EscapadeS

La Table d'Aki à Paris

25 Octobre 2014, 11:04am

Publié par Docadn

Bonjour,

Mes (rares) lecteurs le savent : j'adore le poisson !!

J'en prends 7 fois sur 10 au restaurant quand ce dernier s'avère "assez sexy sur le papier"... puis, dans la même proportion, je critique vertement sa cuisson trop souvent ratée !!

Paris ne fait pas exception à cette règle !! Autant chercher une vraie facture dans la dernière campagne présidentielle de Sarkosy !!

J'ai fait l'apologie de Chez Casimir et de Chez Michel dans ce domaine... tout en cherchant d'autres tables capables de me faire décoller avec des "bestioles à nageoires mortes mais fraîches" !!

Notre capitale ne manque pas de ressources pour continuer à me faire espérer, voire bander de m'esbaudir sur des trésors "gastro-maritimes" cachés !!

La Table d'Aki à Paris

Le magazine Wasabi (qui traîne parfois dans certains restos abonnés) avait publié une enquête sur la cuisine dite "hybride".

Cette "investigation" était assortie d'une liste de cuisiniers japonais exerçant à Paris (ces derniers sont très recherchés tendances dans le petit monde du bistrot-branchouille-lutétien) et pratiquant une cuisine autre que celle en vigueur dans l'archipel nippon.

La Table d'Aki avait retenu mon attention, par son fonctionnement atypique et le joli buzz suscité il y a presque 3 ans, lors de son ouverture...

Depuis, un silence guère étonnant, dans une sphère où chaque nouveauté chasse la précédente...

Aussi, je tente ma chance 48h00 avant, pour décrocher 2 des 16 couverts disponibles dans cette dînette avec cuisine ouverte et murs sobres, n'ouvrant qu'à 20h00 pétantes (j'ai essayé 5 minutes avant, c'est fermé !!).... et ça marche !!

Le chef Akihiro Horikoshi a aligné 80 trimestres à l'Ambroisie (Bernard Pacaud), avant de reprendre ce qui fut un salon de thé.

Ici, depuis 3 ans, il oeuvre seul en cuisine, assurant même le service quand la serveuse est occupée.

Un menu unique qui pique au tarif plutôt élitiste le soir, en 5 plats... c'est parti !!

St-Pierre-salsifis-ail-romarin / St-Jacques-mousseline de potimarrons / Minute de cabillaud cèpes et huile parfuméeSt-Pierre-salsifis-ail-romarin / St-Jacques-mousseline de potimarrons / Minute de cabillaud cèpes et huile parfuméeSt-Pierre-salsifis-ail-romarin / St-Jacques-mousseline de potimarrons / Minute de cabillaud cèpes et huile parfumée

St-Pierre-salsifis-ail-romarin / St-Jacques-mousseline de potimarrons / Minute de cabillaud cèpes et huile parfumée

Puis vint...

Bar rôti-coeur de laitue caramélisée-jus de viande-légumes / Dacquoise mousseline-figue poêlée-caramélisée Bar rôti-coeur de laitue caramélisée-jus de viande-légumes / Dacquoise mousseline-figue poêlée-caramélisée

Bar rôti-coeur de laitue caramélisée-jus de viande-légumes / Dacquoise mousseline-figue poêlée-caramélisée

  • Si le St-Pierre fait quasiment office de "mise en bouche", vu sa taille, son extraordinaire expression gifle déjà mes sens blasés par le poisson maltraité !!
  • Les St-Jacques nous font décoller à une altitude vertigineuse !! La juste fermeté, l'incroyable maîtrise des textures et la cuisson millimétrée nanométrée font de chaque bouchée un quasi orgasme bucal, adossé à une touche épicée d'orfèvre !! Un plat monstrueux, inhumain de perfection, capable de décrocher 3 macarons sans trembler !!
  • Les 2 poissons suivants ne souffrent d'aucune tare !! Le bar a une peau grillée qu'on ne peut décemment abandonner sur le bord de l'assiette !! J'en aurais dévoré des autoroutes !!
  • Même cette "dacquoise à la con" m'a renversé par sa simplicité et son aérien transfigurés !!

En 01h45, Akihiro Horikoshi a dégainé 80 assiettes (64 en vrai, vu que la dacquoise est déjà prête), d'un sobre esthétisme (les spots éclairant très bien le centre de la table mettent peu en valeur l'assiette sur les bords tout ça pour justifier mes photos pourries), d'une netteté confondante, où chaque poisson garde son identité gustative !!

Je parviens à échanger quelques mots avec l'auteur. Je balbutie mes émotions répétées face à ces salves gastronomiques d'un très haut niveau (ça ne vaut pas moins d'un mac et 3 toques).

Il marmonne ne cuisiner que des poissons sauvages (tous étaient bretons ce soir-là !!), n'avoir servi du saumon que 3 fois (il se pince le nez pour signifier que la majorité d'entre eux puent... sauf celui de l'Adour, seul digne de toucher ses poêles !!).

Dans d'autres circonstances, je me serais plaint d'une "satiété optimisée" de ce dîner (on explique, à qui veut l'entendre, que les japonais mangent à 80% du seuil de satiété, pour rester "éveillés et efficaces").

Hormis le 1er plat, les autres furent de vrais plats "quantitativement parlant".

Mais l'immense bonheur gastronomique vécu remplit aimablement les espaces laissés vacants.

Certains esprits analytiques n'y verront qu'un laboratoire expérimental de la cuisson fondamentale du poisson... faisant abstraction des subtiles combinaisons tissées autour de ce dernier.

Si vous cherchez un VRAI et BON TRES BON EXCELLENT restaurant de poissons à Paris, au service pro, efficace, dans une ambiance "comme à la maison",on ne se risquera pas au "rôt chanté" sans que les 14 autres convives ne tournent la tête vers le ou la coupable dans une ambiance sereine où tout le monde chuchote par respect pour autrui, c'est ici !!

Le prix : pas donné, cette séquence était facturée 70 €... 80 en remplaçant un poisson par un demi homard !!

Les vins : carte courte, pas excitante, 9 rouges, 7 blancs, 2 champagnes, de 30 à 106 €.

La Table d'Aki
49, rue Vaneau
75007 Paris
Métro : Vaneau
Tél. 01 45 44 43 48

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Restaurant Rossi & Co à Paris

10 Octobre 2014, 22:28pm

Publié par Docadn

Bonjour,

A peine digéré, déjà en ligne !!

J'accuse un retard éditorial conséquent sur mes dégustations de vin. Par chance, les impressions de ces dernières sont figées sur le papier, quand celles d'un restaurant s'évaporent souvent à la vitesse d'un rot d'une digestion.

Il m'arrive parfois de griffonner, à la va-vite, des notes très synthétiques, pour les reprendre des mois après.

Mais là, pas question de cramer quelques milliards de synapses supplémentaires pour conter ce dîner.

