, 21:29pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Les Greniers St-Jean ont à peine fermé leurs portes, que je vous assène mon sempiternel avis.

Comme une journée sans fin, les mêmes rituels, les mêmes têtes... mais aussi trop de "barbus-jeans slim-lunettes oversize-doudounes qui coûtent un smic", sûrement trop de domaines (194 selon les organisateurs, en augmentation d'une cinquantaine, au détriment de l'espace restauration, renvoyé au sous-sol, où ça meulait grave un poil frais !!), trop de monde... mais bon ça, on a l'habitude !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Je ne vais pas vous imposer le détail des 204 vins crachés pendant ces 2 jours, mais un survol rapide, avec quelques piqués, des "découvertes-confirmations-surprises-déceptions" croisées.

Avec pour commencer, le sextet des bulles champenoises Larmandier-Bernier-Fleury-Francis Boulard-Franck Pascal-Marie Courtin-Françoise Bedel, où j'ai noté une Terre de Vertus 09 (Larmandier-Bernier) vibrante, un 02 (Fleury) pas moins excitant, un Rosé 05 (Boulard) au fruité absolu, une Efflorescence 10 (Courtin) joliment orientale, quand Pacifiance (base 06-07 chez Franck Pascal) délivrait une matière très élégante !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Chez Tissot, je retiendrais En Barberon 12, à l'équilibre modèle.

Premier coup de coeur de la journée chez Zind-Humbrecht, avec un Clos Jebsal 08 (une VT* de pinot gris à 70 g de sr**) absolument REMARQUABLE !!

La star de cette édition était Lalou Bize-Leroy (Domaine d'Auvenay - Domaine Leroy), dont le stand n'a jamais cessé d'être pris d'assaut... quand elle avait du vin !!

Un mince espace pour glisser notre verre, puis s'extasier sur un splendide Savigny - Les Narbantons 09, ou encore un Meursault - Les Narvaux 11 à la puissance extra-terrestre !!

* Vendanges Tardives - ** sucre résiduel
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Chez Guillemot, c'est rapide !! Un Quintaine 13 dense, puis un rapide coup de pif sur la toute nouvelle eau-de-vie de la fille, avant de filer chez Mélaric pour ne pas recracher son Billes de Roche 13 (en blanc), quand Cerisaie 12 paraît plus que prometteur.

Chez Delesvaux (généreux vestiaire et couple adorable), nous refaisons le plein des "secs" avec Feuille d'Or 12 et 13, Authentique 12 et 13, aux acidités de diable !!

Petit pèlerinage chez Overnoy, avec un Arbois 11 modèle, quand les savagnins 06 & 11 nous laissent pantois d'admiration !!

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Chez Ostertag, les amers appuyés du Clos Mathis 13 me gênent fortement... seuls Fronholz et Muenchberg 13 sortent du lot !!

Mais ils souffrent la comparaison après l'arrêt chez Marc Tempé (Alsace) à la gamme racée, stupéfiante de précision !! Gros coup de coeur pour l'ensemble de son oeuvre !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Je passe totalement à travers les vins de Xavier Caillard (dont beaucoup chantaient des louanges avec lancer de pétales de roses sur son passage et autour de son stand), même si sa "Cuvée 05" reste "nette" !!

Chez Sébastien David (qui a perdu 12 kg juste en s'épilant, pour honorer la mémoire d'un Demis Roussos post rayons), c'est du tout bon. Mentions pour son Coef 13 et la caresse de son Kezako 12 !!

Les Vins du Mas Jullien m'ont laissé un poil froid, juste avant les rouges de Mélaric et une Cerisaie 12 top, quand Billes de Roche 12 et Cerisaie 11 étaient serrés dans leurs slips !!

Très belle série chez Jean Delobre (Ferme des 7 lunes), où même la température un poil basse des St-Jo n'empêchait pas de s'émouvoir des très jolis jus présentés (12-13-14).

Etape beaujolaise obligatoire chez Michel Guignier (épaulé par sa fille), dont tous les vins étaient d'une accessibilité rare sur ce salon !! Là encore, une superbe série fruitée et très gourmande !!

Juste à côté, le Domaine Dutraive, aux jus très enthousiasmants aussi !!

