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EscapadeS

Florilège de dégustations XXXV

22 Février 2015, 09:30am

Publié par Docadn

Bonjour,

Petite revue des quilles goûtées/avalées depuis l'opus XXXIV.

Florilège de dégustations XXXVFlorilège de dégustations XXXV

Bien Luné 2011 (Domaine Terre des Chardons en Costières-de-Nîmes) au nez qui "olive" à fond (70% de syrah), à l'hémoglobine entêtante, au métal froid dominant. Une surprenante suavité en bouche, qui contraste avec le nez un poil "sauvage".

L'acidité est haute, la bouche tonique, sans pour autant déséquilibrer l'ensemble, qui restera délicat et finement poivré. à J+2, le vin est éteint. ***

L'Altesse 2012 de la Famille Peillot est la grande découverte de ce début d'année. Cette roussette du Bugey vous emmène immédiatement en Alsace avec ses arômes pétrolés, puis en Loire avec de puissantes notes de miel et de coing.

La bouche nous laisse en Alsace, déroulant un ensemble vif, sec, plein, un poil éthéré, au volume très conséquent, à la finale très finement oxydative.

Il y a de l'élégance teintée d'une juste austérité. Finale très miellée, quand le soir venu, l'austérité résiduelle laisse place à un joli fruit libéré. ***(*)

Florilège de dégustations XXXVFlorilège de dégustations XXXV

Une décennie de repos pour "Les 3 Chênes" 2005 d'Emmanuel Darnaud. Un nez louchant plus sur le Languedoc ou le 'Rhône sud" par ces notes d'herbes sèches et une expression de grenache ensoleillé. Le fin boisé se mue en bois brûlé, déjà ressenti sur le millésime 2009.

Une attaque d'abord discrète, qui se vivifie au fil des gorgées. C'est plein, encore "jeune", plus sudiste que nordiste, à l'acidité haute, à la grande fraîcheur, terreux, à la complexité limitée.

L'alcool finit par dominer les débats. Une certaine délicatesse s'extirpe difficilement de la mêlée, mais me laisse circonspect sur l'impression générale un poil décevante. **/**(*)

Direction la Loire, avec ce crémant "Blanc Secret 2008" du domaine Bois Mozé. Bulles nerveuses, cordon fin, nez de chardonnay très expressif (élevage ?!).

La finesse des bulles se confirme en tronche. Ensemble dense, un poil brouillon, à la bulle "crémeuse" sur une expression finale très citronnée. Pas le grand kif pour autant. **

Florilège de dégustations XXXVFlorilège de dégustations XXXV

Version 2013 de l'Altesse de Peillot, coup de coeur décrit quelques lignes plus haut. Pour le coup, le nez nous emmène plutôt vers des contrées bourguignonnes, avec des notes d'agrumes et de boisé très marqués.

L'attaque est mûre, grasse, plus ronde que sur 12, tout en préservant ce côté "sec et vif". C'est plein, mais plus détendu que ce que le 12 m'avait donné à voir. ***

Allons pour le coup réellement en Bourgogne, avec ce Haute-Côtes-de Nuits 2008 de David Duband. C'est la 3 ou 4ème fois que je déguste cette cuvée. J'avais adoré le côté "cinglant-Vifle*-du-millésime-2008-dans-sa-jeunesse". Je voulais voir comment le vin "gérait" sa puissance et son acidité dans le temps.

Un nez de "bonbon au citron chimique", à l'acidulé débridé. Une attaque austère, toujours très "vive-acide", à la finale serrée, comme "verrouillée". L'ensemble est très riche, au fin bois expressif. Le vin ne m'impressionne plus comme avant, mais c'est encore bien bon. ***

*Vifle : gifle avec du vin, tiré de la bifle...
Et tout ça sans parler des quelques vins goûtés à la volée chez les cavistes...

Et tout ça sans parler des quelques vins goûtés à la volée chez les cavistes...

Florilège XXXV terminé, à vous les studios.

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La Table d'Anjou à Tiercé

12 Février 2015, 21:54pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Suite et fin du week-end angevin, avec une nouvelle table au tableau de chasse de votre baffreur serviteur.

Cathy et Thierry Michelet sont les heureux propriétaires de La Table d'Anjou, qui a ouvert ses portes en juin 2012.

Deux ligériens de "souche", aux parcours de globe-trotters de la fourchette et du verre à pied.

Honneur à Cathy, qui après des débuts en Allemagne et en Angleterre, a vu sa carrière "décoller" au Bristol, puis au Camélia à Paris (en tant que sommelière), avant de devenir chef-sommelière à "L'Atelier Joël 50 nuances de Robuchon".

La Table d'Anjou à Tiercé

Pour Thierry Michelet, un parcours pas moins "honteux". Apprenti chez Didier Vidus (Au Val-de-Loire à Les Rosiers/Loire), il enchaîne chez Jean Criton (Fontevrault l'Abbaye), avant de "monter à la capitale".

Taillevent, La Présidence de la République, Le Meurice, Le Georges V, Camélia (Bougival), Le Négresco, chef-adjoint à l'Espadon (Le restaurant de Ritz)... que des petites maisons anonymes en fait !!

Un petit tour à Biarritz (Grand Hôtel Loréamar), un autre "coup de main" à La Ribaudière (Bourg-Charente, étoilé Gros Rouge), avant de poser son sac à Tiercé, comme un retour aux sources nécessaire après des années à "bourlinguer".

La salle est déserte à notre arrivée. Elle est d'une blancheur presque trop clinique à mes yeux !! Cathy Michelet est au service, épaulée d'un serveur un poil timide.

Grignotages

Grignotages

Elle nous propose un "menu composé à partir de son marché", soit une séquence entrée-plat-dessert à 39€ (avec 2 plats et 3 desserts au choix) pour ce samedi soir de janvier.

Foie gras poêlé, velouté de topinambour, noisettes du Piémont, pulpe de kumquat

Foie gras poêlé, velouté de topinambour, noisettes du Piémont, pulpe de kumquat

St Jacques d'Erquy, bouillon mousseux de homard, légumes racines

St Jacques d'Erquy, bouillon mousseux de homard, légumes racines

Terrine de pommes confites 5h, cookie noix au chocolat, dôme châtaigne, sorbet noisette grillée

Terrine de pommes confites 5h, cookie noix au chocolat, dôme châtaigne, sorbet noisette grillée

Une séquence de très bon niveau, avec son foie gras juste rosé, ses St-Jacques sur le fil et son bouillon délicieux.

Une réserve sur le cookie, pas gégé, qui gâche la bonne idée du dessert.

Une attente un poil longuette entre l'entrée et le plat. service souriant, pro et discret.

La carte des vins montre tout l'intérêt porté aux crus locaux et voisins, avec une préférence pour les "bios"(on a l'impression d'être aux Greniers St-Jean, mais assis), malgré quelques coefficients assez discutables.

