Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
EscapadeS

Le Pavillon des Boulevards à Bordeaux

30 Mai 2015, 10:20am

Publié par Docadn

Bonjour,

Après une longue pause, votre scribe reprend enfin la plume le clavier pour vous conter, en mode quasi SMS, ses nombreuses pérégrinations liquides et (surtout) solides vécues.

Une bonne quinzaine de tables ont essaimé ma grande tournée printanière. Honneur à la dernière fréquentée, chronologiquement parlant, puisqu'elle fut visitée lors de la célébration de ma lointaine naissance mon anniversaire !!

Le Pavillon des Boulevards à Bordeaux

Surprise totale pour cette table, dont j'ignorais tout avant de m'y asseoir.

Nelly et Denis Franc opèrent depuis une trentaine d'années sur la place de Bordeaux. Le Pavillon des Boulevards est une véritable institution de la bourgeoisie locale, affublée de son macaron Michelin prompt à rassurer le snobisme naturel d'une clientèle visiblement aussi souple que les bottes d'Alain Juppé en 1995.

L'élégante devanture laisse place à une déco résolument "chic-moderne" à l'intérieur. C'est lumineux, sobre et d'assez bon goût, loin des clichés des maisons bourgeoises où le portrait de l'arrière grand-mère veille sur des meubles de musée en acajou massif.

Le Pavillon des Boulevards à BordeauxLe Pavillon des Boulevards à BordeauxLe Pavillon des Boulevards à Bordeaux

Accueil très souriant de la maîtresse de maison, personnel affable, au rang attendu pour ce type de table.

Amuse-bouches soignés, sur un verre de châteauneuf-du-pape blanc (Beaurenard 11) au tarif fiévreux de 18 € !!

Nous optons pour le "Menu découverte"... soit un dîner à l'aveugle !!

Oeuf brouillé, haddock fumé - Bouchée de thon rouge, gelée de navet, noix de coco, épicée au vadouvanOeuf brouillé, haddock fumé - Bouchée de thon rouge, gelée de navet, noix de coco, épicée au vadouvan

Oeuf brouillé, haddock fumé - Bouchée de thon rouge, gelée de navet, noix de coco, épicée au vadouvan

Place aux "vrais plats" !!

Tous les intitulés sont le résultat des retranscriptions (approximatives) après l'énoncé oral.

Asperges de Blaye sauce yaourt-olives, oeuf de caille - Foie gras fumé minute au bois de hêtre, cédrat et caviar de citron, espuma au sauternes, piment d'EspeletteAsperges de Blaye sauce yaourt-olives, oeuf de caille - Foie gras fumé minute au bois de hêtre, cédrat et caviar de citron, espuma au sauternes, piment d'Espelette

Asperges de Blaye sauce yaourt-olives, oeuf de caille - Foie gras fumé minute au bois de hêtre, cédrat et caviar de citron, espuma au sauternes, piment d'Espelette

Tartare huître-daurade, perle d'huître feuille "iodée" (mertensie maritime) - Le couteau et la langoustine, sauce wazabiTartare huître-daurade, perle d'huître feuille "iodée" (mertensie maritime) - Le couteau et la langoustine, sauce wazabi

Tartare huître-daurade, perle d'huître feuille "iodée" (mertensie maritime) - Le couteau et la langoustine, sauce wazabi

Merlu, feuille de nori, sésame noir, sauce miso, petits pois, carottes, girolles - Pigeon : le filet, le cromesquis, le civet, tuile amande, boulghour à l'orientale Merlu, feuille de nori, sésame noir, sauce miso, petits pois, carottes, girolles - Pigeon : le filet, le cromesquis, le civet, tuile amande, boulghour à l'orientale

Merlu, feuille de nori, sésame noir, sauce miso, petits pois, carottes, girolles - Pigeon : le filet, le cromesquis, le civet, tuile amande, boulghour à l'orientale

Caillé de brebis, gâteau basque - Meringue, blancs en neige givrés-coco, coulis de fruits exotiques - Sabayon au chocolatCaillé de brebis, gâteau basque - Meringue, blancs en neige givrés-coco, coulis de fruits exotiques - Sabayon au chocolatCaillé de brebis, gâteau basque - Meringue, blancs en neige givrés-coco, coulis de fruits exotiques - Sabayon au chocolat

Caillé de brebis, gâteau basque - Meringue, blancs en neige givrés-coco, coulis de fruits exotiques - Sabayon au chocolat

Remarquable séquence, qui a frisé le sans faute, si le "caillé de brebis, gâteau basque" n'avait pas dénoté aussi vivement du haut niveau général.

Si en entrant, je m'attendais à une cuisine très sage et soignée, Denis Franc "ose" bousculer sa clientèle avec des associations "peu académiques" et franchement réussies.

Long métrage servi en 02h30, à un bon rythme, aux proportions justes, à la variété qui met en fuite toute pointe d'ennui !! Un macaron largement mérité et très bien tenu !!

Service allant du "gauche volontaire je démarre faut pas m'en vouloir" à l'impeccable "j'ai 9227 services au compteur", toujours aimable et attentif.

Carte des vins classique aux coefficients (outrageants) en phase avec le quotient familial de la clientèle, allant des touristes anglais en "romance bordelaise", jusqu'aux tribus de notables avec le casse-couille de service méprisant (vous savez le lourdaud qui a tout vu, tout fait, tout mangé, tout bu et qui chuchote à 34 000 décibels).

Un grand merci La Miss pour ce joli cadeau !!

Le Pavillon des Boulevards

120 rue de la Croix de Siguey

33 000 Bordeaux

Tél : 05 56 81 51 02

pavillon.des.boulevards@orange.fr

www.lepavillondesboulevards.fr

Voir les commentaires

Les Carmes à Rennes

16 Avril 2015, 04:55am

Publié par Docadn

Bonjour,

En marge du festival Vini Circus, nous nous sommes sustentés au restaurant Les Carmes, situé... 2 rue des Carmes justement !!

C'est le serveur (très rougeaud au visage carmin) qui nous a indiqué que cette discrète institution rennaise assurait le service depuis près de 80 ans !!

Cette dernière a été reprise récemment par Etienne Mangerel (et Iwona).

Etienne Mangerel semble avoir officié quelques années en Irlande, avant un "retour aux sources" couronné d'un encourageant petit buzz local.