La déception du moment se trouve chez Monier-Pérreol (St-Joseph), où pas un vin n'a trouvé grâce à mon palais. Je l'aime bien pourtant l'gars Monier, mais c'est ainsi !! C'était pas "sex" ce jour-là !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

La charmante Hélène Thibon (Mas de Libian) nous régale sans compter avec ses cuvées 13 et 14. Vin de Pétanque 14, Bout d'Zan 14 et Khayyâm 14 (top) en tête !!

Philippe Gourdon nous refait le coup avec ses Amandiers 02... et ça marche !! Les deux Zéro Pointé 14 (rosé et blanc) s'inscrivent dans une logique "top glouglou" qui ne souffrent pas le moindre commentaire.

L'heure du glucose a sonné (la fin de la journée aussi) !! Le liquoreux de la Cerisaie 11 de Mélaric est toujours aussi dément de justesse.

Les Delesvaux nous "snipent" d'une rafale de Clos, SGN et autres Anthologie sur 10-11 et 13 d'un niveau olympique !!

Fin du premier round avec Juchepie et une Passion 09 qui se démarque nettement du lot.

Allez, vous pouvez fermer l'onglet, c'est fini pour aujourd'hui !!

A suivre...

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On the Rhône (sud) again, again...

25 Janvier 2015, 22:51pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Après une édition nord-sud, place à une thématique méridionale, géographiquement parlant, sur le Rhône.

XIIIème édition du cercle LPV BzH consacrée aux vins nés dans le sud de "l'appellation Rhône".

Nous sommes une bonne dizaine à nous retrouver au sein d'Un Midi Dans les Vignes à Rennes, pour plancher sur ce coin "chaleureux" (en degrés d'alcool contenus dans les bouteilles) de l'appellation .

Le planning familial ayant peu la mainmise sur la régulation des naissances au sein du cercle, un de nos membres actifs (n'y voyez aucune allusion DSKienne) fête, pour commencer la session, la naissance de son petit Raphaël avec :

Champagne Fleury - Cépages blancs - Extra Brut 2005

Champagne Fleury - Cépages blancs - Extra Brut 2005

Joli cordon de bulles fines, à l'expression finement oxydative, pour un vin très vif, ample, épicé, ramassé comme un rugbyman dans la mêlée, droit et net, à l'amertume dominante au fil des gorgées. ***

Puis nous attaquons le coeur du sujet, dont voici le résumé télégraphique entre 2 bouchées et 3 gorgées.

Terre des Chardons - Clairette de Bellegarde 2010 / Calamars - velouté moules au curryTerre des Chardons - Clairette de Bellegarde 2010 / Calamars - velouté moules au curry

Terre des Chardons - Clairette de Bellegarde 2010 / Calamars - velouté moules au curry

Nez marqué de berlingot, forcément sudiste (vu que la thématique est un poil connue), à l'attaque tout en retenue, discrètement épicée, avec une impression de "fermeture", sur un fil éthéré, à l'amertume un poil "vulgaire". **

On the Rhône (sud) again, again...On the Rhône (sud) again, again...On the Rhône (sud) again, again...

Domaine des Tours - Vin de Pays du Vaucluse 2006 :

"Boisé" élégant, impression de puissance au nez sur une base de fruits jaunes dominants. Matière noble, à l'expression "mycologique" tonitruante, aux amers vibrants, à la finale très élégante. ***/***(*)


Château des Tours - Côtes-du-Rhône 2007 :

Nez complexe, presque hypnotisant, quand la bouche se fait suave, ample à l'outrageante dominance de l'anis jusqu'à la finale. Très joli vin encore une fois de la "Team Reynaud" ***(*)


Domaine de Marcoux - Châteauneuf-du-Pape 2004 :

Nez quasi muet, avec quelques soupirs de poivre blanc. Une fine pointe sucrée en attaque, quand la matière délivre fraîcheur, amplitude et longueur quasi surnaturelles. Une forte impression de crayeux s'installe sur les dernières gorgées. Grand vin !! ***(*)/****

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Côtes-du-Rhône - Domaine de la Roche Buissière - Le Claux 2010 :

Le tant redouté syndrome de "la bouteille qui goûte toujours bien... et qui est daubée ce jour-là" me frappe enfin avec ce premier rouge à la robe trouble et inquiétante, qui "syrahte" (10%) gentiment, à l'acidulé agressif, loin de l'expression splendide croisée lors des 4 ou 5 rencontres précédentes. Je crucifie "mon" vin par un laconique "barré" sans appel, provoquant une échappée dans la médiocrité difficile à remonter. 0