La Table d'Anjou à Tiercé

C'est donc un "Entre Deux Voyes" 2011 du P'tit Domaine de Richard Desouche (un peu moins de 40 balles sur table) qui a remporté l'appel d'offres de la soirée.

Si je me suis déjà extasié devant le rouge du domaine, je ne peux que faire l'éloge de ce chenin à la très bonne tenue gastronomique... mais à la distribution hélas trop ténue pour en remplir sa cave !!

En conclusion, une jolie table (que les parigots qualifieront de "cuisine provinciale") excentrée, où un couple aux cv de cadors s'applique à distiller une cuisine inspirée, sans tomber dans les travers d'une branchitude ennuyeuse et pleine de non-sens.

La Table d'Anjou

Cathie et Thierry Michelet

16 rue d'Anjou

49125 Tiercé

Tél : 02 41 87 99 63

www.latabledanjou.com

restaurant@latabledanjou.com

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Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

4 Février 2015, 21:26pm

Publié par Docadn

Bonsoir,

Un excellent dîner à "La Table d'Anjou" à Tiercé (résumé à venir), suivi d'une nuit sur le dos (ou comme notre limousin, à faire la teuf toute la nuit avec des djeunes), avant d'attaquer la suite et fin du grand raout bachique angevin.

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

Première étape chez Sébastien Mann, dont je retiendrais seulement le Riesling Altengarten 12 à la profondeur notable, ainsi que le Riesling Grand Cru Pfersigberg 11 racé et précis.

Toujours en Alsace, chez Zusslin, seul le Riesling Clos Liebenberg 07, par sa singulière beauté, est parvenu à m'émouvoir.

Direction le Burgenland en Autriche, pour le Domaine Gutt Oggau, avec des blancs aux fruités et aux équilibres enthousiasmants, que les rouges ne confirment pas, en dehors de Bertholdi 11 au soyeux imposant, épaulé par un Joschuari 12 au crayeux et à la fraîcheur marqués.

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

Retour dans l'Hexagone, chez la star "franco-nippone" du Château Le Puy, où Emilien 10 (millésime des 400 ans du domaine !!) domine de la tête et des épaules les versions 11 et 12 de cette cuvée. Pour Barthélemy (sans soufre), c'est sur le millésime 11 que je trouve le plus de plaisir !!

Chez Le Soula, grosse claque avec le "blanc" 07, alors que c'est le "rouge" 10 qui m'impressionne par sa finesse, sa puissance et sa cinglante netteté !!

Gros passage à vide chez Gramenon, où presque tout me semble sucré et/ou astringent au possible !! Seule La Papesse 14 tient son rang par sa grande mâche et son élégance.

Chez les soeurs du Clos Fantine, La Lanterne Rouge 14 est déjà une grosse gourmandise, quand Faugères 13 et Courtiol 13 ont une astringence rédhibitoire à ce stade !!

Sympathique "rang à boire" au Mas des Chimères, avec en pointe le "blanc" 13 frais et net. En rouge, l'échantillon tiré sur cuve de Nuit grave 13 semble déjà bien en place.

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 2

Déjà la fin du salon pour mon palais exténué. Je me "termine" aux sucres, d'abord chez Tessa Laroche, avec une Cuvée de l'Abbesse 13 à l'équilibre épatant.

Puis un dernier "grand" verre que cet Auguste 14 (ex cuvée Vieilles Vignes) du Domaine des Sablonnettes (Christine et Joël Ménard), à l'amplitude, au fruité et à l'équilibre magistraux !!

Il est déjà 13h00, je quitte Les Greniers (bondés) avec une seule certitude : après 400 "grumages*" (et quasiment autant de crachats), j'aime toujours le vin et ses géniteurs !!

* Néologisme personnel tiré du verbe "grumer"

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Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

2 Février 2015, 21:29pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Les Greniers St-Jean ont à peine fermé leurs portes, que je vous assène mon sempiternel avis.

Comme une journée sans fin, les mêmes rituels, les mêmes têtes... mais aussi trop de "barbus-jeans slim-lunettes oversize-doudounes qui coûtent un smic", sûrement trop de domaines (194 selon les organisateurs, en augmentation d'une cinquantaine, au détriment de l'espace restauration, renvoyé au sous-sol, où ça meulait grave un poil frais !!), trop de monde... mais bon ça, on a l'habitude !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Je ne vais pas vous imposer le détail des 204 vins crachés pendant ces 2 jours, mais un survol rapide, avec quelques piqués, des "découvertes-confirmations-surprises-déceptions" croisées.

Avec pour commencer, le sextet des bulles champenoises Larmandier-Bernier-Fleury-Francis Boulard-Franck Pascal-Marie Courtin-Françoise Bedel, où j'ai noté une Terre de Vertus 09 (Larmandier-Bernier) vibrante, un 02 (Fleury) pas moins excitant, un Rosé 05 (Boulard) au fruité absolu, une Efflorescence 10 (Courtin) joliment orientale, quand Pacifiance (base 06-07 chez Franck Pascal) délivrait une matière très élégante !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Chez Tissot, je retiendrais En Barberon 12, à l'équilibre modèle.

Premier coup de coeur de la journée chez Zind-Humbrecht, avec un Clos Jebsal 08 (une VT* de pinot gris à 70 g de sr**) absolument REMARQUABLE !!

La star de cette édition était Lalou Bize-Leroy (Domaine d'Auvenay - Domaine Leroy), dont le stand n'a jamais cessé d'être pris d'assaut... quand elle avait du vin !!

Un mince espace pour glisser notre verre, puis s'extasier sur un splendide Savigny - Les Narbantons 09, ou encore un Meursault - Les Narvaux 11 à la puissance extra-terrestre !!

* Vendanges Tardives - ** sucre résiduel
Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Chez Guillemot, c'est rapide !! Un Quintaine 13 dense, puis un rapide coup de pif sur la toute nouvelle eau-de-vie de la fille, avant de filer chez Mélaric pour ne pas recracher son Billes de Roche 13 (en blanc), quand Cerisaie 12 paraît plus que prometteur.

Chez Delesvaux (généreux vestiaire et couple adorable), nous refaisons le plein des "secs" avec Feuille d'Or 12 et 13, Authentique 12 et 13, aux acidités de diable !!

Petit pèlerinage chez Overnoy, avec un Arbois 11 modèle, quand les savagnins 06 & 11 nous laissent pantois d'admiration !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Chez Ostertag, les amers appuyés du Clos Mathis 13 me gênent fortement... seuls Fronholz et Muenchberg 13 sortent du lot !!

Mais ils souffrent la comparaison après l'arrêt chez Marc Tempé (Alsace) à la gamme racée, stupéfiante de précision !! Gros coup de coeur pour l'ensemble de son oeuvre !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

Je passe totalement à travers les vins de Xavier Caillard (dont beaucoup chantaient des louanges avec lancer de pétales de roses sur son passage et autour de son stand), même si sa "Cuvée 05" reste "nette" !!