2 toques G&M, 2 fourchettes et des "piécettes" (menu à moins de 20 balles) au Gros Rouge au compteur. A nous de voir si les distinctions sont méritées.

Source "juste à côté"

Source "juste à côté"

Accueil (un poil distant) d'un serveur... qui s'avérera souvent tout seul !! Intérieur aux tons clairs, typé vitrine de Noël sobre de "Maison du Monde".

Il est à peine 20h00, la salle ne déborde pas de monde.

Carte en main, nous optons rapidement pour le menu "Introduction" (pardonnez mon esprit mal tourné, dont l'intitulé me fait plus penser à un séjour à la Fistinière qu'à de la gastronomie) à 33 €.

Rafraîchi(e) chou-fleur saumon mariné - Velouté de potimarron et châtaigne, cuisse de canard confite, vieille mimolette, café - Dos de merlan, crème de quinoa, pickles de citron, moules fumées et pommes de terre confites Rafraîchi(e) chou-fleur saumon mariné - Velouté de potimarron et châtaigne, cuisse de canard confite, vieille mimolette, café - Dos de merlan, crème de quinoa, pickles de citron, moules fumées et pommes de terre confites Rafraîchi(e) chou-fleur saumon mariné - Velouté de potimarron et châtaigne, cuisse de canard confite, vieille mimolette, café - Dos de merlan, crème de quinoa, pickles de citron, moules fumées et pommes de terre confites

Rafraîchi(e) chou-fleur saumon mariné - Velouté de potimarron et châtaigne, cuisse de canard confite, vieille mimolette, café - Dos de merlan, crème de quinoa, pickles de citron, moules fumées et pommes de terre confites

Un(e) agréable rafraîchi(e) arrive rapidement. Service toujours un poil distant froid à mon humble goût.

L'entrée (la mienne) est très chaude, bien exécutée, au canard généreux, juste crémeuse, encore dans l'esprit automne-hiver.

Mon enrobé de collègue de tablée ne semble pas moins enchanté par son entrée maritime.

Quasi de veau rôti, écrasé de topinambour rôti, oignons confits - Blanc de cabillaud, raviole de langoustines, pomme, céleri rave façon risotto Quasi de veau rôti, écrasé de topinambour rôti, oignons confits - Blanc de cabillaud, raviole de langoustines, pomme, céleri rave façon risotto

Quasi de veau rôti, écrasé de topinambour rôti, oignons confits - Blanc de cabillaud, raviole de langoustines, pomme, céleri rave façon risotto

Une viande à la cuisson soignée (riez bande de moqueurs... et ouais, j'ai pas pris de poiscaille) des légumes maîtrisés, un confit d'oignons surpuissant.

Rien à redire, c'est techniquement irréprochable, toujours généreux, sans faute d'assaisonnement excessif !!

Crème brulée au chocolat et gingembre, mousse de banane et glace au pop corn

Crème brulée au chocolat et gingembre, mousse de banane et glace au pop corn

Cohérence qui tient jusqu'au dessert (souvent juge de paix, pour moi, d'une séquence réussie ou non) d'une rare justesse là encore.

Pas d'excès de sucre, un gingembre discret, une mousse banane modèle... et une glace au pop-corn qui aurait dû me faire fuir... mais non !! Excellente crème brûlée alternative !!

Les Carmes à Rennes

Carte des vins courte, trop courte, qui laissera sur sa faim certains amateurs.

C'est donc un Vouvray 13 de chez Vincent Carême qui nous accompagna tout au long du repas.

Un chenin qui, comme l'a précisé le Maître Cappello limougeaud, joua plus sur la finesse que sur la puissance... un peu comme ce dîner au classicisme de bon aloi, techniquement très cohérent, qui rassurera les esprits peu aventuriers, à défaut de surprendre...

Restaurant Les Carmes

2 Rue des Carmes, 

35000 Rennes

02 99 79 28 95

www.lescarmes-rennes.com

Voir les commentaires

Vini Circus 2015... le débrief express !!

12 Avril 2015, 21:34pm

Publié par Docadn

Bonjour,

4 ans que j'avais pas remis les orteils dans ce "grand pardon breton des vins natures".

J'avais laissé la manifestation à Hédé, sous un chapiteau, je la retrouve à Guipel dans une structure en dur.

Vini Circus 2015... le débrief express !!

Si j'ai tancé le public parigot urbain des Greniers à Angers pour son clonage vestimentaire, la faune vinicirquienne n'est pas en reste non plus en terme d'uniformisation dans ce domaine.

La panoplie "sweat à capuche - barbe de 8 mois /anneau nasal - dreadslocks/touffe Capitaine Caverne - Crocs chaussettes" se croisait à la fréquence d'1 visiteur sur 1 2 !!

Bon, ce n'est pas non plus la "fashion week", petite tournée sélective des 105 vins goûtés-crachés avec Papylimougeaud !!

Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!

Je démarre par l'Ardèche et Le Mazel (Gérald et Jocelyne Oustric), avec en point d'orgue un(e) "Larmande 11" (syrah) à la très belle expressivité.

Passage à Vide chez Tuiles Bleues, avant de plonger en Muscadet avec Marion Pescheux et Manuel Landron (nouveaux venus dans le PV* sur 7,5 ha), dont un "68 ares" composé d'une folle-blanche aux flaveurs étonnantes de crème brûlée.

Détour par le Beaujolais et Champier, avec un "Brulius 14" agréablement complet face aux autres cuvées.

Chez Greg' Leclerc, les nez déboitent sont souvent "chafouins", la finesse la plus notable arrivant sur "Coup de Canon 12".

Chez sa moitié (Anne Paillet Leclerc), son cinsault (Pot D'anne 13) se glougloute sans raisons ni excuses...

* Paysage Viticole
Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!

La pause chez Foillard est largement plus agréable qu'il y a 4 ans sur la même manifestation. Si le 13 est en mode "glou", la "Côte du Py 13" est "charnue, pleine et racée". Fleurie 11 est, pour finir, tout en délicatesse.

Premier coup de coeur de la journée chez Julien Guillot (Clos des Vignes du Mayne - Bourgogne), avec un trio 910 (Mâcon-Cruzilles 13) - Bourgogne 13 - Aragonite 12 (Mâcon-Cruzille) d'un niveau splendide !!