Vacqueyras - Domaine le Sang des Cailloux - Cuvée de Lopy Vieilles Vignes 2010 :

Bois et terre humide signent le nez un poil caramélisé de ce vin aux accents métalliques, à la fraîcheur et aux épices toniques, qui donnent un bel équilibre à l'ensemble. ***


Côtes-du-Rhône Villages - Vieilles Vignes 2007 -Tardieu-Laurent :

Orange sanguine et "boisé à la bordelaise l'italienne" ouvrent la route à une matière exotique (j'ai pensé à un nebbiolo "bien élevé"), au végétal "noble", à l'acidité élevée, à la sucrosité fatigante d'un vin archi-boisé au mobilier trop nombreux pour moi. **


Côtes-du-Rhône - Clos des Cimes - La Clé des Champs 2013 :

Figue intense, syrah ostentatoire, finesse potentielle en générique, quand la bouche offre un côté asséchant rédhibitoire, sur un fil d'amertume "borderline". Expression courte et simpliste. *(*)

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Lirac - Domaine de la Mordorée - Dame Rousse 2009 :

Crème de mûres "old school", lait caillé pour démarrer, quand la bouche s'avère asséchante, aux amers désagréables, au plaisir aussi limité qu'une chanson de Lou Doillon en live. *


Vin de France - Gaec Henri Bonneau et fils - L.09 12-07.05 :

Le plus joli nez de la série des rouges... qui truffe agréablement, aux notes orientales, à l'attaque vive, immédiatement élégante, fraîche, mêlant sans vulgarité noyau de cerise et champignons. Déroulé classieux, presque giboyeux par moments. Très beau vin !! ***(*)/****


Châteauneuf-du-Pape - Domaine Charvin 2008 :

Nez "végétal", typé "vendange entière", plein, puissant, virant "cacao", à l'entame fraîche, sur la fraise écrasée puissante, à la finesse extravertie, mais à l'amertume "décalée". Dommage.

**(*)/***


Côtes-du-Rhône Villages - Domaine Richaud - Ebrescade 2009 :

Joli nez de rafle, plein, puissant, quasi trop !! Puissance qui se confirme en bouche, à l'expression poivrée intense, à ne pas laisser seul sans surveillance. Amertume finale "too much" pour moi... **

Hermitage - Maison Lombard - J&E Montagnon - 2010 (blanc) :

Sur le dessert, nez de poire intense qui vire à l'amande fraîche en bouche. C'est net, bon, peu complexe, mais efficace. Après, pour quasiment 50 balles, on attend un peu plus de "grandeur". ***

Beaumes-de-Venise - Le Paradou 2010 - Jaboulet Ainé :

Nez atone, à l'expression guère plus vivace en bouche, hormis en finale, où les amers labourent le palais avec la finesse d'un tractopelle dans un service de néonatalité. *

On the Rhône (sud) again, again...On the Rhône (sud) again, again...

Le tout sur la (toujours) généreuse cuisine de Maïté Ligeron, dont les 2 services de sa "daube provençale - cacao - écorces d'orange" a fait des merveilles sur quelques-uns des plus jolis rouges de la session.

En conclusion, les blancs ,dont j'attendais peu dans ce coin-là, ont "explosé" tous mes pronostics en terme de bonne tenue.

Des rouges qui ont souffert un poil la comparaison pour le coup, dont Bonneau sort, pour moi, largement en tête.

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Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!

22 Janvier 2015, 21:30pm

Publié par Docadn

Bonjour,

J'ai consacré une grande partie de ce foutoir, en 2014, aux parties solides.

J'ai un camion d'alibis pour le "justifier"... le plus simple étant d'avouer la grosse fatigue qui m'habite désormais quand j'aborde, par écrit, la partie liquide.

Lassitude causée par un manque flagrant d'imagination (et de talent), pour sortir du "compte-rendu clinique" que j'applique à chaque dégustation.

Si j'aime lire chez les autres ces descriptions analytiques, j'ai personnellement de plus en plus de mal à les coucher sur mon clavier.

Le meilleur contre exemple étant le dernier !! Si j'ai écrit sur le rhum avec "l'enthousiasme" d'un puceau qui vient enfin de tirer son premier coup tremper son boudoir dans le café, je reste dans les carcans du CR bacchique !!

Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!