Restaurant Rossi & Co à Paris

Je me retrouve dans la peu rieuse rue Mandar (du nom de l'architecte qui a vécu dans cette rue, puis dessiné les immeubles s'y trouvant... pour les bizarres comme moi qui veulent toujours connaitre la genèse des noms des rues), au 10, une nouvelle fois invité pour découvrir une table "digne d'intérêt" (ce qui est quand même plus fastoche que de mentir d'écrire sur un bouge infâme pour compenser les avis pourris de TripMachinChose).

Rossi & Co est tenu depuis 5 ans par Marco Rossi (j'ai découvert qu'il avait un homonyme footballeur).

Ce napolitain qui pourrait provoquer une émeute entre cougars et gays au physique très intelligent avait d'abord tenu la "Salumeria Rossi", avant de se lancer dans cette aventure gastronomique.

Restaurant Rossi & Co à Paris

La salle est petite, un poil froide, mal éclairée pour y faire des photos pas trop pourries l'éclairage tamisé, la déco dépouillée... mais l'accueil chaleureux !! Nous sommes venus pour manger... à table !!

Poulpe, capres, concassée de tomates, mousse à l'orange - Truite de Banka, encre de seiche, aubergine brûlée, sésame noir - Soufflé de mozzarella de Buffala fumée, girolles, truffe blanche (tuber magnatum Pico) Poulpe, capres, concassée de tomates, mousse à l'orange - Truite de Banka, encre de seiche, aubergine brûlée, sésame noir - Soufflé de mozzarella de Buffala fumée, girolles, truffe blanche (tuber magnatum Pico) Poulpe, capres, concassée de tomates, mousse à l'orange - Truite de Banka, encre de seiche, aubergine brûlée, sésame noir - Soufflé de mozzarella de Buffala fumée, girolles, truffe blanche (tuber magnatum Pico)

Poulpe, capres, concassée de tomates, mousse à l'orange - Truite de Banka, encre de seiche, aubergine brûlée, sésame noir - Soufflé de mozzarella de Buffala fumée, girolles, truffe blanche (tuber magnatum Pico)

Puis vinrent...

Merlu de St-Jean de Luz, carottes Joël Thiebault, bouillon de verveine - Linguine, bouillon de betteraves jaunes, truffe blanche, consommé de champignons - Agneau des Prés-salés, roquette pourpre, carottes, jus de veau - Panna cotta, cardamome, poire Williams, glace poire, framboiseMerlu de St-Jean de Luz, carottes Joël Thiebault, bouillon de verveine - Linguine, bouillon de betteraves jaunes, truffe blanche, consommé de champignons - Agneau des Prés-salés, roquette pourpre, carottes, jus de veau - Panna cotta, cardamome, poire Williams, glace poire, framboiseMerlu de St-Jean de Luz, carottes Joël Thiebault, bouillon de verveine - Linguine, bouillon de betteraves jaunes, truffe blanche, consommé de champignons - Agneau des Prés-salés, roquette pourpre, carottes, jus de veau - Panna cotta, cardamome, poire Williams, glace poire, framboiseMerlu de St-Jean de Luz, carottes Joël Thiebault, bouillon de verveine - Linguine, bouillon de betteraves jaunes, truffe blanche, consommé de champignons - Agneau des Prés-salés, roquette pourpre, carottes, jus de veau - Panna cotta, cardamome, poire Williams, glace poire, framboise

Merlu de St-Jean de Luz, carottes Joël Thiebault, bouillon de verveine - Linguine, bouillon de betteraves jaunes, truffe blanche, consommé de champignons - Agneau des Prés-salés, roquette pourpre, carottes, jus de veau - Panna cotta, cardamome, poire Williams, glace poire, framboise

Le tout arrosé de...

Restaurant Rossi & Co à ParisRestaurant Rossi & Co à ParisRestaurant Rossi & Co à ParisRestaurant Rossi & Co à ParisRestaurant Rossi & Co à ParisRestaurant Rossi & Co à Paris

On pourrait s'agacer du sempiternel name-dropping des légumes et autres "hommage à Soulages" (cauchemar des photographes, surtout les mauvais comme moi !!), mais c'est sans compter sur l'infinie douceur et de la satiété issues des assiettes délivrées.

Le très joli panel des vins proposés, certes trop jeunes pour certains, ne manque pas d'interpeller sur la passion viscérale de notre maître queux pour la dive bouteille... mais comment faire autrement quand on a épousé une bourguignonne ?!

Restaurant Rossi & Co à Paris

La carte des vins, mise en scène toute en douceur par un sommelier lui aussi italien, sera justement plus pertinente du côté de la Botte (y compris Sardaigne et Sicile) que sur les vins français, dont les coefficients peuvent faire légitimement sursauter... mais ceux qui cherchent à boire du Rousseau (Armand, bon Eric en fait) en trouveront aussi !!

Mais je martèle depuis des lustres que je vais d'abord au restaurant pour manger... et sur cette thématique, Marco Rossi, cuistot-bambin-barbu aux yeux emplis d'étoiles quand il vous présente ces (énormes) cèpes ou ses légumes, nous a livré une séquence remarquable, aux saveurs justes, aux cuissons respectées, aux expressions très élaborées, explorant au-delà des terroirs napolitains avec une élégance épurée et un talent créatif indéniable, le cuit, le cru, le brûlé, le fumé (je l'ai même traité de "scandinave" pour le coup)... un peu comme un Patrice Gelbard qui aurait réussi à se débarrasser du superflu pour ne garder que l'essentiel !!

Rossi & Co

10 rue Mandar,

75002 Paris

Tél : 09 54 96 00 38

Fermé dimanche et lundi

Formule déjeuner à 24 €, comptez 40-45 € le soir, sans les vins. 

PS : à noter en face, "Rossi le Deli", version foccace-panini-salades

Rossi le Deli
9 rue Mandar 75002 Paris 

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Les Diables au Thym à Paris

5 Octobre 2014, 14:22pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Retour dans un quartier qui a laissé exsangue mon pouvoir d'achat et presque intact mon appétit.

Le BAT est déjà très loin, quand on m'invite* à dîner aux Diables au Thym, adresse hors des radars et guides tendances.

Les Diables au Thym à Paris

Eric Lassauce a repris cette table (à son ancien chef) voilà 7 ans.

Passé par la case Senderens, il rame un peu s'évertue depuis à faire sa cuisine, presque dogmatique, très loin des esbroufes à picorer pour hipsters anorexiques et autres trucks à huile pour foodistas aux jeans trop serrés...

Alors forcément, la presse et le microcosme "branchés" n'ont que faire de cette adresse... normale !!

Je retrouve mon collègue de goulot du soir (responsable de ma "débauche éditoriale") que je n'avais pas revu depuis au moins 3-4 ans... 20 kg de moins pour l'un, 8 de plus pour l'autre...