Chez Maisons Rouges, "L'Eclos" et "Sur le Nez" 13 se défient entre finesse et complexité. Notons la petite volatile sur "Garance 13".

Encore un nouveau venu dans le PV* : Quentin Bourse qui fait son "Sot de l'Ange", signant un premier millésime (14) aussi remarquable que sa capacité à parler sans reprendre sa respiration.

Des vins déjà spectaculaires dans leurs expressions (vivacité et amertume maîtrisées), doublés d'une com' et de tarifs déjà matures.

Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!

C'est la sémillante Emeline Calvez (Domaine Sébastien Bobinet) qui offre à nos badigoinces assoiffées le quatuor Hanami 14 - Ruben 12 - Amateus Bobi 13 - Du Rififi (chardo/chenin).

Nous louons surtout la buvabilité extrême des 2 premiers jus (et les accents rigolos de pesto de Ruben).

Chez Marc Houtin (La Grange aux Belles), c'est "La Chaussée Rouge" qui "carbogloute" à donf, même si "Nina 10" n'a pas des accents aussi charmeurs que lors de notre dernière rencontre.

Back to Bourgogne, chez Ballorin au Marsannay "Les Echezots 13" quasi addictif.

Bouju est toujours en train de faire (lentement pour le commun des mortels, mais sûrement en mode "speed" pour lui) un carton à chacun de nos passages... tant pis !!

Les Roches Sèches (Jean-Marie Brousset, Thibaut Ducleux et Julien Delrieu) proposent un Essart 13 (grolleau) glou + très digeste, ainsi que des Varennes 13 au rapport qualité/prix remarquable !!

Pas de blanc tranquille en 14 chez Benoit Courault, mais Tabeneaux 11 et des Rouliers 13 qui sortent très bien du lot.

Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!

Des sensations décalées chez Matin Calme et Maupertuis, avant de croiser (enfin) les Chinon de Jérôme Lenoir, ou la baston entre 07 et 08 donne le 07 gagnant, pour un charme atypique très supérieur.

Grosse série chez Amiel (avé l'assent), avec "Dans la peau" 14 (rolle) salivant et puissant, puis "A Jean" (50/50 syrah/grenache) élégant (mais cher).

Vini Circus 2015... le débrief express !!Vini Circus 2015... le débrief express !!

Immense coup de coeur chez Mylène Bru. S'il y avait un titre de championne du monde de galoche avec du vin, Mylène Bru écraserait (comme un Usain Bolt) la concurrence avec son trio "2013 - Rita 13 - Bordigue 13" !!

Il y a une délicatesse rare, une suavité modèle, un toucher de bouche de dingo avec ces nectars extras !! Chapeau Madame Mylène Bru !!

Sympathique étape chez Gulihem Barré (Aude), avec un "Sous le Bois 13" "riche et souple" (80/20 merlot/syrah), qui précède une "Fantaisie Singulière 13" "complexe et juteuse".

Fin de salon avec Pur (Looze/Alonso) et des jus très dangereux en cas de soif urgente (Ying-Yang cinsault/syrah très dangereux, Côte du Py 12 à l'acidité de diable).

105 vins plus tard, nous quittons donc Guipel, sa voyante, ses babos et ses vignerons pour nous attabler à une table rennaise...

Voir les commentaires

Café de la mairie à Saint-Avé... et Téo !!

1 Avril 2015, 12:09pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Une toute nouvelle adresse en BzH, dans le Morbihan, en "banlieue vannetaise".

Nicolas Séjourné a tenu le restaurant- bar à vin "Les Remparts", avec succès, à Vannes entre 2009 et 2014.

Presque 1 an après avoir cédé son adresse vannetaise, le voilà à nouveau "dans la place", cette fois-ci à St-Avé.

Le "Café de la mairie" a ouvert ses portes le 24/03 dernier.

Trois jours plus tard, je débarque au déjeuner, alors que les réglages battent leur plein !!

Café de la mairie à Saint-Avé... et Téo !!

Niché au pied d'un petit immeuble jouxtant la mairie de la bourgade, le "Café de la mairie" impressionne dès l'entrée par son aménagement flambant neuf.

Totalement repensé par Studio 02 (il y avait un fast-food resto tradi "anonyme" auparavant), la déco est "sobre et lumineuse", typée "nordique", loin des horreurs damidoesques trop souvent repompées sur le TF1 discount du PAF M6.

On a fait dans le "chêne blond", jolies chaises design, quelques tables en alcôve (la table 1 est propice à une certaine intimité-tranquillité)... et une très jolie cave à vins (10m2) de type "aquarium à persiennes" au centre de la pièce.

Le Boss est tendu. Normal, c'est un démarrage. Je le laisse bosser, visitant les lieux, bien plus vastes qu'aux Remparts.

Il y a même un coin "dégustation", avec table haute et présentoir de cave. Un petit tour justement dans la cave climatisée, pour un rapide scan des références proposées.

Les bonnes habitudes (et références) sont restées côté liquides, avec une excellente surprise en prime... mais voyons d'abord ce que ça vaut côté miam.

Café de la mairie à Saint-Avé... et Téo !!Café de la mairie à Saint-Avé... et Téo !!

Une formule "entrée-plat-café gourmand" à 16,50 € (10,50 € pour entrée-plat), une alternative avec le "menu du printemps" à 18 € (entrée-plat, 24 € avec le dessert). Des plats à la carte entre 8 et 23,50 €... plus quelques en-cas sur le pouce !!

Nous partons pour la formule printanière en 2 plats.

Terrine de lapin aux noisettes/salade bio - Tartare de lieu jaune aux herbes fraîches - Merlu au naturel, légumes de printemps, vinaigrette d'herbesTerrine de lapin aux noisettes/salade bio - Tartare de lieu jaune aux herbes fraîches - Merlu au naturel, légumes de printemps, vinaigrette d'herbesTerrine de lapin aux noisettes/salade bio - Tartare de lieu jaune aux herbes fraîches - Merlu au naturel, légumes de printemps, vinaigrette d'herbes

Terrine de lapin aux noisettes/salade bio - Tartare de lieu jaune aux herbes fraîches - Merlu au naturel, légumes de printemps, vinaigrette d'herbes

Si la terrine est un poil froide et un peu sèche, le "tartare de lieu" ne souffre pas la moindre critique. Un joli merlu à la cuisson sur le fil (comprendre "impeccablement cuit" pour les gens normaux, "pile au max" pour les psychopathes comme moi), aux généreux et délicieux légumes croquants !!