Chez Sébastien David (qui a perdu 12 kg juste en s'épilant, pour honorer la mémoire d'un Demis Roussos post rayons), c'est du tout bon. Mentions pour son Coef 13 et la caresse de son Kezako 12 !!

Les Vins du Mas Jullien m'ont laissé un poil froid, juste avant les rouges de Mélaric et une Cerisaie 12 top, quand Billes de Roche 12 et Cerisaie 11 étaient serrés dans leurs slips !!

Très belle série chez Jean Delobre (Ferme des 7 lunes), où même la température un poil basse des St-Jo n'empêchait pas de s'émouvoir des très jolis jus présentés (12-13-14).

Etape beaujolaise obligatoire chez Michel Guignier (épaulé par sa fille), dont tous les vins étaient d'une accessibilité rare sur ce salon !! Là encore, une superbe série fruitée et très gourmande !!

Juste à côté, le Domaine Dutraive, aux jus très enthousiasmants aussi !!

La déception du moment se trouve chez Monier-Pérreol (St-Joseph), où pas un vin n'a trouvé grâce à mon palais. Je l'aime bien pourtant l'gars Monier, mais c'est ainsi !! C'était pas "sex" ce jour-là !!

Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1Greniers St-Jean 2015, en brut de cuvaison... part 1

La charmante Hélène Thibon (Mas de Libian) nous régale sans compter avec ses cuvées 13 et 14. Vin de Pétanque 14, Bout d'Zan 14 et Khayyâm 14 (top) en tête !!

Philippe Gourdon nous refait le coup avec ses Amandiers 02... et ça marche !! Les deux Zéro Pointé 14 (rosé et blanc) s'inscrivent dans une logique "top glouglou" qui ne souffrent pas le moindre commentaire.

L'heure du glucose a sonné (la fin de la journée aussi) !! Le liquoreux de la Cerisaie 11 de Mélaric est toujours aussi dément de justesse.

Les Delesvaux nous "snipent" d'une rafale de Clos, SGN et autres Anthologie sur 10-11 et 13 d'un niveau olympique !!

Fin du premier round avec Juchepie et une Passion 09 qui se démarque nettement du lot.

Allez, vous pouvez fermer l'onglet, c'est fini pour aujourd'hui !!

A suivre...

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On the Rhône (sud) again, again...

25 Janvier 2015, 22:51pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Après une édition nord-sud, place à une thématique méridionale, géographiquement parlant, sur le Rhône.

XIIIème édition du cercle LPV BzH consacrée aux vins nés dans le sud de "l'appellation Rhône".

Nous sommes une bonne dizaine à nous retrouver au sein d'Un Midi Dans les Vignes à Rennes, pour plancher sur ce coin "chaleureux" (en degrés d'alcool contenus dans les bouteilles) de l'appellation .

Le planning familial ayant peu la mainmise sur la régulation des naissances au sein du cercle, un de nos membres actifs (n'y voyez aucune allusion DSKienne) fête, pour commencer la session, la naissance de son petit Raphaël avec :

Champagne Fleury - Cépages blancs - Extra Brut 2005

Champagne Fleury - Cépages blancs - Extra Brut 2005

Joli cordon de bulles fines, à l'expression finement oxydative, pour un vin très vif, ample, épicé, ramassé comme un rugbyman dans la mêlée, droit et net, à l'amertume dominante au fil des gorgées. ***

Puis nous attaquons le coeur du sujet, dont voici le résumé télégraphique entre 2 bouchées et 3 gorgées.

Terre des Chardons - Clairette de Bellegarde 2010 / Calamars - velouté moules au curryTerre des Chardons - Clairette de Bellegarde 2010 / Calamars - velouté moules au curry

Terre des Chardons - Clairette de Bellegarde 2010 / Calamars - velouté moules au curry

Nez marqué de berlingot, forcément sudiste (vu que la thématique est un poil connue), à l'attaque tout en retenue, discrètement épicée, avec une impression de "fermeture", sur un fil éthéré, à l'amertume un poil "vulgaire". **

On the Rhône (sud) again, again...On the Rhône (sud) again, again...On the Rhône (sud) again, again...

Domaine des Tours - Vin de Pays du Vaucluse 2006 :

"Boisé" élégant, impression de puissance au nez sur une base de fruits jaunes dominants. Matière noble, à l'expression "mycologique" tonitruante, aux amers vibrants, à la finale très élégante. ***/***(*)


Château des Tours - Côtes-du-Rhône 2007 :

Nez complexe, presque hypnotisant, quand la bouche se fait suave, ample à l'outrageante dominance de l'anis jusqu'à la finale. Très joli vin encore une fois de la "Team Reynaud" ***(*)


Domaine de Marcoux - Châteauneuf-du-Pape 2004 :

Nez quasi muet, avec quelques soupirs de poivre blanc. Une fine pointe sucrée en attaque, quand la matière délivre fraîcheur, amplitude et longueur quasi surnaturelles. Une forte impression de crayeux s'installe sur les dernières gorgées. Grand vin !! ***(*)/****

On the Rhône (sud) again, again...On the Rhône (sud) again, again...On the Rhône (sud) again, again...

Côtes-du-Rhône - Domaine de la Roche Buissière - Le Claux 2010 :

Le tant redouté syndrome de "la bouteille qui goûte toujours bien... et qui est daubée ce jour-là" me frappe enfin avec ce premier rouge à la robe trouble et inquiétante, qui "syrahte" (10%) gentiment, à l'acidulé agressif, loin de l'expression splendide croisée lors des 4 ou 5 rencontres précédentes. Je crucifie "mon" vin par un laconique "barré" sans appel, provoquant une échappée dans la médiocrité difficile à remonter. 0


Vacqueyras - Domaine le Sang des Cailloux - Cuvée de Lopy Vieilles Vignes 2010 :

Bois et terre humide signent le nez un poil caramélisé de ce vin aux accents métalliques, à la fraîcheur et aux épices toniques, qui donnent un bel équilibre à l'ensemble. ***


Côtes-du-Rhône Villages - Vieilles Vignes 2007 -Tardieu-Laurent :

Orange sanguine et "boisé à la bordelaise l'italienne" ouvrent la route à une matière exotique (j'ai pensé à un nebbiolo "bien élevé"), au végétal "noble", à l'acidité élevée, à la sucrosité fatigante d'un vin archi-boisé au mobilier trop nombreux pour moi. **


Côtes-du-Rhône - Clos des Cimes - La Clé des Champs 2013 :

Figue intense, syrah ostentatoire, finesse potentielle en générique, quand la bouche offre un côté asséchant rédhibitoire, sur un fil d'amertume "borderline". Expression courte et simpliste. *(*)

On the Rhône (sud) again, again...On the Rhône (sud) again, again...On the Rhône (sud) again, again...On the Rhône (sud) again, again...