Les Diables au Thym à Paris

Le sommelier étanche rapidement nos soifs avec un savoyard dynamique, à l'acidité diabolique.

Les Diables au Thym à Paris

Je pioche rapidement dans le menu à 38 €, histoire de pouvoir comparer le comparable** !! Un tarif "dans la cible", le soir à Paris, dans les bistrots estampillés chics "(bistro)nomie" !!

D'ailleurs, la déco sobre et les nappes blanches sont raccords avec le "standing" visé par le cuisinier belfortain.

Salade croquante aux supions, quenelle de ricotta / Dos de cabillaud, tian provençal au romarin / Tourte de blettes à la niçoiseSalade croquante aux supions, quenelle de ricotta / Dos de cabillaud, tian provençal au romarin / Tourte de blettes à la niçoiseSalade croquante aux supions, quenelle de ricotta / Dos de cabillaud, tian provençal au romarin / Tourte de blettes à la niçoise

Salade croquante aux supions, quenelle de ricotta / Dos de cabillaud, tian provençal au romarin / Tourte de blettes à la niçoise

  • Une petite salade, tantôt salée, tantôt sucrée, aux multiples textures et épices agréablement juxtaposées. Une pointe finale de clou de girofle, un poil surdosé, gâchera à peine la fraîcheur anisée et la justesse de l'ensemble.
  • L'inévitable cabillaud (je parle pour moi, vu que je prends du poisson 7 fois sur 10) et sa cuisson sur le fil, à coeur, alors que l'extérieur faisat craindre le pire. Le tian passe plutôt pour une ratatouille, tant les légumes sont confits et bons (mention pour la tomate) !!
  • Une première pour moi que de manger des blettes au dessert... en manger tout court devrais-je écrire (ma dernière expérience c'était en 1994 à Lyon) !! Si je ne suis pas fan de la 1ère heure de la fleur d'oranger, elle est assez discrète pour ne pas flinguer la bonne tourte aux blettes qui doit se faire bastonner tous les niçois dont les mères respectives doivent faire la meilleure du monde, la vraie ou je ne sais quoi d'autre !! Par contre pour la glace, c'est bien de la fleur d'oranger... et je ne suis toujours pas fan !!
Les Diables au Thym à ParisLes Diables au Thym à ParisLes Diables au Thym à Paris

Sympathiques découvertes bacchiques, animées par un sommelier dont la juste humilité fait honneur à la profession (il a vécu et travaillé 5 ans au Japon, avant de revenir en France).

Je retiens notamment ce pinot noir braucol syrah cabernet franc cabernet sauvignon merlot, syrah La Coquille, rouge aveyronnais produit par Patrick Rols, aux accents naturels et à la digestibilité modèle !!

Une carte des vins serrée, sobre, curieuse, aux tarifs humains, joliment illustrée par une rubrique "C'est dix vins pour enchanter vos palais" mettant en avant les coups de coeur de notre échanson.

A noter, une VRAIE carte des eaux (autre passion de notre sommelier) qui nous change des sempiternelles San-Pé et Badoit !!

Les Diables au Thym à Paris

Puis vint l'heure du digestif, moment propice pour échanger assez longuement avec Eric Lassauce.

Un patron un peu ovni dans ce microcosme gastronomique où la course à la tendance est permanente. Il a décidé de ne pas courir avec les marionnettes des assiettes, en payant cher l'anonymat qui en découle.

Il a l'innocence de croire semble encore croire à la "vraie cuisine", celle qui ne brode pas QUE sur la com', celle qui nourrit, qui apaise, qui gifle, refusant de céder aux sirènes des cuisines éphémères et sans relief du "show-boufness" !!

Si je me plains depuis des mois des copiés-collés sans âme d'un dogme imposé par le Fooding d'une certaine "bistronomie parisienne", voilà assurément l'adresse que je conseillerais à des fourchettes fatiguées des poitrines de cochon cuites 12 jours à 27,86°C et autres céviches péruviens.

Les Diables au Thym
35 Rue Bergère 
75009 Paris
Tél : 01 47 70 77 09

www.lesdiablesauthym.com

*Comme je reproche à pas mal de bloggeurs/bloggeuses de ne pas jouer la transparence lorsqu'ils vont au resto sans payer, pour la 1ère fois dans l'histoire de ce blog, j'ai accepté une invitation à la seule condition d'écrire la "vérité vraie"...

** Vu que je ne prends que des formules ailleurs, pourquoi changer sous prétexte que je ne raque pas suis invité ?!

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Tables en vrac à Paris

26 Septembre 2014, 09:42am

Publié par Docadn

Bonjour,

Suite et fin du florilège de quelques tables fréquentées, parce que j'ai la flemme de faire un article par table soldant le compte des mes kilos accumulés ces derniers mois à Paris.

Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)

Gaspacho de tomates, caillé de chèvre et petits croûtons - Carré d'agneau rôti, aubergine gratinée, olives, piquillos - vacherin à ma façon (plus trop sûr)

Direction le fin fond perdu du 17ème arrondissement, pour L'Entredgeu (un jeu de mots tiré du nom des proprios, les Tredgeu).

Une déco bistrot-je-vais-grave-plaire-aux-touristes-en-goguette pas désagréable, un poil sombre, annonçant le style de la maison.

Le générique de l'ardoise ne cache pas les obédiences culinaires (Sud-Ouest) de la maison.

Le menu du déjeuner s'affiche à un ambitieux 36 € pour la séquence entrée-plat-dessert. Gaspacho pas mal, un agneau copieux mais super salé, dessert relativement neutre.

Une cuisine copieuse, roborative, histoire de marteler que la cuisine du Sud-Ouest n'est pas pour les tapettes de la fourchette, mais ennuyeuse à mourir.

Service sympa, carte des vins moyenne, pour un tarif déjeuner qui tape dans celui d'un dîner dans d'autres bistrots plus excitants.

L'Entredgeu

83 rue Laugier

75017 Paris

Tél : 01 40 54 97 24
Calamars à la ciboulette - Raviolis aux crevettes - Oreilles de porc aux concombresCalamars à la ciboulette - Raviolis aux crevettes - Oreilles de porc aux concombresCalamars à la ciboulette - Raviolis aux crevettes - Oreilles de porc aux concombres

Calamars à la ciboulette - Raviolis aux crevettes - Oreilles de porc aux concombres

Une adresse soufflée par Mix, dans laquelle j'ai envoyé La Miss en éclaireur.

Le Délice Shan Dong avait, entre la réception du message et le passage à l'action, déménagé d'un vingtaine de numéros, pour laisser place à une annexe dédiée aux raviolis.

C'est cette dernière que j'ai finalement testée, pour cause de fermeture le lundi de la maison mère.

Pas fan de la 1ère heure de la cuisine "dite asiatique" (un concept aussi abscons que "cuisine de l'Océanie" ou "gastronomie africaine"), les intitulés proposés sont plus excitants qu'à l'accoutumée.