Mais comme indiqué au début de l'article, 72 heures après son ouverture, le rodage est toujours en cours.

Nicolas est tendu comme un string par ces ajustements. Laissons les choses se mettre en place. Tout ceci pour signaler qu'à 18 balles €, la formule est déjà fort honorable !!

L'excellente surprise, susurrée au début de ma bafouille, concerne justement la carte des vins... qui est déjà au point côté tarifs !!

Le Café de la mairie, au-delà de sa fonction de bar (vous pouvez toujours y boire un café le matin), est aussi une cave à vin !! Vous pouvez donc acheter les vins à prix caviste !!

"And Ze cherie on ze cakeu"... pour les boire à table, un droit de bouchon unique à 7,50 € !! Eh oui, enfin du "vin sur table" à prix raisonnable !!

Un petit tour sur les références aperçues : Gramenon, Mélaric, Fosse-Sèche, Overnoy, Laherte, Foillard, Tripot, La Grange Tiphaine... et plein d'autres qui arrivent !!

Une chose est sûre... que ce soit pour y boire ou y manger, on y remettra les pieds !!

Billet écrit il y a quelques jours, qui tombe à point nommé pour mettre en lumière un évènement organisé par Isabelle Perraud : Un mois pour Téo.

Je ne connais pas le petit Téo, mais je suis (à distance) les terribles épreuves que traverse ce gamin au visage souvent inondé de sourires...

Source Côte de la Molière

Source Côte de la Molière

La généreuse mobilisation "affective et morale" ( par des réseaux sociaux soucieux, que l'on juge trop souvent artificiels) dont il bénéficie est exemplaire.

Téo n'a pas la chance de pouvoir manger ce dont il a envie à cause de cette putain de sa race satanée maladie.

Aussi, par procuration, nous autres baffreurs gourmands de la toile, qui avons la chance de pouvoir manger sans restrictions, d'être en bonne santé, nous allons durant tout le mois d'avril lui "dédicacer" nos plats, nos plaisirs de la table (de la chaise, ou debout), qu'il retrouvera très vite je l'espère.

Aussi, Téo, voici pour toi ce sympathique déjeuner d'un tout jeune restaurant qui a l'espoir, comme toi, de nous rendre heureux...

Pour que Téo, même sans apéro, puisse nous faire rire de ses rôts (forcément bios) !!

CAFE DE LA MAIRIE
Bar-Restaurant-Cave
Place de l'Hôtel de Ville
56890 Saint-Avé
Tél: 02 97 60 60 27

Ouvert du mardi au dimanche pour le déjeuner, du jeudi au samedi pour le dîner.
Cave ouverte mardi et mercredi jusqu'à 20h00, du jeudi au samedi jusqu'à minuit.

Voir les commentaires

Vendredis du Vin #74 - Le vin qui désaltère

27 Mars 2015, 09:58am

Publié par Docadn

Bonjour à tous,

Retour aux devoirs du dernier vendredi du mois, avec Fred Truchon en Zident de la session printanière des Vendredis du Vin.

Le Vortex du Gosier nous propose une thématique presque évidente, jamais abordée à ce jour... et pourtant !!

Vendredis du Vin #74 - Le vin qui désaltère

Nous apprenons, dans l'argumentaire du Zident, qu'un de ses aïeuls serait mort de soif au fond d'un puit, terrorisé à l'idée de boire autre chose que du vin n'ayant pas eu le réflexe de boire de l'eau !!

Mais tout le monde le sait, sans eau, pas de vin, pas de vie synonyme d'une existence bien terne en perspective !! La sempiternelle formule "on a soif, on boit quoi !?" résonne régulièrement dans tous les foyers à l'hygrométrie mal maîtrisée...

"Epaulé jeté de soif" by Tolmer

"Epaulé jeté de soif" by Tolmer

Alors oui, quitte à faire chier l'ANPAA (qui ferait mieux de s'occuper des VRAIS problèmes de terrain, plutôt que faire du lobbying à la Monsanto aux effets nuls sur les comptoirs de pochtrons, mais dangereux pour la filière viticole), quitte à piétiner l'antique et inadaptée loi Evin, il existe des vins qui "désoiffent", qui "désaltèrent"...

Source Twitter

Source Twitter

Je sais pertinemment que "l'alcool déshydrate", mais il y a des vins qui vous font oublier cette vertu négative.

Même les néophytes du microcosme que représente le "monde du vin" (amateurs et vignerons) sont étonnés, à son contact, de la proportion "pas si élevée que cela en terme d'alcoolos purs et durs", en comparaison avec d'autres milieux "moins exposés" mais plus "ravagés"...

Combien de vins dont on vante la "torchabilité", la "gourmandise", le côté "glouglou", l'effet "descente incontrôlée" !!

Qui a honte de se "désaltérer" avec un rosé frais sous la tonnelle (à part ceux qui n'aiment pas le rosé) ?!

Donc oui, quand j'ai une "certaine" soif, pas celle d'après une rando, un effort sportif ou je ne sais quelle autre activité corporelle soutenue, j'ai mon "petit vin qui désoiffe" !!

Vin de France - Petit Jo - La Roche Bussière - Pierre et Antoine Joly

Vin de France - Petit Jo - La Roche Bussière - Pierre et Antoine Joly

Quoi ?! Encore La Roche Bussière !! Que voulez-vous !! Ce n'est pas une bouteille foirée qui va me faire changer d'avis sur la dimension des vins de ce domaine !!

Petit Jo, c'est "l'entrée de gamme" du domaine. Ni blanc, ni rosé, c'est un "rouge de soif".

Petit Jo (en 2013), c'est 50% de bon grenache, 30% de pas moins bonne syrah, plus 20% de merlot pour faire 100 % !!

Mais c'est aussi seulement 10 mg de soufre à la mise (zéro avant), pour des réveils anti-Very Bad Trip !!

Petit Jo, c'est aussi 13,7 volts d'alcool qu'on n'oublierait presque qui semblent en faire 2 de moins en bouche.