Mais foin d'introspection pseudo-littéraire à 2 sous, puisque malgré ce constat, je vais poussivement transpirer quelques rapports liquides dans le pauvre style qui est le mien (histoire de rassurer mes 12 lecteurs dépressifs et les 4 autres qui n'ont pas d'amis).

Une année 2015 que j'espère aussi "riche" que la précédente... du moins dans sa diversité et le nombre de vins goûtés (plus de 500 à la grosse louche).

Et c'est un vin du Roussillon qui ouvre l'année !!

Trigone 10 (IGP Côtes Catalanes, by Le Soula du duo Standley-Gauby), cuvée coup de coeur découverte chez un ligérien, avait fini par me lasser sur les quilles suivantes (le vieux était d'accord aussi sur ce point). Un manque de "digestibilité" s'était fait ressentir au gré des quilles dégoupillées.

Puis Trigone 12 m'a réconcilié avec la chose. Un nez puissant, terreux, sanguin, presque rhodanien dans l'âme. Je retrouve la fraîcheur dont le 10 m'avait finalement privé. Si le "lardé-caillou humide" habite le vin le midi, c'est l'épatante délicatesse et une gourmandise de haut niveau qui dominent le soir.

Sans parler de la superbe acidité et la finale typée "rancio-grenache" qui vous hante pendant des minutes. ***(*)

La deuxième victime de l'année est italienne. Nebbiollo 2008 d'Alessandria Silvio, sur l'appellation des Langhe, rapporté d'un séjour dans le Piémont en 2011.

Moi qui me fous (en général) royalement de la robe des vins, je ne peux ignorer celle-ci, à l'évolution notable, quand le nez distille épices, sang et larmes fin bois.

Là encore, la fraîcheur et l'acidité conjuguées donnent de la fougue à une matière plus juvénile que les apparences. Une "rafle" marquée, élégante, un lacté étonnant, un vin presque bordelais dans l'esprit, à la finale très anisée. Une réussite !! ***/***(*)

Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!

Première bulle de l'année avec un Crémant d'Alsace - Brut Nature de Sylvie Spielmann. On retrouve sans peine, au nez, le côté "nature", pour une fois pas usurpé, figurant sur l'étiquette.

Un nez "fermentaire", de "peu protégé", à la poire discrète, aux bulles nerveuses, voire brouillonnes. Le côté "anar" des bulles est moins évident sous le palais. Elles sont plutôt fines, quand la matière s'exprime sur un registre "quasi oxydatif", volumineux, mais un poil brouillon au global !! Expression trop courte au final, dommage. **

Direction la Loire, avec Les Cabotines 2013 de Ludovic Chanson - Montlouis/Loire.

La craie et le miel signent les premiers effluves, suivi de l'ananas en casaque jaune, talonné par le caillou humide en casaque grise.

L'attaque est massive, ramassée, un poil "fermée", surtout tendre... peu mon kif en l'état.

Le lendemain, l'acidité montre enfin le bout de son pif, la poire domine l'ensemble, les amers sont enfin vivants, le vin bien plus ouvert que la veille. Pas la grande extase pour autant. **/**(*)

Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!

Direction le sud, avec ce Côtes-du-Rhône 2011 de chez Charvin au nez surpuissant de fraise, à l'hémoglobine jaillissante.

Attaque rugbystique, puissante, ramassée, serrée, où l'on retrouve la fraise en monopole. L'ensemble est un poil court, au nez muet le soir venu, même si la gourmandise évidente demeure. **(*)/***

Back to Loire, avec Touche-Mitaine 2010 de Xavier Weisskopf (Le Rocher des Violettes -Montlouis/Loire), cuvée que j'adore, exhalant un crayeux marqué sur un profil quasi bourguignon sur le reste des caractéristiques olfactives.

Une mise en bouche souple, pleine, ample et tonique, aux agrumes tonitruants. Un vin tout en puissance ménagée, à la finale très finement oxydative, salivante comme un escargot dans du sel du vinaigre et de l'eau... ***(*)

J'en avais encore 2 à passer sur le grill, mais ils figureront sur l'opus XXXV du florilège... si j'ai le courage !!

Pour rappel, la notation et son glossaire :

0 : loin de moi cette daube !!

* : bof, t'as rien d'autre à boire...

**/**(*) : moyen à pas mal, c'est bien parce que j'ai soif et que je veux pas te laisser boire seul(e)!!

***/***(*) : bon à très bon, c'est pas que j'ai soif, mais tu peux me resservir pendant qu'il en reste!!

**** : excellent, j'adore, que personne n'approche de cette bouteille !!

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C'est des rhums...