L'Empire du Ravioli (nom visible de l'extérieur) propose notamment, en dehors d'une batterie de raviolis, calamars à la ciboulette, tripes au piment et autres oreilles de porcs aux concombres plus aptes à assouvir ma curiosité que les increvables grouik-grouik au caramel au beurre salé et autres coin-coin laqués et stratifiés (la maison mère ose des trucs encore plus barrés originaux, typiques de la province du Shandong, grande productrice d'ail... et de la Tsingtao).

Côtés raviolis (cuits minute), ça dégueule de fraîcheur.

Si on peut reprocher un "manque d'égouttage flagrant" de ces derniers, la juste cuisson préserve les herbes garnissant généreusement toutes les spécialités proposées.

Comptez entre 8 et 10 € les 15 pièces.

Un vrai bon plan, pas cher, dans une cantoche au service quasi muet.

La maison mère vaut aussi le détour selon Mix et La Miss.

Délice de Shan Dong (L'Empire du Ravioli)

88 Bd de l'hôpital

75013 Paris

01 45 87 23 27

www.delicesshandong.com
Cabillaud-tomates / millefeuille de gavottes à la vanille Cabillaud-tomates / millefeuille de gavottes à la vanille

Cabillaud-tomates / millefeuille de gavottes à la vanille

Après une belle balade architecturale dans le 16ème, j'erre dans le Triangle d'Or pour trouver une table en ce dimanche midi (14h00 et des brouettes pour être honnête).

Mes recherches se soldent par un échec cuisant (il faut croire que le riche ne mange pas le dimanche midi).

Je poursuis mon errance jusqu'à Lazare. Il est 14h54, j'ai encore droit au "déjeuner Grand-Mère"(39 € pour entrée-plat-2 desserts de mémoire) pour les 6 minutes restantes.

Trop gros pour moi, Latifa (la serveuse) me propose le cabillaud-tomate de la carte en "direct" => Banco !!

Servi en cocotte, le poisson est splendidement cuit !! La crème et la tomate se "punchent" intelligemment.

Très bon plat de bistrot... à 26 boules quand même... sans rancune vu le plaisir pris !!

Le dessert, millefeuille de gavottes à la vanille (10 €), est par contre nul !!

44 € avec un verre du Chignin (8€, transparent), c'est moyennement cheap pour un déjeuner dominical !!

Service plutôt distant, mais ça tient la route côté poisson !!

Lazare (Eric Fréchon)

Parvis de la Gare St-Lazare 

Rue Intérieure

75008 Paris

Tél : 01 44 90 80 80

lazare-paris.fr

J'ai bien 3-4 autres adresses à encenser ou contres lesquelles déblatérer... mais je vais garder ça pour un autre "table en vrac"...

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Tables en vrac à Lille, Pont-Aven, Loctudy...

12 Septembre 2014, 10:32am

Publié par Docadn

Bonjour,

Voilà que je fais à nouveau appel à une grossière feinte éditoriale, pour tenter de masquer le retard hallucinant que j'accuse sur la tenue de ce foutoir.

J'avais déjà usé de ce subterfuge l'an dernier, pour livrer des notes bricolées sur les tables fréquentées au cours de l'année écoulée !!

Je passe sous silence pas moins d'une quinzaine d'autres restos dont je n'ai pas retenu (ou noté) grand chose, afin de solder le bilan d'un 1er semestre 2014 caloriquement débordant.

Tables en vrac à Lille, Pont-Aven, Loctudy...

Direction Lille pour commencer cette revue, chez Tata Aubry, avec Mr Jean, annexe chic de la star locale Marc Meurin.

Le chef bi-étoilé de Busnes propose, à 2 crachats de la Grand Place, une jolie salle à l'esprit bourgeois, où se pavanent des Le Quesnoy qui n'ont sûrement pas la thunes pas eu de place dans la maison mère...

Gaëtan Citerne et Franck Defermez aux pianos, quand un certain Sami Sfaxi officie en tant que directeur de salle.

Accueil "courtois-grande-maison-maniéré", table au pied d'un escalier, pas idéal mais correctement "isolée" pour ne pas avoir les pompes des serveurs qui passent à 05 cm de votre nuque...

Ce soir-là, un menu à 39 €, pas super excitant sur le papier, me fait partir sur une séquence plat-dessert à la carte (Entre 28 et 32 € le plat, ça ne se mouche pas du coude non plus !!).

Poulette de la cour d'Armoise/asperges vertes/ravioles pistachées - Rhubarbe pochée/Pana cotta vanille/Tuiles amande/Sorbet rhubarbe - Saumur 10 - GuiberteauPoulette de la cour d'Armoise/asperges vertes/ravioles pistachées - Rhubarbe pochée/Pana cotta vanille/Tuiles amande/Sorbet rhubarbe - Saumur 10 - GuiberteauPoulette de la cour d'Armoise/asperges vertes/ravioles pistachées - Rhubarbe pochée/Pana cotta vanille/Tuiles amande/Sorbet rhubarbe - Saumur 10 - Guiberteau

Poulette de la cour d'Armoise/asperges vertes/ravioles pistachées - Rhubarbe pochée/Pana cotta vanille/Tuiles amande/Sorbet rhubarbe - Saumur 10 - Guiberteau

Présentations simples, goûts et cuissons maîtrisés, asperges sauvages magiques, viande moelleuse, juste gâchée par ce "goût de salamandre" (je soupçonne un séjour un peu longuet sous cette dernière !!).

Dessert frais, à l'acidité domptée.

Service discret. Petite carte des vins aux tarifs humains (le Guiberteau est à 29 €, soit un petit coefficient 2 tarif caviste).

Après, ça ronronne comme un commissaire-priseur et son marteau à la 50ème enchère de la matinée !!

Une cuisine bourgeoise bien faite (je cherche encore la "re-création culinaire" vantée par le site), où rien ne dépasse, faite de consensualité savamment étudiée, comme pour ne pas réveiller les sens assoupis d'une clientèle peu curieuse...

Monsieur Jean

12 rue de Paris

59000 Lille

03 28 07 70 02

fermé le dimanche soir

www.restaurant-jeanjean.fr

Salade de sardines poireaux confits coulis de poivrons rouges - Croustillant de Julienne Légumes confits Beurre de Gingembre Salade de sardines poireaux confits coulis de poivrons rouges - Croustillant de Julienne Légumes confits Beurre de Gingembre

Salade de sardines poireaux confits coulis de poivrons rouges - Croustillant de Julienne Légumes confits Beurre de Gingembre

Back to ze "roots", à Pont-Aven en Bretonnie occidentale !!

Sur le Pont est, là encore, une annexe tenue par la référence gastronomique locale.

La "version bistrot" du Moulin de Rosmadec (qui fut ma 1ère "grande table" il y a une quinzaine d'années, depuis régulièrement inondée par les humeurs de l'Aven), siège (comme son nom l'indique) sur le pont enjambant l'Aven.