Lirac - Domaine de la Mordorée - Dame Rousse 2009 :

Crème de mûres "old school", lait caillé pour démarrer, quand la bouche s'avère asséchante, aux amers désagréables, au plaisir aussi limité qu'une chanson de Lou Doillon en live. *


Vin de France - Gaec Henri Bonneau et fils - L.09 12-07.05 :

Le plus joli nez de la série des rouges... qui truffe agréablement, aux notes orientales, à l'attaque vive, immédiatement élégante, fraîche, mêlant sans vulgarité noyau de cerise et champignons. Déroulé classieux, presque giboyeux par moments. Très beau vin !! ***(*)/****


Châteauneuf-du-Pape - Domaine Charvin 2008 :

Nez "végétal", typé "vendange entière", plein, puissant, virant "cacao", à l'entame fraîche, sur la fraise écrasée puissante, à la finesse extravertie, mais à l'amertume "décalée". Dommage.

**(*)/***


Côtes-du-Rhône Villages - Domaine Richaud - Ebrescade 2009 :

Joli nez de rafle, plein, puissant, quasi trop !! Puissance qui se confirme en bouche, à l'expression poivrée intense, à ne pas laisser seul sans surveillance. Amertume finale "too much" pour moi... **

Hermitage - Maison Lombard - J&E Montagnon - 2010 (blanc) :

Sur le dessert, nez de poire intense qui vire à l'amande fraîche en bouche. C'est net, bon, peu complexe, mais efficace. Après, pour quasiment 50 balles, on attend un peu plus de "grandeur". ***

Beaumes-de-Venise - Le Paradou 2010 - Jaboulet Ainé :

Nez atone, à l'expression guère plus vivace en bouche, hormis en finale, où les amers labourent le palais avec la finesse d'un tractopelle dans un service de néonatalité. *

On the Rhône (sud) again, again...On the Rhône (sud) again, again...

Le tout sur la (toujours) généreuse cuisine de Maïté Ligeron, dont les 2 services de sa "daube provençale - cacao - écorces d'orange" a fait des merveilles sur quelques-uns des plus jolis rouges de la session.

En conclusion, les blancs ,dont j'attendais peu dans ce coin-là, ont "explosé" tous mes pronostics en terme de bonne tenue.

Des rouges qui ont souffert un poil la comparaison pour le coup, dont Bonneau sort, pour moi, largement en tête.

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Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!

22 Janvier 2015, 21:30pm

Publié par Docadn

Bonjour,

J'ai consacré une grande partie de ce foutoir, en 2014, aux parties solides.

J'ai un camion d'alibis pour le "justifier"... le plus simple étant d'avouer la grosse fatigue qui m'habite désormais quand j'aborde, par écrit, la partie liquide.

Lassitude causée par un manque flagrant d'imagination (et de talent), pour sortir du "compte-rendu clinique" que j'applique à chaque dégustation.

Si j'aime lire chez les autres ces descriptions analytiques, j'ai personnellement de plus en plus de mal à les coucher sur mon clavier.

Le meilleur contre exemple étant le dernier !! Si j'ai écrit sur le rhum avec "l'enthousiasme" d'un puceau qui vient enfin de tirer son premier coup tremper son boudoir dans le café, je reste dans les carcans du CR bacchique !!

Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!

Mais foin d'introspection pseudo-littéraire à 2 sous, puisque malgré ce constat, je vais poussivement transpirer quelques rapports liquides dans le pauvre style qui est le mien (histoire de rassurer mes 12 lecteurs dépressifs et les 4 autres qui n'ont pas d'amis).

Une année 2015 que j'espère aussi "riche" que la précédente... du moins dans sa diversité et le nombre de vins goûtés (plus de 500 à la grosse louche).

Et c'est un vin du Roussillon qui ouvre l'année !!

Trigone 10 (IGP Côtes Catalanes, by Le Soula du duo Standley-Gauby), cuvée coup de coeur découverte chez un ligérien, avait fini par me lasser sur les quilles suivantes (le vieux était d'accord aussi sur ce point). Un manque de "digestibilité" s'était fait ressentir au gré des quilles dégoupillées.

Puis Trigone 12 m'a réconcilié avec la chose. Un nez puissant, terreux, sanguin, presque rhodanien dans l'âme. Je retrouve la fraîcheur dont le 10 m'avait finalement privé. Si le "lardé-caillou humide" habite le vin le midi, c'est l'épatante délicatesse et une gourmandise de haut niveau qui dominent le soir.

Sans parler de la superbe acidité et la finale typée "rancio-grenache" qui vous hante pendant des minutes. ***(*)

La deuxième victime de l'année est italienne. Nebbiollo 2008 d'Alessandria Silvio, sur l'appellation des Langhe, rapporté d'un séjour dans le Piémont en 2011.

Moi qui me fous (en général) royalement de la robe des vins, je ne peux ignorer celle-ci, à l'évolution notable, quand le nez distille épices, sang et larmes fin bois.

Là encore, la fraîcheur et l'acidité conjuguées donnent de la fougue à une matière plus juvénile que les apparences. Une "rafle" marquée, élégante, un lacté étonnant, un vin presque bordelais dans l'esprit, à la finale très anisée. Une réussite !! ***/***(*)

Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!

Première bulle de l'année avec un Crémant d'Alsace - Brut Nature de Sylvie Spielmann. On retrouve sans peine, au nez, le côté "nature", pour une fois pas usurpé, figurant sur l'étiquette.

Un nez "fermentaire", de "peu protégé", à la poire discrète, aux bulles nerveuses, voire brouillonnes. Le côté "anar" des bulles est moins évident sous le palais. Elles sont plutôt fines, quand la matière s'exprime sur un registre "quasi oxydatif", volumineux, mais un poil brouillon au global !! Expression trop courte au final, dommage. **

Direction la Loire, avec Les Cabotines 2013 de Ludovic Chanson - Montlouis/Loire.

La craie et le miel signent les premiers effluves, suivi de l'ananas en casaque jaune, talonné par le caillou humide en casaque grise.

L'attaque est massive, ramassée, un poil "fermée", surtout tendre... peu mon kif en l'état.

Le lendemain, l'acidité montre enfin le bout de son pif, la poire domine l'ensemble, les amers sont enfin vivants, le vin bien plus ouvert que la veille. Pas la grande extase pour autant. **/**(*)

Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!Premières quilles... ou Florilège de dégustations XXXIV !!

Direction le sud, avec ce Côtes-du-Rhône 2011 de chez Charvin au nez surpuissant de fraise, à l'hémoglobine jaillissante.

Attaque rugbystique, puissante, ramassée, serrée, où l'on retrouve la fraise en monopole. L'ensemble est un poil court, au nez muet le soir venu, même si la gourmandise évidente demeure. **(*)/***

Back to Loire, avec Touche-Mitaine 2010 de Xavier Weisskopf (Le Rocher des Violettes -Montlouis/Loire), cuvée que j'adore, exhalant un crayeux marqué sur un profil quasi bourguignon sur le reste des caractéristiques olfactives.