Alors au départ, Petit Jo, c'est un peu bizarre, pas rassurant du moins. Ca part sur des agrumes, un petit côté terreux, presque du fermentaire sur certains coups de narine.

Puis, le gosier gémit, il a soif, t'aimes ça gros cochon il faut répondre à sa "douleur". Petit Jo débarque entre les badigoinces et il fait le job !!

Une entame fraîche, acidulée, très poivrée, puissante. La bestiole est sauvage !! Normal... des mois qu'elle n'a pas vu la lumière, qu'elle n'a pas respiré !!

Quelques minutes passent...

Voilà, Petit Jo est réveillé !! L'ensemble s'affine, l'olive s'affirme, les épices se font plus douces, la fraîcheur est entière, le liquide glisse. De quoi vous faire oublier le cliché des "rouges sudistes lourdauds".

Petit Jo c'est ça !! Un coefficient "d'hydratation des sens et du reste" des plus efficaces !! Combien ?! Moins de 10 € chez tous les bons dealers de raisins fermentés.

C'était le VdV #74, à vous les gosiers !!

Voir les commentaires

LPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

22 Mars 2015, 22:02pm

Publié par Docadn

Bonjour,

14 ème rendez-vous des amateurs de la dive bouteille, dans notre QG rennais Un Midi Dans les Vignes.

Notre petit cercle de picolos, toujours assoiffé, s'attaque à la "plus longue aire de jeu du vignoble hexagonal", j'ai nommé La Loire !!

Une exploration que nous ferons par étapes, en remontant le fleuve, même si des satellites un peu excentrés risquent d'être oubliés dans nos scans dégustatifs.

Honneur donc à la Loire Méridionale, pas la plus sexy pour les buveurs d'étiquettes snobs du vin, (dont je me défends d'être, en vouant une SINCERE adoration pour le muscadet), qui va nous réserver des surprises de taille au fil de ces 15 16 candidats.

Tous les vins sont bus à l'aveugle.

Maïté Ligeron nous a concocté un déjeuner qui essaie de coller au plus près aux apports (communiqués un poil tardivement pour imaginer Ze menu raccord).

C'est sur sa demande que nous démarrons par les rouges.

LPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Bretesche 1387 - Brut Nature - Jérémie Huchet :

Un "pétillant" en guise de warm up, à la bulle quasi invisible, exhalant fruits jaunes et fin sucre. La bulle est extrêmement fine, nerveuse, à l'amertume un poil marquée, quand la matière donne une sensation de sucrosité semble bien mûre. C'est globalement pas mal fait. **(*)

L'Aunis Etoilé 2013 - Deboubertin (Stéphanie Debout et Vincent Bertin) - Vin de France :

Le nez m'évoque un pinot noir dans un premier temps, avant de rebondir sur une macération carbonique évidente. La matière est fraîche, sur les fruits rouges, un poil crayeuse, avec une finale "pas très droite". Dommage pour cette dernière, car l'ensemble aurait fait un joli pineau d'Aunis très gourmand. Mais comme aurait sûrement dit Pierrot Deboubertin, qui a failli remettre au goût du jour les JO de la picole en 1253 : "l'important, c'est de participer d'en boire"... **(*)

253 Cuvée Surclassée 2011 - Philippe & Françoise Gourdon - Vin de France :

Un très joli nez de fruits rouges, alors que la matière est d'emblée austère. Un fruité dense (fraise) s'extirpe d'un jus définitivement rigide. La gourmandise finit par s'imposer difficilement sur une matière à la souplesse d'un mormon qui enterre sa vie de garçon à Las Vegas. **(*)

LPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

La Grange aux Belles - La Nina 2010 - Vin de France :

Nez hyper fruité, annonçant une gourmandise à tous les étages. L'ensemble est juteux, très mûr, équilibré, charnu et d'une intense buvabilité. Les pisse-froid analystes trouveront ça "un poil mûr", mais non, c'est juste très bon, sur un domaine qui avait perdu un peu de mon estime sur les derniers millésimes. ***(*)

Château Perray Jouannet - Vignobles Laffourcade 2011 - Anjou :

Nez typé de "cab' franc à l'ancienne", à l'astringence et au végétal de "déchausse-gencive" (si un dentiste peut me donner le nom exact de cet instrument de torture). Un apport de "La Mouthe", seconde caution féminine de notre assemblée et première participation remarquée avec cette daube cet achat à l'aveugle. 0

Domaine Langlois Château - Vieilles Vignes 2003 - Saumur :

Là encore, un nez typé de cab' franc, à l'attaque massive, boisée, "serrée-fermée", qui finit par imposer une consensualité gustative convenue et plutôt flatteuse. L'acidité est plutôt élevée pour un 03, mais vu que c'est Maël qui ne l'a pas amené, mais qu'il me faut un coupable pour reprendre le flambeau de "la bouteille pourrie que tout le monde insulte et qui te vaut une lapidation à la figue molle". *

LPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Domaine St-Nicolas - Le Poiré 2008 - Fiefs Vendéens :

Nez très expressif, complexe, métallique. Un jus à l'acidité haute, trèèèèès gourmand, au coefficient de torchabilité trèèès élevé. Tout le monde rame pour placer une négrette sur ce joli vin très joueur. ***(*)

Marc Pesnot - Chapeau Melon 2013 - Nature - Vin de France :

Une des 2 bouteilles du Boss, endossant avec joie le rôle du "punk à crête" par ses apports souvent "grunge métalcore d'obédience hair metal". Un pif de champignon (non hallucinogène), qui tourne pleine poire. On sent le "peu protégé", caractère "Crocs en bois de cagette Max Havelaar et sarouel en chanvre traité en préparation 501". Quasi bourguignon en bouche, hyper "rock décadent". Contrat rempli pour cette bouteille. Merci Christophe !! *(*)

Domaine Michel Brégéon - Muscadet 2004 :

Changement de registre avec ce muscadet assez réduit à l'entame, qui poire aussi intensément. L'attaque est délicate, fraîche, à l'acidité modèle, d'une rondeur très élastique. Un mayennais (en mode rougeaud qui a chaud depuis le début des hostilités) est surpris, à la découverte de l'étiquette, qu'un Muscadet puisse lui donner une demi-molle être aussi avenant. ***

LPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Pithon-Paillet - Clos Pirou 2013 - Savennières :

Joli nez complexe, anisé, qui hurle "melon de Bourgogne", alors que c'est un chenin !! Attaque fraîche, nette, aux amers saillants, simple, bien foutu, mais pas de quoi se relever la nuit... surtout en découvrant son pédigrée !! Forcément trop jeune, mais prometteur. **/**(*)

Domaine Jo Pithon - Les Bonnes Blanches 2004 :

"Le keupon sans moumoute" revient avec un second blanc au caractère olfactif "oxydatif" qui nous emmène presque en Jura !! Un autre mayennais (moins rougeaud que son cousin) y trouve même de la crème brûlée, pas déconnante pour le coup.