Source Ouest-France

Source Ouest-France

Formule entrée/plat ou plat/dessert à 21€ (25 pour la totale) honnête, dans une déco "damideauesque" ratée.

Service pro mais moyennement attentif. Il faut que ça tourne... et ça tourne pas mal !! Pensez à arriver tôt si vous n'avez pas de résa !!

NB : faites un tour jusque dans la cour du Moulin, situé à l'arrière du bistrot, vous y trouverez aussi une discrète et jolie épicerie fine sur la gauche (hélas fermée à l'heure du déjeuner).

Sur le Pont

11 place Paul Gauguin

29930 Pont-Aven

Tél : 02 98 06 16 16

fermé mardi soir et mercredi

www.surlepont-pontaven.fr

La Suroît

La Suroît

Mon légendaire penchant pour les "adresses de l'improbable" ne peut passer sous silence cette découverte au pays de la langoustine demoiselle.

Le Suroît affiche une banale ardoise proposant les traditionnels fruits de mer et crustacés.

Déco de pizzeria des années 90, nappes comprises, accueil un peu distant (qui se détend après les félicitations).

Une carte un peu à rallonge (pas super bon signe). Et pourtant, tout semble arriver directement du port (situé à 200 m).

Les plateaux copieux adossés à des portions roboratives peuvent faire craindre le pire aux anorexiques.

Aussi, voyant que le service à emporter des pizzas marche aussi bien qu'un bouquin d'une cocue de la République, vous tentez "la Suroit", la "spécialité du chef".

Et là, au-delà de la pizza "je-mets-tout-ce-qui-peut-tenir-dessus", vous avez des langoustines cuites à la perfection, des pétoncles délicieuses, des moules plus qu'honnêtes... le tout sur une pâte extra !!

Ne cherchez pas, la meilleure "pizza marine de l'ouest" est ici !!

Le Suroît

2 Rue Port

29750 Loctudy

Tél : 02 98 66 57 52

​NB : la pâtisserie d'Yveline et Patrick Briec, juste à côté, propose "un biscuit dacquoise, mousse au chocolat, mousse passion, coeur de passion" dénommé "Saveur des îles" fort recommandable !!

A suivre... un spécial "Tables en vrac à Paris" !!!

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Chez Michel, Paris 10ème

6 Septembre 2014, 13:26pm

Publié par Docadn

Bonjour,

La synchronisation des agendas entre goinfres reste un sport de haut niveau, à Paris, pour se retrouver à la même table !!

Une fenêtre vasistas de tir nous permet d'engager un triolisme Chez Michel, avec Mix en G.O, un Chrisos en transit, complété de votre serviteur (arrivé avec 4 minutes de retard, shame on me !!).

Chez Michel, Paris 10ème

Chez Michel est le "vaisseau amiral" du petit empire de Thierry Breton, situé rue de Belzunce, à 15 jets de cailloux de la Gare du Nord.

J'avais déjeuné il y a déjà 3 ans Chez Casimir, situé à 11,67 mètres (Mix avait déjà envie d'aller voir du côté de la maison mère !!), avec grand plaisir !!

La Pointe du Grouin est venu, depuis, se loger entre les 2 bistrots.

Chez Michel, la déco verse dans le "bistrot parigot dans son jus", qui doit faire kiffer tous les touristes ricains qui ont vu "Amélie" en VO !!

Ils semblent d'ailleurs très majoritaires ce soir-là (nous avons même avancé être les seuls locaux présents), dans une salle peu fréquentée.

Menu à 35 € pour la séquence entrée-plat-fromage ou dessert.

3 € de plus que la formule "dîner week-end, avec fromages" chez Casimir, "justifié" selon NDP (Aaron Ayscough).

Ceviche de St-Pierre & daurade, avocat & fruits de la passion -  J'ai raté la photo de l'entrée de Mix

Ceviche de St-Pierre & daurade, avocat & fruits de la passion - J'ai raté la photo de l'entrée de Mix

Pièce de St-Pierre rôtie & caviar d'aubergines - Kaotriade (homard-rascasse-palourdes) - Faux filet de blonde de Galice, embeurrée de chouPièce de St-Pierre rôtie & caviar d'aubergines - Kaotriade (homard-rascasse-palourdes) - Faux filet de blonde de Galice, embeurrée de chouPièce de St-Pierre rôtie & caviar d'aubergines - Kaotriade (homard-rascasse-palourdes) - Faux filet de blonde de Galice, embeurrée de chou

Pièce de St-Pierre rôtie & caviar d'aubergines - Kaotriade (homard-rascasse-palourdes) - Faux filet de blonde de Galice, embeurrée de chou

Riz au lait façon Grand-Mère & compote d'abricot - Paris-Brest-Paris "53 heures"Riz au lait façon Grand-Mère & compote d'abricot - Paris-Brest-Paris "53 heures"

Riz au lait façon Grand-Mère & compote d'abricot - Paris-Brest-Paris "53 heures"

L'infatigable "ceviche" est (enfin) original, par rapport à la dizaine déjà engloutis à Paris.

De fines lamelles de galette de sarrasin (ne m'emmerdez pas avec vos "chez nous on dit crêpe, même si c'est du sarrasin...", c'est de la galette point !!) craquantes... la passion fait office de "vinaigrette", grâce à son acidité, pour relever le tout !!

Après, c'est sans hésitation que j'ai pris du poisson !!

Il est, comme dans mon souvenir Chez Casimir, très bien cuit !!

La viande (Chrisos en mode carnassier), toute ibérique soit-elle, était gustativement bonne !!

Chez Michel, Paris 10ème

Un Paris-Brest-Paris roboratif (53h00 étant le temps de référence du patron pour la navette cycliste Paris-Brest-Paris), quand le riz au lait (que je déteste) de notre collègue carnivore était excellent... à vous faire regretter cette éternelle aversion enfantine !!

Une dernière place pour un kouign-amman maison nul très décevant, même avec les explications appuyées du serveur sur "l'originalité de ce dernier", versus "ceux qu'on croise habituellement"...

Chez Michel, Paris 10ème

Une des forces des restaurants de Thierry Breton, réside dans ses cartes des vins !!

On y retrouve quasiment toutes les "stars"de la mouvance "bio-nature-je-fais-du-pif-en-roulant-mes-clopes-avec-mes-orteils-qui-ont-mariné-dans-des-tongues-indonésiennes-mais-pas-que".

Ce soir-là, après un oubliable ligérien en ouverture du dîner, j'ai juste immortalisé l'Aide-mémoire 06 de chez Bornard... aux accents à ne pas mettre dans toutes les tronches très particuliers, qui n'a pas convaincu l'assemblée...

En conclusion, on a une séquence d'un bistrot sérieux, qui ne joue pas "le buzz du produit branché du moment"... même si on peut s'agacer des suppléments sur la moitié des plats proposés !!