Une mise en bouche souple, pleine, ample et tonique, aux agrumes tonitruants. Un vin tout en puissance ménagée, à la finale très finement oxydative, salivante comme un escargot dans du sel du vinaigre et de l'eau... ***(*)

J'en avais encore 2 à passer sur le grill, mais ils figureront sur l'opus XXXV du florilège... si j'ai le courage !!

Pour rappel, la notation et son glossaire :

0 : loin de moi cette daube !!

* : bof, t'as rien d'autre à boire...

**/**(*) : moyen à pas mal, c'est bien parce que j'ai soif et que je veux pas te laisser boire seul(e)!!

***/***(*) : bon à très bon, c'est pas que j'ai soif, mais tu peux me resservir pendant qu'il en reste!!

**** : excellent, j'adore, que personne n'approche de cette bouteille !!

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C'est des rhums...

18 Janvier 2015, 16:17pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Derrière cet (hilarant) jeu de mots d'élèves ingénieurs en informatique (je suis déjà l'auteur de "Oui ski du monde", et "Oui ski du monde II", tous 2 déposés à l'INPI), se cachent les premiers pas vers un nouveau monde pour moi : le rhum.

Une dégustation organisée par le taulier de L'Ampélographe à Auray.

Si j'ai déjà mixé des "rons", dans un passé très lointain, avec toutes sortes d'additifs pour mieux les vomir 03h00 après, je n'ai pas eu la même "curiosité analytique" envers ces derniers que celle déployée pour les whiskeys .

Tardive séance d'initiation, qui démarre avec les explications détaillées de notre MC (Master of Ceremony, plus communément appelé Michaël, par les soiffardes m'entourant) sur le process de fabrication du rhum.

Crédit www.mimagnier.fr

Crédit www.mimagnier.fr

Je vous la fais courte (et puis j'ai quitté l'école il y a trop longtemps) : tu prends de la canne à sucre, tu attends que la fleur apparaisse (c'est signe que la plante est au top de son taux de glycémie)... et "crack" (en vrai ça doit faire "kkrrr-scroutch-kkrak-rhhhrtrak", mais j'imite très mal la canne à sucre qu'on coupe), tu coupes entre la racine et la fleur.

A ce moment-là, la plante crie la formule suivante : "yo ka koupé pyé an-mwen, yo ka koupé tèt an-mwen, yo ka krazé zo an-mwen pou bwè san an-mwen"...

Ce qui grosso-merdo veut dire : "ils me coupent la tête, ils me coupent les pieds, ils m'écrasent les os pour boire mon sang"...

On sépare donc le jus de la bagasse (paille). On rajoute des levures dans le jus pour démarrer la fermentation alcoolique (transformation des sucres en alcool).

On obtient ainsi un "vin de canne" (vesou) au bout de 24 à 48h00 qui titre pas de quoi te démonter la tronche un peu moins qu'une binouze angevine.

Source www.rhumaocmartinique.com

Source www.rhumaocmartinique.com

Et là, zou, direction l'alambic (plus souvent une colonne de distillation), où on va séparer les composés lourds des légers et condenser l'alcool sur un réfrigérant.

A cette étape, notre futur rhum titre 70 à 80°... ce qui est un peu trop Fort-de-France en Martinique (rires, applaudissements, rideau).

L'étape de distillation est cruciale pour le devenir du rhum.

A partir de cette étape, on laisse le pépère se reposer 3 mois avant de le diluer (à l'eau de source ou déminéralisée) pour ramener son titre autour de 40°... et pouvoir l'avaler sans niquer son oesophage !!

Puis on termine le cycle de production par un élevage en foudres ou tonneaux d'origines diverses (le plus souvent du chêne ricain).

Ce process vaut pour les rhums dits agricoles. La majorité des rhums commercialisés étant issus de mélasses (résidus de process de fabrication du sucre), il suivent le même procédé à partir de la fermentation alcoolique.

De plus, tous les fabricants ont le droit de rajouter un nombre conséquent d'intrants, comme du caramel, du sucre, de la vanille, cannelle... ce dont beaucoup ne se privent pas !!

C'est des rhums...C'est des rhums...
C'est des rhums...C'est des rhums...

Sept rhums au programme ce soir, dont 2 agricoles. Tous sont dégustés à l'aveugle.

  • Une jolie robe ambrée pour ce premier breuvage, au nez malté, à l'alcool un poil dominant, mêlant bois et épices. L'attaque est immédiatement puissante, très vanillée, ronde, exhalant des notes marquées de terre humide. C'est pas sucré pour un rond, c'est bon. Il s'agit de Santa Teresa 1796 (titrant 40 volts), rhum de mélasse vénézuélien issu d'une solera (système de vieillissement où l'on remplace par de jeunes rhums les volumes de vieux rhums soutirés) contenant des eaux-de-vie pouvant aller jusqu'à 35 ans. ***
  • Une robe plus sombre que le premier échantillon, aux notes de sucre candy, figue et caramel prononcées. L'amaretto finit par dominer les débats olfactifs. L'attaque est un poil "aqueuse", très caramélisée, moins fine et complexe que son prédécesseur. Une finale sur l'amande amère, simpliste, pour ce "best seller" de mélasse, originaire de Trinidad et Tobago, plus connu sous le sobriquet de Kraken Black Spiced. En fait c'est un "rhum arrangé" à base d'épices... pas ma canne came !! *(*)
  • Toujours cette robe ambrée, au nez fougueux de figue, d'épices intenses et de caramel prononcés, à la complexité plus évidente. Cette dernière se confirme en bouche, où puissance et finesse (ti)punchent harmonieusement sur un fil d'épices savamment dosées. L'ensemble est très salivant, à la longueur modèle. J'ai beaucoup aimé ce Ron Gran Reserva Zacapa, mélasse du Guatemala issue d'une solera de 6 à 23 ans (mêlant des rhums issus successivement de fûts de bourbon, xérès et Pedro Ximinez). ***/***(*)
  • Nous sortons des standards visuels et ambrés croisés jusqu'à maintenant, avec un rhum à la parure très claire, aux reflets verts. Un premier nez simple, très "whisky dans l'esprit" (on a les référentiels que l'on peut), qui "mute" à chaque reniflage, où végétal, malt, cendres de cheminée, menthe se télescopent agréablement. L'attaque est d'une fraîcheur inouïe, très élégante, au végétal fin, à la suavité érotique, aux saveurs intenses de thé, à la finesse superlative. J'ai adoré ce premier Rhum vieux agricole, de Marie-Galante, 3 ans de Père Labat ***(*)
C'est des rhums...C'est des rhums...C'est des rhums...
  • Antépenultième liqueur au nez "classique", éthéré puis enfin "prégnant" mais un poil monocorde. Une expression acidulée plaisante, mais une vanille outrancière vient gâcher la fête. Les jolies saveurs "minérales" de caillou humide peinent à rattraper mon avis très indécis sur la chose. Je ne sais si j'aime ou pas ce Ron Master Reserve 21 anos Zafra mélasse du Panama. **/**(*)

  • Le nez le plus "profond" de la série, qui vous fait presque regretter de ne pas être aussi bien équipé qu'un tamanoir. La déception qui suit est grande. La bouche est une véritable pâtisserie-viennoiserie liquide, hélas trop lourde à mon goût. Le Ron Centenario - Seleccion Premium - Sistema Solera 20 anos est une mélasse du Costa-Rica peu adaptée à mon palais. **

  • Dernier candidat, au nez de cannelle, au végétal bondissant, à l'expression vanillée marquée en bouche, à la longueur kilométrique... qui souffre hélas de ma fatigue buccale pour être pleinement apprécié. C'était le second rhum agricole (constance de la présence des notes dites "végétales") de la série, à savoir Rhum Vieux Agricole - Saphir - La Mauny composé de rhums de 8 à 15 ans originaires de La Martinique. **(*)/***
C'est des rhums...