La matière est nette, sans caractère déviant, puissante, en mode "oxydatif ménagé" modèle. Pour moi, le "meilleur blanc sec" de la série. ***(*)

Domaine du Closel - Clos du Papillon 2003 - Savennières :

Un nez de Lactalis yaourt, au bouchon évident... mais nous ne sommes que 2 à le ressentir. Ensemble rond, assez tendre, pas mal, mais bouchonné pour ma pomme. NN

LPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Collection Privée des Frères Couillaud - PM 2004 - Vin de France :

Le traumatisme de "la bouteille foirée" est encore vivace !! Je "joue ma vie" en servant avec une certaine appréhension mon apport.

Pas de bouchon, pas de vin barré, ouf !! Ca pète d'ananas (petit manseng, eh oui, y'en a là-bas aussi) au-dessus du verre, quand la bouche reste "propre" devant l'aérien et le fruit délicat du jus en question. J'y décèle quand même un côté demi-corps qui n'en fait pas le délice absolu attendu. ***/***(*)

Domaine de Montgilet - Les Trois Schistes 2009 - Coteaux de l'Aubance :

Un coing puissant, une figue, une datte, mais un ensemble court et un peu pataud qui déçoit l'assemblée et son donateur. *(*)/**

Domaine de Montgilet - Le Tertereaux 2009 - Coteaux de l'Aubance :

Un liquoreux pour finir, sur le même millésime que son prédécesseur !! L'acidité est plus tranchante, équilibrant bien mieux l'ensemble **(*)... mais mon crayon se fait vagabond, je décroche, avant de plonger une petite cuillère dans un verre contenant un nectar de Didier Chaffardon "titrant" 700g de sr (1° d'alcool de mauvaise mémoire) tout simplement phénoménal ****

LPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la LoireLPV BzH XIV, début de la remontée de la Loire

Ainsi s'achève ce 14ème opus breton qui, derrière des préjugés bien ancrés, doit son succès à l'impeccable logistique assurée par Bernard et Annick, sans parler de l'accueil et la générosité des Ligeron.

Voir les commentaires

L'Arbalaise à Saint-Brieuc

15 Mars 2015, 16:15pm

Publié par Docadn

Bonjour,

La déclinaison en version bistrot d'une "table réputée" n'est point le monopole des restaurateurs parisiens ou lyonnais. Le phénomène existe même en Bretagne... jusque dans les Côtes d'Amor.

Après 3 semaines de silence, le foutoir se réveille enfin, car il a faim.

Retour sur une table dont je n'ai pas encore totalement chié le contenu est à peine digéré à l'heure où je dactylographie, avec mes deux index de gendarme raté, ces lignes.

L'Arbalaise à Saint-BrieucL'Arbalaise à Saint-Brieuc

L'Arbalaise est l'émanation "bistrot" de la "grande table locale" Aux Pesked (poissons en breizhou), drivée par Mathieu Aumont (1 macaron au Gros Rouge).

C'est une certaine Aurore Gosselin (selon la "vieille référence" trouvée sur le net) qui dirige les pianos.

Pâtissière de formation, elle a oeuvré en tant que telle Aux Pesked, avant que Mathieu Aumont ne lui confie les clés du bistrot, il y a 4 ans, pour y proposer une "cuisine de marché".

C'est Marina Blévin (désormais associée à Mathieu Aumont) qui veille au grain en salle.

Nous nous pointons à midi pétantes, sans résa, pour découvrir un grand comptoir à l'entrée, fort bien garni en pochtrons locaux à casquettes de marin d'habitués venus boire le coup des coups après le marché.

Une grande salle avec carrelage à l'ancienne, tables raccords dans la première salle. Banquettes et déco moins "défraîchie" occupent le long corridor prolongeant la salle (80 couverts au total). Une vraie carte postale pour le Fooding !!

Accueil poli par un clone troublant de Bettane (avec 30 kg de moins), qui nous installe immédiatement au plus près des chiottes (évitez pour le coup les tables 28 et 29), comme si on pouvait lire dans mon regard que je souffrais de troubles prostatiques graves, alors que la salle est quasi vide (et pas totalement réservée) !!

Si vous voyez parfaitement cette illustration depuis votre table, vous pourrez vous soulager en moins de 4 secondes !!

Si vous voyez parfaitement cette illustration depuis votre table, vous pourrez vous soulager en moins de 4 secondes !!

L'ardoise annonce une première séquence entrée-plat-dessert à 17 €... un samedi midi !!

Je pars donc pour la totale, quand La Miss opte pour un moyen métrage entrée-plat à 14 balles, en compagnie d'un chardo pas gégé, mais pas cher (2,90€) !!

Beignets d'encornets, sauce tartare -  Brandade de morue Beignets d'encornets, sauce tartare -  Brandade de morue

Beignets d'encornets, sauce tartare - Brandade de morue

Des beignets d'encornets TOP pour démarrer ce déjeuner !! Parfaitement saisis, tendres, un pur délice.

La blanquette fait dans le "tradi-maison qui rassure sans surprendre", quand la brandade déçoit La Miss. Il est vrai que les morceaux de poissons se font aussi rares qu'une fève dans une galette, dommage...

Le seul name-dropping de la séquence, avec cet honorable fromage blanc de "La Ferme des Grands Prés", nappé d'un coulis de framboise au juste sucre.

Une séquence plus qu'honorable sur mes choix, un poil décevante pour La Miss !!

Blanquette de veau - Fromage blanc, coulis de framboiseBlanquette de veau - Fromage blanc, coulis de framboise

Blanquette de veau - Fromage blanc, coulis de framboise

Mais remettons les choses à leur place : où manger aussi correctement pour 17 balles à St-Brieuc ?! A l'Air du Temps me diront sûrement d'autres locaux !!