Service dans le ton, cool et pas chiant !!

Pour autant, je préfère encore Chez Casimir !!

Les vilaines langues diront "comment puis-je comparer 3 ans après ?!"... ben tout simplement en y retournant (2 semaines avant la parution de ce billet)... pour constater que la séquence week-end à 32 € m'a enchanté (plateau de fromages très très convenable), jusqu'à la délicate cuisson de la lotte, parfaitement maîtrisée !!

Chez Michel

10 rue de Belzunce

75010 Paris

tél : 01 44 53 06 20

restaurant-chez-michel.com

Fermé samedi, dimanche et lundi midi

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Vendredis du Vin #68 : quel vin "de jeune" ?

29 Août 2014, 14:41pm

Publié par Docadn

Vendredistes, vendredistes, jeunes, vieux, abstinents et picolos bonjour !!

Nous revoilà (enfin) pour le 68 ème numéro des VdV, présidé ce mois-ci par Nathalie Merceron, scribe en chef du blog Saveur Passion.

En cette fin d'été, la toute prochaine rentrée fait de nouveau frémir tous les adultes coupables d'avoir copulé puis enfanté !!

Ces fossoyeurs du trou de la sécu, pourvoyeurs d'enseignants, adeptes des pédiatres, maudissant les programmateurs de tv matinale, ont l'obligation de mener leurs progénitures jusqu'à un âge dépassant allègrement la maturité sexuelle, armés de connaissances basiques ou approfondies sur "les choses de la vie".

Nathalie a décidé de nous faire bosser sur l'une d'entre-elles : l'initiation au vin !!

Quel vin faire déguster, dans quelle circonstances, quelle appellation "facile" ou chouchou, quel type de vin, quelle couleur, chez quel vigneron, et comment... ? Quel vin pour un jeune ? Ou quel "vin de jeune" ? 20 d'jeun en 2.0.

Vendredis du Vin #68 : quel vin "de jeune" ?

Un sujet forcément assez épineux me concernant sur un point : je n'ai pas d'espèce assimilée au jeune vivant sous mon toit !!

Zéro, nada, pas un exemplaire à dresser élever avec l'instinct de transmission qui anime tous les parents consciencieux !!

J'ai bien quelques neveux et nièces dont j'ai eu le bon goût d'ignorer les provocations physiques éloignés géographiquement, affectivement aussi, mais rien qui puisse me mener à être déterré pour reconnaitre une paternité lâchement ignorée !!

Pour autant, au vu de ma passion pour la dive bouteille, je me devrais de transmettre un bout de cette activité à un jeune (à défaut d'une cave de buveur d'étiquettes), comme un Jedi à son Padawan Maître-Picolo à son apprenti-buveur ...

source leon.centerblog.net/

source leon.centerblog.net/

Tout d'abord, bien choisir sa victime !!

Bon, reconnaissons que pour trouver un jeune à la pilosité post-pucelage n'est pas chose aisée dans mon cas !!

Aussi, pour corser la difficulté :

  • Ne pas hésiter à choisir un jeune qui s'en fout... mais alors qui s'en tape comme de sa première couche propre !!
  • Lui faire renifler TOUS les verres qui passent dans votre main !! Il va vous faire des tronches dégoûtées qu'il sera incapable de reproduire même avec Photoshop !!
  • Lui demander d'ouvrir toutes vos bouteilles, jusqu'à ce que la tendinite le guette !! S'il va faire ça en s'amusant les 2-3 premières bouteilles, il va fuir la corvée plus rapidement que "mettre la table" !!
Source : aglaerhimbo.eklablog.com/

Source : aglaerhimbo.eklablog.com/

Si le jeune a des cheveux longs, la voix stridente et parle très vite en tripotant son smartphone : il s'agit d'un modèle sans bite d'une fille !!

Là aussi, peu de règles différentes à appliquer par rapport au modèle à bite qui se branle tout le temps à l'acné difficile et à la moustache de puceau !!

  • Lui apprendre rapidement à ouvrir des bouteilles de champagne, pour lui préciser qu'on ne s'arrose pas avec en ondulant du bassin devant une piscine et un rappeur à fourrure... et que si elle en met une goutte à côté... ben elle boit pas !!
  • Décorer sa chambre avec des posters d'éphèbes humant avec passion le nectar (en précisant qu'on ne tient pas son verre comme la lopette ci-dessus !!)
  • Ne pas l'empêcher de prendre sa première biture au Malibu pur... qu'elle se dégoûte seule de la noix de coco.... et plus tard des vins archi-boisés qui reniflent parfois la même chose !!
Source : legeekcestchic.eu

Source : legeekcestchic.eu

Si le vieux picolo (ça marche aussi pour la vieille Simone Signoret qui s'ignore !!) peste souvent contre "les errances du jeune", il ne doit pas oublier qu'il a sûrement été "le jeune sympa qui boit n'importe quoi" avant de devenir "le vieux con qui a la prétention de ne boire que le meilleur" !!

Laissons les jeunes se perdre... comme nous !!

Je suis issu d'une famille qui a dû arrêter de boire vers 622 après JC !!

Aussi, étant le premier "repenti" de cette longue lignée d'abstinence depuis Omar Khayyam, il me semble naturel de proposer plutôt que d'imposer...

Alors j'ai choisi mon filleul !! Il est très jeune (13 ans), se fout royalement du vin, me sait passionné et ne veut pas me "décevoir"...

J'ai commencé, comme beaucoup, à lui "faire sa cave" !!

A coup de "12 bouteilles par an", il devrait, une fois toutes les bitures "Red Bull accolé à tout ce qui fait plus de 40 volts", s'y intéresser un jour...

Il n'est pas dit qu'il aime ça... mais il aura la possibilité de le dire, de se mesurer à des "petits vins" comme à quelques "grands vins"!!

Il fera des erreurs de jugement, mais il trouvera, peut-être, au détour d'une bouteille "la révélation"... celle qui lui fera comprendre pourquoi j'ai gribouillé la toile, rempli ma cave et la sienne sur le sujet... et que sa première bouteille aura sûrement son âge !!!

A la tienne Mathieu !!

Vendredis du Vin #68 : quel vin "de jeune" ?

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Le Bistr'Aurélia à Vannes

16 Août 2014, 14:41pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Retour à Vannes, quelques 29 mois après ma première visite.

J'avais, à l'époque, découvert La Gourmandière, nouvelle adresse ouverte par Olivier Samson.

Une très belle découverte qui, depuis, a trouvé une place de choix (méritée) dans le paysage gastronomique morbihannais

Cette fois-ci, nous venons "taster" la version "bistrot" (uniquement au déjeuner) de l'établissement désormais étoilé (pour sa version gastro).

Comme d'habitude, pas de résa en poche, en ce beau vendredi de juin.