Une initiation intense, très variée, fatigante, difficile à gérer quand, comme moi, on est toujours en mode "mormon" en dégustation (je crache tout ce que je goûte).

Si pour le whisky j'ai trouvé rapidement un mode de dégustation qui me permet d'affronter la maréchaussée sans frémir, j'ai eu du mal à trouver une technique probante et immédiate pour le rhum.

Comme indiqué par notre caviste-guide, 2 options s'offrent à nous :

  • Soit avaler de très fines gorgées.
  • Soit laisser en "stationnement prolongé" de grandes gorgées du liquide, puis recracher...

Une troisième option consistant à avaler une gorgée homéopathique, puis à "s'imprégner" en recrachant les suivantes... technique mise en oeuvre ce soir-là !!

Pour les tarifs, le rhum exige un portefeuille plutôt bien garni, comme beaucoup de spiritueux de QUALITE (vous trouverez aisément des mélasses de merde de vrac à 10 ou 12 €).

Les exemplaires "scannés" ce jour-là s'achètent entre 40 et plus de 140 € !!

Très content d'avoir pu offrir à mes badigoinces cette expérience sucrière, qui ne fera pas la fortune de ma dentiste.

J'y ai juste effleuré la richesse et la diversité d'un monde complexe qui demande, je pense, beaucoup de temps pour percer tous les mystères auréolant ces nectars.

Une dégustation qui permet de mieux cerner la fascination qu'exerce le rhum auprès des passionnés...

Si vous êtes néophyte comme moi, un seul conseil : allez chez votre caviste !!!

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L'Annexe à Vannes

15 Janvier 2015, 22:44pm

Publié par Docadn

Bonjour,

Heureux de vous retrouver, pour la 8ème année consécutive, au sein de ce foutoir oeno-gastro-pédestre-mais-pas-trop.

Une année 2015 qui commence comme une gueule de bois trop longue... mais foin de larmoyante prose d'un Ghandi discount du clavier, alimentant le cairn mondial des indignations et des formules archi convenues.

Escapades va continuer à vous saturer les pupilles, entre 2 bouteilles bouchonnées et 3 poissons trop cuits, de photos floues, de textes poussifs agrémentés de vaines tentatives d'humour.

L'Annexe à Vannes

Retour en BzH, après 1 année francilienne, pour découvrir la nouveauté de l'automne 2014 à Vannes.

Source le Télégramme

Source le Télégramme

L'Annexe fut (dans le désordre) une pizzeria, un resto marocain, avant d'être repris en octobre dernier par le duo ci-dessus.

A ma droite, Elise Rollet, ex-Roscanvec (Vannes), Ex-Agapa (Perros-Guirrec) au service.

A ma gauche, David Kiburse, ex-Roscanvec (en tant que second, décrochant une étoile en 2014) au piano.

Une "joint-venture" aux aspirations bistrotières prometteuses, vu les parcours, qui a l'honneur d'ouvrir ma saison 2015 à table.

Un mercredi soir de janvier. Il pleut. La salle, à la trentaine de couverts, est vide. La déco dans les tons actuels, plutôt lumineuse, passe-partout.

L'Annexe à Vannes

La Miss a "grouponné" une formule mettant le "Menu Plaisir" à 25 € au lieu de 35 €.

L'accueil est archi souriant... me faisant quasiment passer pour un Droppy sous Prozac (je me défends pas mal en sourire normalement, mais là, je suis battu par K.O).

Mises en bouche / Kasha / St-Jacques-carottes-gingembre-CitronnelleMises en bouche / Kasha / St-Jacques-carottes-gingembre-CitronnelleMises en bouche / Kasha / St-Jacques-carottes-gingembre-Citronnelle

Mises en bouche / Kasha / St-Jacques-carottes-gingembre-Citronnelle

Agréables mises en bouche sur bases fromagères, dont une sympathique de cervelle de canut.

"La mousse de sarrasin torréfié" ou "kasha" est une surprenante et puissante pré-entrée, très bretonne dans l'esprit.

L'entrée est généreuse, les St-Jacques (un poil chétives) sur le fil en terme de cuisson, impeccablement saisies. Sous l'écume de carottes se cache une purée hyper onctueuse, très "hivernale-je-veux-du-moelleux-qui-tient-chaud-on-est-bien".

St-Pierre-Epinards-Bouillon noisette - Quasi de veau-Racines-ChâtaignesSt-Pierre-Epinards-Bouillon noisette - Quasi de veau-Racines-Châtaignes

St-Pierre-Epinards-Bouillon noisette - Quasi de veau-Racines-Châtaignes

J'ai opté... pour le veau !! Si, si, ne vous moquez pas, je n'ai pas pris le poisson... pour une fois !!

Bien m'en a pris, car je n'aurais pu passer sous silence les 4,4 secondes de "sur-cuisson" constatée sur les (rares) bouchées volées à La Miss.

Pour le quasi, c'est un sans-faute !! Rosé comme demandé, moelleux et charnu en même temps, avec du goût... pour ceux qui serinent que le veau n'en a pas !!

Les châtaignes font à nouveau écho au volet "hivernal-je-veux-du-moelleux-qui-tient-chaud-on-est-bien" de l'entrée.

On pourra se plaindre de l'inusable tendance des racines et autres végétaux, souvent exotiques, parsemant les assiettes. David Kiburse n'en abuse pas, heureusement...

Crémeux citron-Meringue-Kalamansi - Baba-Ananas-Granité MojitoCrémeux citron-Meringue-Kalamansi - Baba-Ananas-Granité Mojito

Crémeux citron-Meringue-Kalamansi - Baba-Ananas-Granité Mojito

Un crémeux à ne pas mettre entre tous les palais, vu l'acidité très élevée. Perso j'adore, mais méfiance si vous sortez d'un détartrage !!

Le baba-Mojito est un concept qui tient plutôt la route, malgré un taux de sucre trop élevé pour ma pomme.

Service dynamique, à la banane permanente... c'est qu'elle finirait par m'énerver à sourire tout le temps celle-là, non mais oh !! Ils sont où nos serveurs tristes qui tirent des tronches à faire pleurer des clowns ?!!