Peut-être... et sans aucun doute pour mieux y boire, quand j'y lis la carte des vins, écrasant sans mal la très laborieuse sélection de L'Arbalaise (ce dernier n'hésitant pas à souligner qu'elle est faite par la maison-mère... !!).

Le seul bémol (de taille, pour moi qui m'agace aussi souvent de la forme que du fond) est cette propension à "glisser des éléments modernes quand on n'assume pas totalement de faire du bistrot à la papa" !!

Je me suis agacé (intérieurement) dès l'entrée, en voyant ces splendides anneaux d'encornets servis sur une gouttière en porcelaine un plat à apéritif d'à peine 8 cm de largeur !!

Je passe sur la cocotte pour la blanquette et la bassine à Rika Zaraï la simili soupière pour la brandade, mais une assiette pratique et jolie ça existe aussi !!

En attendant, on ne peut nier le succès de ce bistrot au rapport qualité/prix indéniable, attirant sa horde locale de bobos rougeauds et ses vieux beaux à pantalons pastel (45 minutes d'attente à notre départ pour les imprudents qui tentent leur chance après 13h00) !!

Une adresse qui, en travaillant sa carte des vins et sa vaisselle tout en préservant son carrelage de grand-mère, ne tardera pas à s'attirer la sympathie du Fooding, pour être rapidement classée "miniprix-bistrot-terroir".

L'Arbalaise

12 Rue Michelet, 22000 Saint-Brieuc

Tél : 02 96 33 02 30

www.larbalaise.fr

larbalaise@orange.fr

Ouvert tous les midis du lundi au samedi. Tous les soirs du jeudi au samedi

NB : préférez dans le mesure du possible "le corridor", la salle étant très bruyante quand le comptoir est gavé des ses piliers affiche complet !!

Voir les commentaires

Florilège de dégustations XXXV

22 Février 2015, 09:30am

Publié par Docadn

Bonjour,

Petite revue des quilles goûtées/avalées depuis l'opus XXXIV.

Florilège de dégustations XXXVFlorilège de dégustations XXXV

Bien Luné 2011 (Domaine Terre des Chardons en Costières-de-Nîmes) au nez qui "olive" à fond (70% de syrah), à l'hémoglobine entêtante, au métal froid dominant. Une surprenante suavité en bouche, qui contraste avec le nez un poil "sauvage".

L'acidité est haute, la bouche tonique, sans pour autant déséquilibrer l'ensemble, qui restera délicat et finement poivré. à J+2, le vin est éteint. ***

L'Altesse 2012 de la Famille Peillot est la grande découverte de ce début d'année. Cette roussette du Bugey vous emmène immédiatement en Alsace avec ses arômes pétrolés, puis en Loire avec de puissantes notes de miel et de coing.

La bouche nous laisse en Alsace, déroulant un ensemble vif, sec, plein, un poil éthéré, au volume très conséquent, à la finale très finement oxydative.

Il y a de l'élégance teintée d'une juste austérité. Finale très miellée, quand le soir venu, l'austérité résiduelle laisse place à un joli fruit libéré. ***(*)

Florilège de dégustations XXXVFlorilège de dégustations XXXV

Une décennie de repos pour "Les 3 Chênes" 2005 d'Emmanuel Darnaud. Un nez louchant plus sur le Languedoc ou le 'Rhône sud" par ces notes d'herbes sèches et une expression de grenache ensoleillé. Le fin boisé se mue en bois brûlé, déjà ressenti sur le millésime 2009.

Une attaque d'abord discrète, qui se vivifie au fil des gorgées. C'est plein, encore "jeune", plus sudiste que nordiste, à l'acidité haute, à la grande fraîcheur, terreux, à la complexité limitée.

L'alcool finit par dominer les débats. Une certaine délicatesse s'extirpe difficilement de la mêlée, mais me laisse circonspect sur l'impression générale un poil décevante. **/**(*)

Direction la Loire, avec ce crémant "Blanc Secret 2008" du domaine Bois Mozé. Bulles nerveuses, cordon fin, nez de chardonnay très expressif (élevage ?!).

La finesse des bulles se confirme en tronche. Ensemble dense, un poil brouillon, à la bulle "crémeuse" sur une expression finale très citronnée. Pas le grand kif pour autant. **

Florilège de dégustations XXXVFlorilège de dégustations XXXV

Version 2013 de l'Altesse de Peillot, coup de coeur décrit quelques lignes plus haut. Pour le coup, le nez nous emmène plutôt vers des contrées bourguignonnes, avec des notes d'agrumes et de boisé très marqués.

L'attaque est mûre, grasse, plus ronde que sur 12, tout en préservant ce côté "sec et vif". C'est plein, mais plus détendu que ce que le 12 m'avait donné à voir. ***

Allons pour le coup réellement en Bourgogne, avec ce Haute-Côtes-de Nuits 2008 de David Duband. C'est la 3 ou 4ème fois que je déguste cette cuvée. J'avais adoré le côté "cinglant-Vifle*-du-millésime-2008-dans-sa-jeunesse". Je voulais voir comment le vin "gérait" sa puissance et son acidité dans le temps.

Un nez de "bonbon au citron chimique", à l'acidulé débridé. Une attaque austère, toujours très "vive-acide", à la finale serrée, comme "verrouillée". L'ensemble est très riche, au fin bois expressif. Le vin ne m'impressionne plus comme avant, mais c'est encore bien bon. ***

*Vifle : gifle avec du vin, tiré de la bifle...
Et tout ça sans parler des quelques vins goûtés à la volée chez les cavistes...

Et tout ça sans parler des quelques vins goûtés à la volée chez les cavistes...

Florilège XXXV terminé, à vous les studios.

Voir les commentaires

La Table d'Anjou à Tiercé

12 Février 2015, 21:54pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Suite et fin du week-end angevin, avec une nouvelle table au tableau de chasse de votre baffreur serviteur.

Cathy et Thierry Michelet sont les heureux propriétaires de La Table d'Anjou, qui a ouvert ses portes en juin 2012.

Deux ligériens de "souche", aux parcours de globe-trotters de la fourchette et du verre à pied.