La déco intérieure a été totalement revue. Adieu le carrelage de crêperie, bonjour la déco tendance...

Il fait chaud en ce 20 juin. Nous optons pour la "terrasse-tonnelle", calée dans la cour du restaurant.

Le menu "Retour du marché d'Olivier de bouche à oreille (ou Sonotone)"* est annoncé à 22 € pour une séquence entrée-plat ou plat-dessert, 26€ avec le dessert en sus.

Je pars forcément pour "la totale".

Sardine - Espuma de betterave - Crème de chèvre

Sardine - Espuma de betterave - Crème de chèvre

Merlu des petits bâteaux - Bouillon de homard

Merlu des petits bâteaux - Bouillon de homard

Clafoutis aux fruits rouges

Clafoutis aux fruits rouges

Ce déjeuner m'a rappelé au bon souvenir de celui effectué chez Marriottat à Agen, tant le plaisir fut grand !!

Pour le même tarif, vous avez, ici aussi, un déjeuner d'un niveau remarquable !!

  • Une entrée (avec la détestable betterave) qui passe sans forcer, tant le travail sur le maudit légume est soigné !! Une sardine de compet' !!
  • Sur le merlu, je retrouve l'intransigeance naturelle d'Olivier Samson sur les cuissons et les textures. Un splendide pavé (pas chiche, je précise), au délicieux bouillon (juste un poil trop salé pour mon palais).
  • Dessert simple, efficace au joli coulis.

Un service aux antipodes de celui observé il y a 2 ans !!

Une Aurélia Samson très à l'aise, souriante, épaulée par un personnel (plus nombreux) au diapason.

La carte des vins, animée par une certaine Julie (passée notamment par La Rochevilaine et Thorel à La Roche Bernard), compte désormais près de 30 pages !!

En conclusion, un rapport qualité/prix/plaisir/quantité absolument recommandable pour ce bistrot-gastro le midi, gastro uniquement le soir, bien planqué dans les faubourgs de Vannes.

* d'autres plats à la carte, ainsi qu'un menu "Plaisir de saison" à 38 € sont aussi disponibles au déjeuner. 

Le Bistr'Aurélia
(La Gourmandière)
Lieu-dit Poignant (près de l'Echonova)
56000 Vannes
Tél : 02 97 47 16 13
www.la-gourmandiere.fr

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Le BAT à Paris

11 Août 2014, 06:59am

Publié par Docadn

Bonjour,

Suivre les tendances, est un sport olympique dans le microcosme gastronomique parisien.

Gare au client qui "ne renifle pas" à temps la "mode dans l'assiette", synonyme d'un lapidaire "j'affiche complet pour les 2 mois à venir, tentez votre chance vers Noël" (ça, c'est quand ils daignent répondre) !!

Je ne vous refais pas la retape sur les burgers, les food trucks, les bars à viandes, les légumes-racines cultivés sur les toits des ZEP, les chefs japonais qui "revisitent le terroir parisien", qui font loi sur toutes les cartes des brasseries et bistrots à la crédibilité culinaire de lucioles porteuses d'Ebola...

Je peux dorénavant vous annoncer, sans trop prendre de risques, que la prochaine tendance (valable 1 mois, 09 jours et 03h00) sera de mettre un chef japonais dans un camion en pierres apparentes (aménagé par Peter Zumthor) et de lui faire faire des sushis-burgers façon andouille de Guémené au tandoor...

Cette vague se terminant lorsque le cuisinier aura servi au dernier péquin qui fait la queue (depuis 1 mois, 9 jours et 03h00), des tofus de vessies de dogue allemand snackés sur plancha...

Le BAT à Paris

Ces derniers mois (oui, parfois cela dure plus longtemps qu'un salon de l'agriculture), tartares et tapas (même si le ceviche fait encore de la résistance) semblent être "Ze tendance" dans quelques bistrots plus soucieux d'être "in" que de vous servir une "vraie cuisine".

Le BAT (joint-venture drivée par Joyce Levi et Emmanuel Cotsoyannis, auteurs-traiteurs des "dîners d'Eloïse"), sous la houlette de Yariv Berreby (ex-KGB), a lancé (en octobre 2013) le défi de vous proposer ces "entrées-grignotages" sous forme de vrais plats.

Le BAT à Paris

Pour commencer, pas la peine de vous acharner au téléphone pour une quelconque réservation, ce dernier reste immanquablement muet (pour une fois que je veux réserver).

Autant arriver assez tôt pour être sûr de trouver place... et de constater que de la place, il n'en manque pas au BAT.

Situé sur les "Grands Boulevards" (désert gastro selon les spécialistes, dont je ne suis pas), le BAT affiche une grande terrasse (pas très plane), plus une grande salle à la déco "actuelle-dépouillée".

Au centre de la salle, commis et cuisiniers s'activent, à la plancha, pour débiter les commandes.

Accueil sympa, pas puant du tout, à la cool.

Je m'installe à l'intérieur (même si la température donnait plutôt envie de dîner en terrasse, la perspective de manger sur une table inclinée de 15°23', adossée aux 400 décibels de la circulation sur le boulevard, ne s'y prêtait pas du tout).

Carte rapidement en main, je démarre en commandant 2 "tapas".

Croquettes de veau, condiment, piment doux

Croquettes de veau, condiment, piment doux

Salade de poulpe et chorizo persillade et piments

Salade de poulpe et chorizo persillade et piments

Croquettes correctes, poulpes honnêtes... mais c'est petit !!

Je recommande une fournée... plus par faim que par addiction !!

Ravioles de fevettes, feta, bouillon tomate combawa

Ravioles de fevettes, feta, bouillon tomate combawa

Ravioles justes, bouillon bien "combawawé", mais ça reste petit, trop petit... dans l'esprit du grignotage que je ne cherchais pas en rentrant !!

J'ai même repris 2 fois la "Tartine de ventrèche de thon, mayonnaise sésame noir" !!

A 7 € "le plat", ça a tendance à m'énerver !!

Je ne "décolle" sur rien, ayant juste l'impression de faire un apéro-dînatoire un peu soigné !!

Après 6 tapas... je décide de passer au "tapas à 10 boules €", histoire de voir s'il sera 30% plus gros que les précédents... et parce que j'ai encore super faim !!!!

Encornets grillés, condiments agrumes

Encornets grillés, condiments agrumes

Ce dernier plat est une cata !! La cuisson est totalement ratée (sans parler du déséquilibre sucre-acidité des condiments) !!

Un stage chez des galiciens (ou autres italiens des côtes) serait le bienvenu face "aux morceaux de caoutchouc aux agrumes" devant lesquels mes dernières dents s'acharnent !!

Et pas 30% de plus, en quantité, dans l'assiette...

Je finis même par un médiocre "cheese cake framboise" (7€ again), tant la colère creuse mon appétit (a man angry is a man hungry)!!

Le service, gauche mais gentil, s'est bien déroulé.