18 Janvier 2015, 16:17pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Derrière cet (hilarant) jeu de mots d'élèves ingénieurs en informatique (je suis déjà l'auteur de "Oui ski du monde", et "Oui ski du monde II", tous 2 déposés à l'INPI), se cachent les premiers pas vers un nouveau monde pour moi : le rhum.

Une dégustation organisée par le taulier de L'Ampélographe à Auray.

Si j'ai déjà mixé des "rons", dans un passé très lointain, avec toutes sortes d'additifs pour mieux les vomir 03h00 après, je n'ai pas eu la même "curiosité analytique" envers ces derniers que celle déployée pour les whiskeys .

Tardive séance d'initiation, qui démarre avec les explications détaillées de notre MC (Master of Ceremony, plus communément appelé Michaël, par les soiffardes m'entourant) sur le process de fabrication du rhum.

Crédit www.mimagnier.fr

Crédit www.mimagnier.fr

Je vous la fais courte (et puis j'ai quitté l'école il y a trop longtemps) : tu prends de la canne à sucre, tu attends que la fleur apparaisse (c'est signe que la plante est au top de son taux de glycémie)... et "crack" (en vrai ça doit faire "kkrrr-scroutch-kkrak-rhhhrtrak", mais j'imite très mal la canne à sucre qu'on coupe), tu coupes entre la racine et la fleur.

A ce moment-là, la plante crie la formule suivante : "yo ka koupé pyé an-mwen, yo ka koupé tèt an-mwen, yo ka krazé zo an-mwen pou bwè san an-mwen"...

Ce qui grosso-merdo veut dire : "ils me coupent la tête, ils me coupent les pieds, ils m'écrasent les os pour boire mon sang"...

On sépare donc le jus de la bagasse (paille). On rajoute des levures dans le jus pour démarrer la fermentation alcoolique (transformation des sucres en alcool).

On obtient ainsi un "vin de canne" (vesou) au bout de 24 à 48h00 qui titre pas de quoi te démonter la tronche un peu moins qu'une binouze angevine.

Source www.rhumaocmartinique.com

Source www.rhumaocmartinique.com

Et là, zou, direction l'alambic (plus souvent une colonne de distillation), où on va séparer les composés lourds des légers et condenser l'alcool sur un réfrigérant.

A cette étape, notre futur rhum titre 70 à 80°... ce qui est un peu trop Fort-de-France en Martinique (rires, applaudissements, rideau).

L'étape de distillation est cruciale pour le devenir du rhum.

A partir de cette étape, on laisse le pépère se reposer 3 mois avant de le diluer (à l'eau de source ou déminéralisée) pour ramener son titre autour de 40°... et pouvoir l'avaler sans niquer son oesophage !!

Puis on termine le cycle de production par un élevage en foudres ou tonneaux d'origines diverses (le plus souvent du chêne ricain).

Ce process vaut pour les rhums dits agricoles. La majorité des rhums commercialisés étant issus de mélasses (résidus de process de fabrication du sucre), il suivent le même procédé à partir de la fermentation alcoolique.

De plus, tous les fabricants ont le droit de rajouter un nombre conséquent d'intrants, comme du caramel, du sucre, de la vanille, cannelle... ce dont beaucoup ne se privent pas !!

C'est des rhums...C'est des rhums...
C'est des rhums...C'est des rhums...

Sept rhums au programme ce soir, dont 2 agricoles. Tous sont dégustés à l'aveugle.