Blague à part, ça fait plutôt vraiment du bien de voir un service aussi "éclairé".

Une carte des vins gentille (alimentée par Au Nom du Vin à St-Avé), qui ne fera pas courir nus dans les rues les alcooliques accrocs à la chose, mais aux tarifs humains.

Côté assiette, aucun doute sur la vigilance et le soin apportés aux produits intelligemment mis en oeuvre par David Kiburse et son équipe.

Au global, une jolie cuisine généreuse, plus proche de la définition (éculée) d'une certaine "bistronomie" que celle revendiquée de bistrot...

Un solide rapport qualité/prix*, que l'on peut mettre en perspective sur la formule déjeuner, qui met la séquence entrée-plat-dessert à 19 € !!

Une Annexe qui peut rivaliser sans risques avec quelques jolis voiliers du coin...

A ce tarif, c'est sûrement un des meilleurs plans actuels de la ville

* Sauf sur le café, au tarif un poil trop corsé à mon goût (4€) !!
L'Annexe

18 rue Emile Burgault
56000 Vannes

Tél : 02 97 42 58 85
Fermé dimanche et lundi




 

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Les Escapalmes d'Or® 2014

27 Décembre 2014, 08:21am

Publié par Docadn

Bonjour,

Une 5ème édition "chamboulée" par un calendrier aussi serré qu'une tenue SM d'une partie fine lilloise.

Les Escapalmes d'Or ayant pour habitude (de vieux) de sortir après les Vindics d'Or, que cette grosse feignasse d'Antonin n'a pas voulu se fader cette année, annulés cette année pour d'obscures raisons éditoriales, votre serviteur a longuement hésité avant de vous livrer ce 5ème palmarès (tout en participant aux prolongations du Calendrier de l'Avin d'Eva).

Et vu que votre gribouilleur n'a pondu que 33 fois cette année, il s'est dit que 34 c'est mieux que le nombre de bougies soufflées par le crucifié le plus célèbre du monde.

La nappe n'a pas changé... une photo que je vous promets en mode sépia l'an prochain si ce blog existe encore...

La nappe n'a pas changé... une photo que je vous promets en mode sépia l'an prochain si ce blog existe encore...

Aussi, sans attendre, voici pour toi lecteur-lectrice qui transpire des mains et d'ailleurs, le verdict le plus attendu de la gloumiamblogosphère qui ne compte pas !!

"L'Escapalme d'Or 2014 de la meilleure dégustation rennaise de pinards de Jura-Savoie en pleine épidémie de gastro qui commence par du Selosse, tout en dévorant la cuisine de Maïté Ligeron" est attribuée conjointement à "Nanard La Rocaille" et "Martin, dit genou de cristal" pour leurs implications permanentes à organiser et faire vivre un cercle ligéro-mayenno-breton de dégustations pour amateurs jamais repus.

Bravo et merci de vous démener ainsi pour réunir des amateurs trop fainéants pour en faire de même !!

Des bouteilles alignées sur une table, dont une couchée...

Des bouteilles alignées sur une table, dont une couchée...

"L'Escapalme d'Or 2014 du meilleur déjeuner dans une ancienne poste du fief de Rachida Dati pour lequel je vais faire trempette dans la Seine s'il ne chope pas un macaron au Gros Rouge en 2015, où la carte des vins peut donner une demi-molle à tous les Jull buveurs d'étiquettes de pinot-chardo" est attribuée au "Restaurant Les Climats" à Paris.

Une assiette blanche avec du poisson orange, des bouts de légumes et du caca de Shrek très bon

Une assiette blanche avec du poisson orange, des bouts de légumes et du caca de Shrek très bon

"L'Escapalme d'Or 2014 du vin que je n'achèterai jamais, mais qui m'espande à chaque fois que je le goûte, que c'est même fait avec du gamay teinturier, que je te défie de placer ce dernier dans un débat sur la bonne gestion des secours et de la logistique dans la lutte contre le virus Ebola" est attribuée à Strawberry Fields 12 de La Ferme du Mont Benault.

Une photo floue d'une étiquette typique d'un vin moyennement traditionnel

Une photo floue d'une étiquette typique d'un vin moyennement traditionnel

"L'Escapalme d'Or 2014 du pif que tu ouvres n'importe quand, qui n'est jamais, mais jamais, en-dessous de "super bon, j'adore, mets-moi en 10 bouteilles, merde il t'en reste que 3, tant pis je prends tout, mais comment je vais faire après, ok, je vais passer au domaine quand je serai dans le coin, mais je suis poli, donc je prends rendez-vous, mais pourquoi il ne me répond pas, tant pis, je passe pas chez les gens sans prévenir, bon t'es sûr il t'en reste pas une en réserve..." est attribuée à Le Claux 2010 - AOP Côtes-du-Rhône - La Roche Buissière

Une autre photo floue, mais avec une étiquette moins rigolote...

Une autre photo floue, mais avec une étiquette moins rigolote...

"L'Escapalme d'Or 2014 du resto nordique avec ses tables en bois, ses barbus anorexiques, ses plats tous fumés au chêne du Tronçais, ses intitulés télégraphiques, ses légumes qui ne poussent que sur La Terre du Milieu, qui te fait enfin comprendre d'où vient ce putain de cahier des charges à la con d'éligibilité au Fooding qui t'emmerde autant, même si on y parle le danois" est attribuée au Restaurant Radio à Copenhague.

On dirait du russe, alors que c'est juste écrit à l'envers...

On dirait du russe, alors que c'est juste écrit à l'envers...

"L'Escapalme d'Or 2014 du resto parigot auquel tu crois moyennement vu le buzz anormalement élevé dû soit à un(e) AP efficace, soit à une cuisine qui tient la route, dans lequel tu vas après la bataille sans réserver, dont la déco n'est pas faite de meubles Emmaüs chinés amoureusement montés à l'arrache pour faire comme au Verre Volé, au service qui ne dure pas des plombes, sans pinards qui sentent l'entrejambe de rugbyman après un match" est attribuée à Playtime à Paris.

Tables pas encore occupées

Tables pas encore occupées

"L'Escapalme d'Or 2014 du meilleur vin blanc du sud que tu ne peux pas dénigrer comme tous les autres, même si tu es un Amateur et que tu sais que les blancs du sud c'est de la crotte de coccinelle myopathe, que c'est pour les blaireaux, mais là, tu bois et tu fermes ta gueule... même entre les gorgées" est attribuée à Imalaya 2010 - Domaine Le Roc des Anges - Côtes du Roussillon

Une étiquette d'un vin blanc du sud

Une étiquette d'un vin blanc du sud

"L'Escapalme d'Or 2014 du resto qui aurait pu être super bien si le gars il avait pas voulu faire 3 plats en un, alors qu'un plat dans une assiette c'est bien aussi, comme son poulpe en solo par exemple, que c'est super dommage, qu'il gagnerait aussi à bouffer 2-3 clowns et un bras valide de Jamel Debbouze tous les matins sourire un peu en passant" est attribuée à Youpi et Voilà à Paris.