La carte des vins n'est pas si mal (La Janasse, Riffault, Bret Brothers, Stéphane Ogier, Fosse-Sèche...) un peu internationale, aux coefficients qui piquent un peu locaux (autour de 3,3-3,5 prix caviste). Vin au verre entre 6 et 7€ le godet.

La douloureuse (avec erreur en ma défaveur, corrigée sans ergoter) à près de 70 boules, fait de ce BAT (pour Bar A Tartares ou à Tapas) un réel BAR (Bar A Réductions ou A Rupins) !!

Je passe sous silence l'acoustique horrible de la pièce, une fois remplie, qui vous fait presque regretter de n'avoir pas choisi le guéridon version "piste rouge de ski" et sa douce ambiance typique de Times Square à 20h30...

Notons aussi que la cuisine ouverte profite à tous... et surtout aux vêtements !!

En résumé, ce BAT ne m'a pas convaincu une seconde, en plus de ne pas remplir mon bide (standard à l'époque), pour un tarif pas tendre.

Cela reste du grignotage pour anorexique argenté, aux antipodes d'une VRAIE cuisine inspirée...

PS : je viens de découvrir que c'est au Fooding... forcément !!

Le BAT

6 Boulevard Montmartre,

75009 Paris

01 42 46 14 25

www.le-bat.com

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La Mare aux Oiseaux, St-Joachim, Eric Guerin

8 Août 2014, 14:08pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Comme l'an dernier, j'entretiens un retard (très stable) de presque 3 mois dans le "reporting" de mon repas d'anniversaire.

Si le jeu de "la-destination-pour-la-bougie-de-trop-à-souffler" est toujours aussi plaisant, je dois reconnaître que cet outsider était sorti des mes radars !!

Et de me souvenir, avec un certain émoi, que mes pieds n'avaient plus foulé le carrelage de cette maison depuis 9 ans (pour mon anniversaire aussi), fut l'autre jolie sensation du jour !!

La Mare aux Oiseaux, St-Joachim, Eric GuerinLa Mare aux Oiseaux, St-Joachim, Eric Guerin

J'avais laissé une salle "champêtre", agrémentée de canards en bois accrochés sur des meubles et autres vaisseliers.

Le jeune chef Eric Guerin (passé notamment par Taillevent, La Tour d'Argent) faisait des navettes entre son piano et la salle.

Il se mettait dans un coin de la pièce, l'air inquiet, scrutant fébrilement les réactions de ses clients.

Ce fut un admirable dîner !!

Ceux dont on ne peut oublier quelques plats des plus percutants, presque une décennie après, comme cette "anguille rôtie", ou encore ce "filet de boeuf-cuisses de grenouilles" !!

Eric Guérin promenait déjà une cuisine teintée de poésie (la grenouille et le boeuf était un clin d'oeil à la fable de La Fontaine), déjà marquée du sceau de la sensibilité.

La Mare aux Oiseaux, St-Joachim, Eric Guerin

En ce dimanche de Fête des mères, à quelques heures de ma (re)naissance, je retrouve un établissement totalement "revampé".

La modeste auberge d'antan abrite désormais chambres et spa, jardins, basse-cour et volières.

C'est largement moins "mémère" qu'en 2003. Le mélange des styles fonctionne bien (la mère du cuisinier doit sûrement y être pour quelque chose).

Nous profitons du salon, picorant les grignotages servis en compagnie d'un cocktail maison.

La Mare aux Oiseaux, St-Joachim, Eric GuerinLa Mare aux Oiseaux, St-Joachim, Eric Guerin

Le menu s'appelle justement "picorons ensemble", en 5, 7 ou 9 plats (65, 78, 98 €) au choix.

Le consensus sur 7 plats s'impose rapidement...

Foie gras grillé, riz soufflé, petits pois et gingembre frais

Foie gras grillé, riz soufflé, petits pois et gingembre frais

Jeunes carottes en gaspacho, caramel à la fleur de Guérande

Jeunes carottes en gaspacho, caramel à la fleur de Guérande

Pomme de terre nouvelle de Noirmoutier à la coque, tartare de bulots, petits gris et herbes fraîches

Pomme de terre nouvelle de Noirmoutier à la coque, tartare de bulots, petits gris et herbes fraîches

Vernis breton, pain au blé noir, pousses de junsaï et caviar végétal

Vernis breton, pain au blé noir, pousses de junsaï et caviar végétal

Aiguillette de flet "aïe, aïe, aïe", asperges, sauces BBQ

Aiguillette de flet "aïe, aïe, aïe", asperges, sauces BBQ

Filet de boeuf de Brière lardé d'anguille fumée, buratta crémeuse

Filet de boeuf de Brière lardé d'anguille fumée, buratta crémeuse

Chocotruffe

Chocotruffe

Chèvre fermier céviche de fruit avocat et pousses d'oseille

Chèvre fermier céviche de fruit avocat et pousses d'oseille

"L'autre Dauvissat"

"L'autre Dauvissat"

Le Paris-Brest

Le Paris-Brest

Soufflé so chocolat et caramel

Soufflé so chocolat et caramel

Mignardises

Mignardises

Un déjeuner parfaitement orchestré, au service délicat, très souriant, apaisant même ... à une seule exception*.

Plusieurs fulgurances ont ponctué ce riche déjeuner.

Si je ne devais en citer que 2, je retiendrais le sensationnel filet de boeuf de Brière lardé d'anguille fumée, buratta crémeuse, aux cuissons fantastiques (l'un a demandé bleu pour le filet, l'autre saignant), sans oublier le chocotruffe bluffant d'équilibre et d'imagination !!

Mais je ne peux passer sous silence le niveau des desserts, souvent points faibles de ces repas d'exception, tout simplement remarquable !!

Oui, il y a une stupéfiante sensibilité dans cette cuisine.

Pas seulement de "bonnes trouvailles" !!

Eric Guérin arrive à transmettre des morceaux de "littérature du terroir" avec une grâce bondissante, couronnée d'une insolente générosité !!

Ce gars-là doit arroser de larmes ses croquis de plats en matant "Champion" (ne cherchez pas, il n'y a que moi qui puisse comprendre) !!

On regrettera seulement les coefficients, majoritairement trop élevés, de la carte des vins, brillamment animée par 2 jeunes sommeliers.

Au-delà de ce détail (on y va pour manger, ne l'oublions pas), La Mare aux Oiseaux est une belle adresse, à la cuisine imaginative, jouissive par moments, imprégnée d'une certaine poésie des lieux, de son auteur et des produits ainsi magnifiés !!

* des présentations un peu sèches et sans attention, délivrées par une serveuse, qui dénotaient face à la douceur générale du service

La Mare aux Oiseaux

223 rue du Chef de l'Île Fédrun

44720 Saint-Joachim

Tél : 02 40 88 53 01

www.mareauxoiseaux.fr

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