  • Une jolie robe ambrée pour ce premier breuvage, au nez malté, à l'alcool un poil dominant, mêlant bois et épices. L'attaque est immédiatement puissante, très vanillée, ronde, exhalant des notes marquées de terre humide. C'est pas sucré pour un rond, c'est bon. Il s'agit de Santa Teresa 1796 (titrant 40 volts), rhum de mélasse vénézuélien issu d'une solera (système de vieillissement où l'on remplace par de jeunes rhums les volumes de vieux rhums soutirés) contenant des eaux-de-vie pouvant aller jusqu'à 35 ans. ***
  • Une robe plus sombre que le premier échantillon, aux notes de sucre candy, figue et caramel prononcées. L'amaretto finit par dominer les débats olfactifs. L'attaque est un poil "aqueuse", très caramélisée, moins fine et complexe que son prédécesseur. Une finale sur l'amande amère, simpliste, pour ce "best seller" de mélasse, originaire de Trinidad et Tobago, plus connu sous le sobriquet de Kraken Black Spiced. En fait c'est un "rhum arrangé" à base d'épices... pas ma canne came !! *(*)
  • Toujours cette robe ambrée, au nez fougueux de figue, d'épices intenses et de caramel prononcés, à la complexité plus évidente. Cette dernière se confirme en bouche, où puissance et finesse (ti)punchent harmonieusement sur un fil d'épices savamment dosées. L'ensemble est très salivant, à la longueur modèle. J'ai beaucoup aimé ce Ron Gran Reserva Zacapa, mélasse du Guatemala issue d'une solera de 6 à 23 ans (mêlant des rhums issus successivement de fûts de bourbon, xérès et Pedro Ximinez). ***/***(*)
  • Nous sortons des standards visuels et ambrés croisés jusqu'à maintenant, avec un rhum à la parure très claire, aux reflets verts. Un premier nez simple, très "whisky dans l'esprit" (on a les référentiels que l'on peut), qui "mute" à chaque reniflage, où végétal, malt, cendres de cheminée, menthe se télescopent agréablement. L'attaque est d'une fraîcheur inouïe, très élégante, au végétal fin, à la suavité érotique, aux saveurs intenses de thé, à la finesse superlative. J'ai adoré ce premier Rhum vieux agricole, de Marie-Galante, 3 ans de Père Labat ***(*)
C'est des rhums...C'est des rhums...C'est des rhums...
  • Antépenultième liqueur au nez "classique", éthéré puis enfin "prégnant" mais un poil monocorde. Une expression acidulée plaisante, mais une vanille outrancière vient gâcher la fête. Les jolies saveurs "minérales" de caillou humide peinent à rattraper mon avis très indécis sur la chose. Je ne sais si j'aime ou pas ce Ron Master Reserve 21 anos Zafra mélasse du Panama. **/**(*)

  • Le nez le plus "profond" de la série, qui vous fait presque regretter de ne pas être aussi bien équipé qu'un tamanoir. La déception qui suit est grande. La bouche est une véritable pâtisserie-viennoiserie liquide, hélas trop lourde à mon goût. Le Ron Centenario - Seleccion Premium - Sistema Solera 20 anos est une mélasse du Costa-Rica peu adaptée à mon palais. **

  • Dernier candidat, au nez de cannelle, au végétal bondissant, à l'expression vanillée marquée en bouche, à la longueur kilométrique... qui souffre hélas de ma fatigue buccale pour être pleinement apprécié. C'était le second rhum agricole (constance de la présence des notes dites "végétales") de la série, à savoir Rhum Vieux Agricole - Saphir - La Mauny composé de rhums de 8 à 15 ans originaires de La Martinique. **(*)/***
C'est des rhums...

Une initiation intense, très variée, fatigante, difficile à gérer quand, comme moi, on est toujours en mode "mormon" en dégustation (je crache tout ce que je goûte).

Si pour le whisky j'ai trouvé rapidement un mode de dégustation qui me permet d'affronter la maréchaussée sans frémir, j'ai eu du mal à trouver une technique probante et immédiate pour le rhum.

Comme indiqué par notre caviste-guide, 2 options s'offrent à nous :

  • Soit avaler de très fines gorgées.
  • Soit laisser en "stationnement prolongé" de grandes gorgées du liquide, puis recracher...

Une troisième option consistant à avaler une gorgée homéopathique, puis à "s'imprégner" en recrachant les suivantes... technique mise en oeuvre ce soir-là !!

Pour les tarifs, le rhum exige un portefeuille plutôt bien garni, comme beaucoup de spiritueux de QUALITE (vous trouverez aisément des mélasses de merde de vrac à 10 ou 12 €).

Les exemplaires "scannés" ce jour-là s'achètent entre 40 et plus de 140 € !!

Très content d'avoir pu offrir à mes badigoinces cette expérience sucrière, qui ne fera pas la fortune de ma dentiste.

J'y ai juste effleuré la richesse et la diversité d'un monde complexe qui demande, je pense, beaucoup de temps pour percer tous les mystères auréolant ces nectars.

Une dégustation qui permet de mieux cerner la fascination qu'exerce le rhum auprès des passionnés...

Si vous êtes néophyte comme moi, un seul conseil : allez chez votre caviste !!!

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