Où est Charlie ?!

Où est Charlie ?!

"L'Escapalme d'Or 2014 pas attribuée à un resto parigot, vu que j'y étais toute l'année, que du coup les restos ailleurs ne m'ont pas beaucoup vu, mais qu'on peut quand même 29 mois après découvrir le meilleur bistrot d'un étoilé à la sortie de l'Echonova" est attribuée à Le Bistr'Aurélia à Vannes.

Poisson mort et pas flou

Poisson mort et pas flou

"L'Escapalme d'Or 2014 du resto où tu n'amèneras JAMAIS une fille pour tenter de la séduire, sous peine de la voir t'ignorer tout le repas à cause de l'énervante supériorité physico-culinaire du chef" est attribuée à Rossi & Co à Paris.

Cuisinier flou... et énervant !!

Cuisinier flou... et énervant !!

"L'Escapalme d'Or 2014 des meilleurs poissons, de la meilleure St-Jacques, des meilleurs tout ce qui sort de la mer préparés par un japonais qui bosse en solo dans un T2 de Hobbit, avec toi dedans, pour te servir des baffes maritimes hallucinantes, que même si tu es une sirène ou un crustacé en phase terminale tu rêverais de finir tes jours sur sa plancha" est attribuée à Akihiro Horikoshi pour "La table d'Aki" à Paris.

Carte des vins floue sur table mal éclairée...

Carte des vins floue sur table mal éclairée...

"L'Escapalme d'Or 2014 du meilleur accueil vigneron de Rablay-sur-Layon, que je ne peux filer à Mélaric vu qu'ils n'y habitent pas, qui parle, fait et boit du vin comme un Pierre Rabhi local, que si tu dis rien, tu peux passer 3 jours dans le chai à dégoupiller des trucs insensés en digressant sur la meilleure façon d'assaisonner un pâté de ragondin stérilisé selon les principes de la cosmoculture, tout en fredonnant une impro de jazz manouche namibien sur une rythmique de fermentation malolactique " est attribuée à Richard Leroy vigneron-vinosophe.

Vigneron flou en plein travail...

Vigneron flou en plein travail...

"L'Escapalme d'Or du caviste qui était toujours fermé quand je voulais y aller, qui s'est rendu compte sur le tard que sa sonnette était hors-service, car le mec tient aussi le resto d'à côté, qui vend et aime le romorantin un peu âgé qui donc à ce titre ne peut être ignoré par la Loire" est attribuée à Eddy Derré de La Cave à vin du Yachman à Lorient.

2 cavistes qui tiennent des bouteilles (source www.leyachtmanlorient.fr)

2 cavistes qui tiennent des bouteilles (source www.leyachtmanlorient.fr)

"L'Escapalme 2014 des meilleures plaques de choco produites par un belge élevé au rang de Stromae du cacao, d'Amélie Nothomb des nouveautés, de Stéphane De Groodt du bean to bar, du Plastic Bertrand du succès (ça plane pour lui tout, ça), mais hélas d'André Lamy de la ganache" est attribuée à Pierre Marcolini.

Tablettes de chocolat belge

Tablettes de chocolat belge

"L'Escapalme d'Or 2014 de la supercherie culinaire qui prend les hipsters et les autres pour des anorexiques patentés en servant des bouchées pseudos ibériques de 24 calories sans même prendre l'accent de Julio Iglesias, alors qu'à ce tarif je veux du Ricky Martin le fion sur la plancha avec des poulpes qui dansent autour" est attribuée à "Le Bat à Paris"

Mobilier anorexique

Mobilier anorexique

"L'Escapalme 2014 de médiathèque qui fait croire qu'on lit autre chose que les faits divers de Grouest-France ou du Télégros de Brest" est attribuée à "Le Diable tout le temps" de Donald Ray Pollock, stupéfiant et haletant roman d'une Amérique perdue dans ses moeurs dégénérées, le tout dépeint avec une écriture à vif !!

Un vrai petit chef-d'oeuvre pour le petit lecteur très irrégulier que je suis...

Un livre qu'il est bien !!

Un livre qu'il est bien !!

Ultime Escapalme d'Or 2014 de ce 5ème palmarès :

"L'Escapalme d'Or 2014 du disque (qui fête ses 3 ans) a la profondeur d'une poitrine de Marina Foïs, mais qui te met une patate matinale unique, que ça sert aussi à ça la zique, pas seulement à spleener des heures durant sur le sens de la vie et de pourquoi plus personne ne fait de crème brûlée maison au resto" est attribuée à The Wombats - Proudly Present, pour son album "This Modern Glitch".

Ainsi s'achève cette 5ème saison des Escapalmes. Les récipiendaires pourront retirer leurs trophées dans l'au-delà en présentant un flash code qu'ils recevront contre un chèque de 432 € à mon ordre.

A l'an prochain, si Paco Rabanne le veut bien...

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Calendrier de l’Avin : Jour 26

26 Décembre 2014, 05:10am

Publié par Docadn

Bonjour,

5ème saison du désormais traditionnel Calendrier de l'Avin, coaché par Eva-Oenos, désormais angevine à temps plein.

Calendrier de l’Avin : Jour 26

Cette année, mes dispersions internautiques m'ont valu un tardif ticket pour cause de non-réponse à l'appel d'offres lancé.

Peu importe, Noël est passé, mais la soif toujours pas !!

Pour cette 26 ème cartouche, partons pour Varrains dans le Maine-et-Loire qui, soit dit en passant, est quand même desservi par la ligne 2 d'Agglobus.

Nous sommes dans le Saumurois, où sévit depuis 2006 un certain Richard Desouche.

A la tête du P'tit Domaine, il "jardine" ses 2,5 ha (conduit en "mode bio"), sur Dampierre et Varrains.

Il exploite 2 terroirs connus sous les sobriquets de "Les Bonnevaux" et "Entre Deux Voyes" (tous deux en Saumur-Champigny).

Calendrier de l’Avin : Jour 26

Notre 26 ème chaussette est consacrée à sa cuvée "générique" sur le millésime 2010.

Autant dire que cette dernière a totalement planté mon détecteur de poivron !!

Un joli jus de cab' franc gourmand, sans aspérités, à la fraîcheur très agréable, sans boisé marqué, juste un poil court.

Les godets s'enchaînent sans peine. C'est juste mûr, à l'acidité impeccable, au fruité net, à la finale joliment crayeuse.

Votre serviteur, peu porté sur le "vil cabernet franc", valide sans réserve cette cuvée !!

Ne reste plus qu'à goûter le reste de la production (un autre cab' franc et un ch'nin), somme toute liliputienne au regard de la surface exploitée !!

C'était la 26ème chaussette du Calendrier de l'Avin 2014, à vous Angers !!

Le P'tit Domaine

Richard Desouche

75, Grand'Rue

49400 Varrains

Tél : 02 41 51 10 87

richard.desouche@wanadoo.fr

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