Honneur à Cathy, qui après des débuts en Allemagne et en Angleterre, a vu sa carrière "décoller" au Bristol, puis au Camélia à Paris (en tant que sommelière), avant de devenir chef-sommelière à "L'Atelier Joël 50 nuances de Robuchon".

La Table d'Anjou à Tiercé

Pour Thierry Michelet, un parcours pas moins "honteux". Apprenti chez Didier Vidus (Au Val-de-Loire à Les Rosiers/Loire), il enchaîne chez Jean Criton (Fontevrault l'Abbaye), avant de "monter à la capitale".

Taillevent, La Présidence de la République, Le Meurice, Le Georges V, Camélia (Bougival), Le Négresco, chef-adjoint à l'Espadon (Le restaurant de Ritz)... que des petites maisons anonymes en fait !!

Un petit tour à Biarritz (Grand Hôtel Loréamar), un autre "coup de main" à La Ribaudière (Bourg-Charente, étoilé Gros Rouge), avant de poser son sac à Tiercé, comme un retour aux sources nécessaire après des années à "bourlinguer".

La salle est déserte à notre arrivée. Elle est d'une blancheur presque trop clinique à mes yeux !! Cathy Michelet est au service, épaulée d'un serveur un poil timide.

Grignotages

Grignotages

Elle nous propose un "menu composé à partir de son marché", soit une séquence entrée-plat-dessert à 39€ (avec 2 plats et 3 desserts au choix) pour ce samedi soir de janvier.

Foie gras poêlé, velouté de topinambour, noisettes du Piémont, pulpe de kumquat

Foie gras poêlé, velouté de topinambour, noisettes du Piémont, pulpe de kumquat

St Jacques d'Erquy, bouillon mousseux de homard, légumes racines

St Jacques d'Erquy, bouillon mousseux de homard, légumes racines

Terrine de pommes confites 5h, cookie noix au chocolat, dôme châtaigne, sorbet noisette grillée

Terrine de pommes confites 5h, cookie noix au chocolat, dôme châtaigne, sorbet noisette grillée

Une séquence de très bon niveau, avec son foie gras juste rosé, ses St-Jacques sur le fil et son bouillon délicieux.

Une réserve sur le cookie, pas gégé, qui gâche la bonne idée du dessert.

Une attente un poil longuette entre l'entrée et le plat. service souriant, pro et discret.

La carte des vins montre tout l'intérêt porté aux crus locaux et voisins, avec une préférence pour les "bios"(on a l'impression d'être aux Greniers St-Jean, mais assis), malgré quelques coefficients assez discutables.

La Table d'Anjou à Tiercé

C'est donc un "Entre Deux Voyes" 2011 du P'tit Domaine de Richard Desouche (un peu moins de 40 balles sur table) qui a remporté l'appel d'offres de la soirée.

Si je me suis déjà extasié devant le rouge du domaine, je ne peux que faire l'éloge de ce chenin à la très bonne tenue gastronomique... mais à la distribution hélas trop ténue pour en remplir sa cave !!

En conclusion, une jolie table (que les parigots qualifieront de "cuisine provinciale") excentrée, où un couple aux cv de cadors s'applique à distiller une cuisine inspirée, sans tomber dans les travers d'une branchitude ennuyeuse et pleine de non-sens.

La Table d'Anjou

Cathie et Thierry Michelet

16 rue d'Anjou

49125 Tiercé

Tél : 02 41 87 99 63

www.latabledanjou.com

restaurant@latabledanjou.com

Voir les commentaires

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

4 Février 2015, 21:26pm

Publié par Docadn

Bonsoir,

Un excellent dîner à "La Table d'Anjou" à Tiercé (résumé à venir), suivi d'une nuit sur le dos (ou comme notre limousin, à faire la teuf toute la nuit avec des djeunes), avant d'attaquer la suite et fin du grand raout bachique angevin.

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

Première étape chez Sébastien Mann, dont je retiendrais seulement le Riesling Altengarten 12 à la profondeur notable, ainsi que le Riesling Grand Cru Pfersigberg 11 racé et précis.

Toujours en Alsace, chez Zusslin, seul le Riesling Clos Liebenberg 07, par sa singulière beauté, est parvenu à m'émouvoir.

Direction le Burgenland en Autriche, pour le Domaine Gutt Oggau, avec des blancs aux fruités et aux équilibres enthousiasmants, que les rouges ne confirment pas, en dehors de Bertholdi 11 au soyeux imposant, épaulé par un Joschuari 12 au crayeux et à la fraîcheur marqués.

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

Retour dans l'Hexagone, chez la star "franco-nippone" du Château Le Puy, où Emilien 10 (millésime des 400 ans du domaine !!) domine de la tête et des épaules les versions 11 et 12 de cette cuvée. Pour Barthélemy (sans soufre), c'est sur le millésime 11 que je trouve le plus de plaisir !!

Chez Le Soula, grosse claque avec le "blanc" 07, alors que c'est le "rouge" 10 qui m'impressionne par sa finesse, sa puissance et sa cinglante netteté !!

Gros passage à vide chez Gramenon, où presque tout me semble sucré et/ou astringent au possible !! Seule La Papesse 14 tient son rang par sa grande mâche et son élégance.

Chez les soeurs du Clos Fantine, La Lanterne Rouge 14 est déjà une grosse gourmandise, quand Faugères 13 et Courtiol 13 ont une astringence rédhibitoire à ce stade !!

Sympathique "rang à boire" au Mas des Chimères, avec en pointe le "blanc" 13 frais et net. En rouge, l'échantillon tiré sur cuve de Nuit grave 13 semble déjà bien en place.

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

Déjà la fin du salon pour mon palais exténué. Je me "termine" aux sucres, d'abord chez Tessa Laroche, avec une Cuvée de l'Abbesse 13 à l'équilibre épatant.

Puis un dernier "grand" verre que cet Auguste 14 (ex cuvée Vieilles Vignes) du Domaine des Sablonnettes (Christine et Joël Ménard), à l'amplitude, au fruité et à l'équilibre magistraux !!

Il est déjà 13h00, je quitte Les Greniers (bondés) avec une seule certitude : après 400 "grumages*" (et quasiment autant de crachats), j'aime toujours le vin et ses géniteurs !!

* Néologisme personnel tiré du verbe "grumer"

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 > >>